IndyCar 2010 : retour sur les dates clés (2/2)

Suite et fin de notre rétrospective sur l’édition 2010 du championnat IndyCar. Une fin de championnat marquée par des controverses et de beaux espoirs concernant le futur de la série.

Juin 2010 :

Juillet 2010 :

  • Pour la troisième année consécutive, l’arrivée de l’été et le retour aux circuits routiers est marqué par le traditionnel épisode “Milka Duno fait des siennes”. Cette fois la victime n’est pas Danica Patrick mais son coéquipier Ryan Hunter-Reay qui ne s’est pas privé de lui dire sa façon de penser sous l’œil des caméras.
  • A Watkins Glen, Power reprend ses bonnes habitudes et décroche sa troisième victoire de la saison, accentuant par la même occasion son avance sur Dario Franchitti au championnat.
  • A mi-saison, il est temps de faire un point sur le niveau de nos rookies. Sont-ils à leur place ou alors le niveau a-t-il baissé ces derniers temps ? Eléments de réponse pour l’IndyCar ici.
  • Le 14 juillet 2010 (outre la fête nationale française) est devenue une date symbolique aux Etats-Unis pour la monoplace américaine. C’est en effet ce jour que le comité ICONIC a dévoilé la monoplace qui écumera les pistes à partir de 2012.
  • A Toronto dans une course dont on retiendra le nombre important d’incidents, Will Power fait étale de tout son talent pour s’imposer magistralement devant le vainqueur 2009, Dario Franchitti. A ce moment, il devient évident que le titre se jouera entre ces deux hommes et l’on se demande quand Power montrera des signes de faiblesses.
  • Une semaine plus tard, sur l’aéroport d’Edmonton, Helio Castroneves croit s’imposer mais devra finalement abandonner sa victoire sur tapis vert à Scott Dixon. En cause, une règle établie par Brian Barnhardt dont personne n’a saisi l’utilité. L’homme au poste (depuis trop longtemps ?) de Directeur de la Compétition s’enfonce un peu plus dans la tourmente et donne du grain à moudre à tous ces détracteurs.
  • © IndyCar Series / Ron McQueeney

Août 2010 :

  • Sur le routier de Mid-Ohio, Dario Franchitti barre la route à Will Power pourtant Poleman. Au championnat, l’Ecossais revient à 41 unités de son rival.
  • Bonne nouvelle, Honda annonce qu’il sera de la partie en 2012 et l’introduction du nouveau bloc moteur. Les Japonais proposeront un moteur V6 bi-turbos.
  • A l’instar de ce qui se pratique en F1, les pilotes forment leur association afin de défendre leurs intérêts devant les organisateurs du championnat.
  • Tony Cotman, homme bien connu et apprécié dans le monde de la monoplace est intronisé responsable du projet concernant la future monoplace. Parmi ses tâches, définir les règles qui permettront aux motoristes et constructeurs de kits aéro de s’affronter équitablement.
  • Le calendrier 2011 continue de prendre forme et nous dévoile une surprise. Il y aura deux courses jumelles au Texas !
  • Un an après son terrible accident qui l’a tenu hors des circuits à la fin de saison 2009, le leader du championnat s’impose sur l’Infineon Raceway pour la dernière course routière de l’année. Avec 59 points d’avance, le titre semble tout droit se dessiner pour Power.
  • Le Chicagoland Speedway amorce la dernière ligne droite du championnat qui est composée de quatre ovales. Le premier d’entre eux a souri à Franchitti qui s’impose au moment opportun tandis que Power et Penske sombrent après une erreur stratégique tout aussi monumentale qu’inhabituelle. Plus que 23 points d’écarts entre l’Australien et l’Ecossais.

Septembre 2010 :

  • Après l’erreur grotesque commise à Chicago, Penske s’est rattrapée en offrant la victoire à Helio Castroneves sur l’ovale du Kentucky. Franchitti auteur d’un top-5 récupère six petits points sur Power. A deux épreuves de la fin, la tension est palpable dans le clan Power.
  • Comme nous l’attendions, le calendrier 2011 affiche un nouveau visage. Exit les circuits ISC trop proches de la NASCAR et bienvenue aux pistes SMI détenues par Bruton Smith dont le but est de relancer l’IndyCar.
  • Sept mois seulement après sa prise de position, Randy Bernard semble faire partie des meubles tant son impact est fort. Le 13 septembre, Bernard accompagné de représentants du championnat se rendent dans le fleuron de la F1 lors du Grand Prix d’Italie à Monza afin de rencontrer les motoristes. Réunion satisfaisante puisque les nombreux participants ont tous été intéressés par la nouvelle règlementation.
  • Retour à la course avec la deuxième victoire consécutive d’Helio Castroneves lors de la course de Motegi. Les deux prétendants se suivent en deuxième et troisième position, Franchitti devançant Power. A l’aube de la dernière manche de la saison, seuls 12 points séparent les deux hommes. Pas le droit à l’erreur pour le pilote Penske.
  • Après une première saison de (re)découverte, Lotus annonce la prolongation de sa participation en IndyCar pour 2011 et 2012. Le constructeur planche même sur le développement de son propre kit aéro.
  • © IndyCar Series / Chris Jones

Octobre 2010 :

  • La dernière manche de l’année à Miami est une nouvelle fois décisive dans l’attribution du titre. Leader tout au long de la saison, Will Power s’est incliné devant un Dario Franchitti maître de son sujet. L’Ecossais devient triple champion IndyCar et rentrent définitivement dans le cercle fermé des pilotes de légende.
  • La page sur cette année 2010 se ferme par deux mauvaises nouvelles : la perte des sponsors de Tony Kanaan et Ryan Hunter-Reay qui risquent de se retrouver à pied en 2011.

Comme nous l’avons vu, 2010 restera comme une saison historique dans l’histoire de l’IndyCar. Ce terme est utilisé très, voire trop souvent. Pourtant cette fois il convient parfaitement. Et déjà les regards se tournent vers 2011 qui avant même d’avoir commencé, sera elle aussi une année à part puisqu’elle marquera la dernière année d’utilisation des actuelles monoplaces.

Après 2010, 2011 et 2012 s’annoncent elles aussi comme des années uniques. Alors ne boudons pas notre plaisir et savourons notre chance d’être passionnés par ce championnat qui sait nous offrir des moments que nul autre compétition ne peut nous procurer. A coup sûr, l’IndyCar reprend doucement mais sûrement ses lettres de noblesse.

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