Jacques Villeneuve intronisé au HoF

Que dire sur la carrière de Jacques Villeneuve qui n’ait pas déjà été dit ? Après des débuts sous les yeux inquiets de sa mère Joann dans des petites monoplaces propulsées par des moteurs Alfa-Romeo Villeneuve s’oriente en 1989 vers la F3 italienne. Il rencontrera son ancien moniteur de ski de Villars-sur-Ollon, en Suisse, un certain Craig Pollock qui deviendra son manager.

Après trois saisons délicates où son meilleur classement au championnat est une sixième place, il s’exile l’année suivante au Japon toujours en F3. Plus à même de se battre sur le devant de la scène, cette année verra la Québécois briller, remportant notamment trois victoires et finissant deuxième du championnat. A cela, Villeneuve réalisera une performance remarquée à Macao où il prit la troisième position, lors du légendaire meeting hors-championnats, rassemblant les meilleurs pilotes des différents championnats nationaux de Formule 3.

L’ensemble de ses performances amènera Pollock à l’inviter à disputer une manche de Formule Atlantic sur le très difficile circuit urbain de Trois-Rivières. Au volant de la monoplace du Team Green, le fils de Gilles prend la troisième place et étonne tous les observateurs. Pas de doute, un talent vient de se révéler sous les yeux du public canadien qui a retrouvé un “Villeneuve” performant près à reprendre le flambeau familial. Tant et si bien que dès la saison suivante, le Team Green l’enrôle pour la saison complète. Choix judicieux, puisque pour sa première année dans ce championnat, le rookie remporte pas moins de sept Poles Position et cinq victoires, terminant ainsi troisième du championnat. Dans son parcours, un élément saute aux yeux : Villeneuve est bien le fils de son père. Son talent s’illustre d’autant plus que les monoplaces qu’il pilote sont puissantes. La voie est toute tracée pour le prochaine étape : l’IndyCar.

Après son solide parcours en Formule Atlantic, son écurie n’hésita pas une seconde à lui confier la monoplace bleu et blanche. En 1994 nous retrouvons donc Jacques Villeneuve en IndyCar âgé de 23 ans. Dans un peloton mélangeant pilotes de légendes, expérimentés et jeunes aux dents longues et à bord de monoplaces développant 800 chevaux, deux fois et demi la puissance des Atlantic, Villeneuve découvre un environnement extrêmement compétitif. Sa première saison sera ponctuée de hauts et de bas mais avec une deuxième place pour ses premiers 500 Miles d’Indianapolis et une première victoire en carrière sur le superbe et difficile circuit d’Elkhart Lake (neuf ans après son oncle Jacques), Villeneuve prouve qu’il mérite sa place dans ce championnat. Au final, le Canadien prend la sixième place du championnat et remporte le titre de “Meilleur débutant de l’année”.

En 1995, la monoplace du Team Green arbore le célèbre numéro #27, si cher aux Canadien (Gilles Villeneuve portait ce numéro au sein de la Scuderia Ferrari en Formule Un et a ravi ses supporters grâce à de superbes manœuvres pleines de maîtrise et de courage). Villeneuve entre dans le cercle des pilotes “titrables” aux-côtés des pointures que sont les Al Unser Jr., Emerson Fittipaldi, Paul Tracy et Michael Andretti…Pas impressionné le moins du monde et assumant totalement son nouveau statut, Villeneuve s’en va conquérir le titre de champion IndyCar non sans avoir remporté la plus belle course de la saison, les 500 Miles d’Indianapolis au prix d’une remontée incroyable après avoir accusé deux tours de retard !

Suite à cette ascension fulgurante, Bernie Ecclestone, très enclin à chiper le nouveau prodige et à faire revenir le nom “Villeneuve” en Formule Un s’empressa de conseiller à Frank Williams d’organiser un test à Silverstone au jeune Québécois. Ce fut chose faîte et à de nombreuses reprises durant l’année 1995, Villeneuve traversa l’Atlantique pour venir engranger de précieux kilomètres au volant de la Williams. Le reste fait désormais partie de l’histoire… En F1 comme en IndyCar, Villeneuve n’aura mis qu’une année pour apprendre et l’autre pour devenir champion.

Jacques Villeneuve sera donc honoré ce mercredi 10 novembre au Hall of Fame canadien pour l’ensemble de sa belle carrière. Il rejoindra son père, intronisé en août 1993 lors de la première promotion.

Voici sa réaction : “C’est un grand honneur d’être intronisé au Hall of Fame canadien. Je suis extrêmement chanceux d’avoir représenté mon pays tout au long de ma carrière et d’avoir accompli autant de succès au niveau international. Le Hall a honoré de nombreux athlètes hors-du-commun, hommes et femmes, qui je suis sûr, continueront d’inspirer de jeunes Canadiens dans les générations à venir.

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