2010, une année très disputée

Il y a des signes qui ne trompent pas. Jamais le niveau de la NASCAR Sprint Cup n’a été aussi élevé ces derniers temps qu’en cette année 2010 et désormais, peu d’écuries peuvent se vanter de dominer autant la concurrence que pendant les périodes Roush ou Hendrick de ces dix dernières années.

Comparons les cinq dernières années, de 2006 à 2010. Durant ce laps de temps, le barème de points de la NASCAR n’a quasiment pas évolué, le seul changement est intervenu en 2007, le vainqueur d’une course recevant cinq points de plus qu’en 2006. Un aspect négligeable dans cette comparaison.

A l’aube de la vingt-cinquième course du championnat, Martin Truex Jr. est vingtième du classement général avec 2660 points, un record depuis 2006. Et l’écart n’est pas mince puisqu’en comparaison, Casey Mears ne comptait que 2478 points l’année dernière pour le second total le plus élevé de ces cinq dernières années, soit un écart de 182 points. Quant on sait qu’un pilote peut reprendre au maximum 161 points sur une course par rapport à un autre adversaire, cet écart parait encore plus conséquent.

En revanche, et il est également très important de le souligner, la présence des ‘starts and parks’ ne semble pas étrangère au total de points d’autres pilotes. En d’autres termes, un pilote qui était victime d’un accident à la mi-course terminait dernier de l’épreuve en 2006 alors qu’aujourd’hui il terminera 35ème. Cela représente quasiment 25 points. Si un pilote connait cinq courses ‘sans’ en 24 épreuves, et cela est souvent le cas pour un pilote entre le top-15 et le top-20, cela représente un écart de 125 points. L’une des clés est donc ici.

Une chose n’a pas changée cependant, ce sont les écuries de haut de tableau. Si l’on regarde les pilotes les mieux classés de chaque écurie au classement général, on s’aperçoit que l’on trouve toujours le même top-4 : Hendrick, Roush, Gibbs et Childress sauf en 2009 où Stewart a remplacé la RCR.

Que faut-il en conclure ? Simplement une chose. Les très grosses structures sont toujours au top, ça n’a pas changé. En revanche les écuries ‘de seconde zone’ sont plus performantes qu’auparavant (Earnhardt-Ganassi, Michael Waltrip Racing, Stewart-Haas). Après on trouve quelques pilotes très performants comme Kurt Busch, Kasey Kahne où encore Brian Vickers qui s’en sortent beaucoup mieux que leurs coéquipiers.

Une comparaison simple consiste à regarder les victoires des quatre grosses structures fasse aux petits. En 2007 et 2008, après 24 courses, le club des quatre avait remporté 20 épreuves. En 2009, ce nombre est redescendu à 16 et on en compte 17 cette année. C’est sur ce constat que l’on peut se baser pour dire que la domination des grosses écuries n’est plus ce qu’elle était.

Là aussi, il y a une explication. Depuis deux ou trois ans, le nombre de partenariats techniques à fortement augmenté. Earnhardt-Ganassi avec Richard Childress, Stewart-Haas avec Hendrick. Un élément un peu différent est le passage de Gibbs chez Toyota. S’il n’y a aucun partenariat entre Gibbs et Waltrip, l’apport de l’écurie de Busch, Hamlin et Logano n’est pas négligeable pour Toyota et cela se répercute dans les autres écuries motorisées par le constructeur japonais (Michael Waltrip Racing et Red Bull).

Ces partenariats ont permis aux écuries de milieu de tableau de bénéficier d’un plus haut niveau de technologie, impliquant de meilleurs performances, et donc de meilleures chances de victoire, ce qui signifie également que les écuries du haut de tableau ont plus de concurrence. Les courses sont donc plus disputées et les vainqueurs potentiels encore plus nombreux, voilà tout ce qui fait le charme de la NASCAR version 2010.

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