Brian Barnhardt dans la tourmente

Le restart intervient à trois tours du but avec Helio Castroneves en tête devant son coéquipier Will Power. Tandis que le Brésilien cherche sa deuxième victoire de la saison et ainsi quelques espoirs d’être “titrable” en fin de saison, Will Power veut quant à lui assoir un peu plus son autorité sur le championnat.

Alors lorsque les deux hommes approchent du premier virage, il va sans dire qu’une manoeuvre de dépassement sera tentée par Power. Mais Castroneves connu pour sa défense extrême, ne l’a pas entendu de cette oreille. Fort logiquement, Castroneves a choisi de freiner à l’intérieur pour forcer Power à doubler par l’extérieur. Et naturellement, la monoplace numéro #3 a élargi gentiment sa trajectoire en sortie de courbe pour empêcher l’Australien de passer.

Quoi de plus normal à trois tours du but qui plus est sur une piste si large ? Des manoeuvres comme celles de Castroneves, nous en avons tous vu et revu en IndyCar. Ce sport qui fait la part belle au pilotage et aux explications sur la piste, n’a pas le droit de nous priver d’un tel spectacle. Or cette année, le Président de la Compétition, Brian Barnhardt a semble t-il décidé de distribuer plus que de raison des pénalités pour des actions anodines.

Souvenez-vous le festival de pénalités lors des 500 Miles d’Indianapolis, l’interdiction de rouler à trois de front lors du départ à Indy, ou encore les avertissements lors des essais libres au Texas incitant les pilotes à rouler moins près les uns des autres… Tout ceci ne vient que d’un homme, Barnhardt. Mais par tel un comportement, que souhaite-t-il ? N’oublions pas que Barnhardt est le dernier dirigeant de l’ère Tony George. Une ère balayée depuis deux ans maintenant qui a mis du temps à être effacée. Mais depuis l’arrivée aux commandes de Randy Bernard, l’ex “Cowboy” des compétitions de rodéo s’est efforcé de remettre l’IndyCar sur les bons rails et de cicatriser cette trop longue et douloureuse blessure que George avait provoquée sur la monoplace américaine.

Evidemment cela ne doit pas beaucoup plaire à celui qui a toujours soutenu son ex-patron. Et voilà comment on arrive à des tels actes. Barnhardt n’a plus que cette solution (et de se montrer avec chaque pilote avant leur tours de qualifications à Indy) pour se faire remarquer et exister dans le paddock de l’IndyCar. Paddock qui réclame sa tête depuis bien des mois maintenant et qui vraisemblablement devrait enfin obtenir gain de cause à la fin de l’année au vu des évènements.

Parallèlement à cela, nous avons un pilote dont la sympathie, l’implication et la passion le placent parmi les figures les plus attachantes et marquantes de la discipline. Helio Castroneves s’est toujours montré fair-play. Même en cas d’incident avec un adversaire, ses mots n’ont jamais dépassé ses pensées. Alors le voir sortir de ses gonds au point d’attraper un officiel par le col et d’en pousser un autre signifie bien quelque chose. Plus que la déception et le sentiment d’avoir une nouvelle fois tiré un trait sur le titre, Castroneves a tout simplement exprimé une injustice énorme.

Bien que je ne sois pas d’accord avec la décision des officiels, il n’y a aucune excuse pour ma réaction après le drapeau à damier. Je m’excuse auprès de mon équipe, de mes sponsors, des fans et de la communauté de l’IndyCar. Mes actes étaient complètements démesurés et j’ai mal agi envers certaines personnes qui sont mes amies et que je respecte beaucoup. Evidemment je suis quelqu’un de très émotionnel, et aujourd’hui j’ai laissé mes émotions prendre le dessus et j’en suis désolé.

Le pilote Penske prouve qu’il a du savoir-vivre en présentant ses excuses vis-à-vis de son comportement, chose que Barnhardt devra peut-être apprendre s’il veut éviter de discréditer l’IndyCar alors en pleine renaissance. Mais en a t-il vraiment l’envie…

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