Encore une occasion de ratée pour Montoya

Juan-Pablo Montoya a encore été proche de la victoire le week-end dernier à Indianapolis lors des Brickyard 400, mais une fois de plus la fin de course en a décidé autrement. Alors qu’il avait la voiture dominatrice tout au long de l’épreuve, Montoya s’est crashé au 145ème tour. Pour la seconde année consécutive, l’ancien vainqueur de l’Indy 500 a donc laissé la victoire lui échapper à Indianapolis.

Toutefois, si sa défaite de 2009 peut entièrement lui être attribuée, ce n’est pas vraiment le cas cette année.

Lors du dernier pit stop, Brian Pattie, le crew chief de la voiture n°42, a décidé de faire changer les quatre pneus sur la voiture. Résultat : alors qu’il était entré dans les stands en tête, Montoya repartait seulement septième. Néanmoins, avec 19 tours restants à couvrir, ce n’était pas mission impossible pour le pilote Earnhardt-Ganassi.

Seulement voilà, sur certains circuits, la position sur la piste est très importante et Indianapolis fait partie de ceux-ci depuis quelques années maintenant. Il est en effet très difficile de gagner des places sur ce tracé mythique et Pattie aurait dû le savoir. Surtout que son poulain occupait la première position dans la ligne des stands, il pouvait donc voir les stratégies des autres mais n’en a visiblement pas tenu compte.

Toujours est-il que lors du restart Montoya était sous pression pour gagner des places tout de suite, mais sa course s’est terminée dans le mur quatre boucles plus tard alors que le Colombien s’était déjà fait dépasser par Greg Biffle et Kyle Busch.

Alors certes si Montoya était reparti en tête avec deux pneus frais, il n’est pas forcément dit qu’il aurait remporté les Brickyard 400 mais les chances auraient tout de même été bien plus élevées. De même s’il avait réussi son restart il aurait peut-être eu le temps de remonter puisqu’il avait la meilleure voiture. Mais on ne refait pas l’histoire.

Après son crash, l’ancien pilote de F1 s’est excusé auprès de son équipe tout comme Brian Pattie s’est excusé auprès de son pilote, les deux parties assumant leurs fautes respectives. L’entente restera donc cordiale et il faut au moins cela pour que Montoya reparte à la chasse aux victoires comme c’est le cas depuis trois ans maintenant…

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