Un cinquième succès pour Gordon à Indy ?

Actuel deuxième du classement général avec dix top-5 et onze top-10 et à seulement 103 points du leader Kevin Harvick, Jeff Gordon n’a toujours pas connu les joies de la Victory Lane cette année, pire encore cela fait maintenant quarante-sept courses, soit depuis la première épreuve disputée au Texas l’année dernière que Jeff Gordon n’a plus gagné. Passé souvent très près de la victoire, Gordon n’arrive plus à concrétiser dans les derniers tours, mais ses bons résultats expliquent sa deuxième place au classement.

Ce week-end la NASCAR Sprint Cup Series se rend sur l’Indianapolis Motor Speedway pour les Brickyard 400. Ovale qui réussit on ne peut mieux à Jeff Gordon qui y compte quatre succès en 1994, 1998, 2001 et 2004. Cependant, depuis son dernier succès sur cette piste, Gordon n’est plus aussi dominateur que par le passé. Ce week-end il tentera de remédier à ce problème en décrochant une cinquième victoire ce qui lui permettrait de se lancer dans la course pour le titre.

Vainqueur de l’épreuve inaugurale en 1994 après avoir mené 93 des 160 tours, Jeff Gordon allait s’illustrer les deux années suivantes avec la pole position. Sixième à l’arrivée en 1995, il allait enregistrer son unique abandon à Indianapolis l’année suivante suite à un accident survenu au quart de l’épreuve. Il se classera trente-septième de cette édition 1996.

Bien que 1997 soit la saison la plus aboutie de sa carrière, il ne pouvait faire mieux que troisième derrière les intouchables Ford de Ricky Rudd et Pontiac de Bobby Labonte. Il renouera avec la victoire en 1998 après s’être de nouveau qualifié troisième. Cette année là il mènera 97 boucles.

En 1999 il se qualifiera en pole, sa troisième et dernière à Indy, mais ne fera pas mieux que troisième. En 2000, il ne mènera aucun tour pour la première fois et ne sera classé que trente-troisième à un tour du vainqueur Bobby Labonte. C’est la seule fois qu’il a terminé cette course au-delà du tour.

Alors triple champion de la NASCAR Sprint Cup Series en 2001, Gordon s’élançait vingt-septième sur la grille pour aller décrocher son troisième succès. C’est à ce jour encore le pilote qui s’est qualifié le plus loin avant de remporter les Brickyard 400.

Sixième en 2002, il ne mena aucun tour pour la seconde fois de sa carrière. Il ne mènera que trois boucles l’année suivante et ponctuera sa course avec une quatrième place à l’arrivée son huitième top-10 en dix participations.

Jeff Gordon fêtait de la meilleure des façons qu’il soit les dix ans de la première venue de la Cup à Indy, c’est-à-dire par une victoire, qui plus est avec la manière en menant pas moins de 124 tours sur les 160 et ce après avoir signé le onzième temps des qualifications.

Mais depuis cette victoire plus rien ou presque. Sept tours menés lors du fiasco de 2008 quatre top-10 dont deux top-5 et une seizième place en 2006 pour plus mauvais résultat, mais une chose est sûre, à l’instar de ce qu’il nous montre depuis le début de la saison 2008, Jeff Gordon n’y arrive plus vraiment à Indianapolis. Cependant ses statistiques restent excellentes sur l’ovale de l’Indiana puisqu’en seize courses il compte quatre victoires, neuf top-5, treize top-10, trois poles et un seul abandon.

Sa place moyenne à l’arrivée est de 8,6 ce qui le place deuxième de cette statistique derrière Tony Stewart et ses 8,5. Il a mené un total de 440 tours soit plus que n’importe quel autre pilote.

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