Une saison très compliquée pour Keselowski

Après une année 2009 pleine de promesses, Brad Keselowski a eu beaucoup plus de mal cette saison, mais il y a des explications. Petit retour en arrière : l’année dernière, le jeune pilote est engagé en Sprint par intermittence en Sprint Cup soit au volant de la n°25 de chez Hendrick soit dans la 09 de la Phoenix Racing, qui est une voiture fournie par la Hendrick. Il disposait donc du meilleur matériel possible.

Vainqueur de la course de Talladega, il y signait également un nouveau top-10 en fin de saison. A Loudon, il faisait de même en profitant des conditions météo (le jour de la première victoire en carrière de Logano) alors qu’à Darlington le jeune prodige de la Nationwide finissait septième sans l’aide de personne. Il prit ensuite tout le monde de court en choisissant de signer chez Penske pour piloter la n°12 en 2010.

Pour aider son pilote, le Capitaine choisissait de mettre Keselowski dans la voiture pour les trois dernières épreuves de la saison afin de préparer au mieux 2010, en remplacement de David Stremme. Les performances de la voiture n°12 sont cependant restées très médiocres malgré le changement de pilote et cette année est malheureusement restée dans la continuité malgré la demande de renfort de personnel faite par le pilote Dodge lors de l’inter-saison.

La faute à un manque évident de moyens puisque Verizon n’a pas le droit de poser ses logos sur la voiture. Il faut savoir que la différence de budget entre la n°2 et la n°12 était assez colossale en cette fin de décennie ce qui n’était pas le cas au début des années 2000 où les deux voitures étaient à peu près dans les mêmes eaux. Mais 2011 sera sûrement l’année Keselowski, qui passe dans la 2 avec Miller Lite et récupèrera une partie de son écurie de Nationwide avec qui il a été champion cette année. Il aura donc toutes les cartes en main pour nous éblouir et nous montrer son énorme talent.

Mais parlons de ses résultats cette année. Commençons avec la course d’Atlanta et son décollage très spectaculaire provoqué par Carl Edwards. Passons sur les faits ou sur les causes que chacun interprètera à sa manière. Ce qui est dommage c’est que Brad Keselowski était dans le top-5 à ce moment et réalisait une course extraordinaire. Il aurait été très intéressant de voir ce qu’il aurait pu faire face aux meilleurs pilotes de la discipline en fin de course, ce que nous ne saurons malheureusement jamais.

S’en est suivi une jolie série de cinq top-15 en sept épreuves avec notamment 26 tours menés à Bristol. Le reste de la saison a été beaucoup plus délicat et il faudra attendre la seconde épreuve de Martinsville pour qu’il signe enfin un top-10 (dixième place). Il fera de même à Talladega la semaine suivante.

En qualifications, ce n’est pas vraiment mieux (seulement quatre départs depuis le top-10 cette saison) malgré une première pole en carrière sur le Magic Mile. Ses cinq abandons sur accidents sont également témoins de la difficulté d’adaptation à sa voiture. En étant obligé de sur-conduire en permanence selon la méthode traditionnelle du ‘ça passe ou ça casse’, on prend forcément des risques.

Mais lorsque Keselowski est dans une bonne voiture, rien de tout ça. Il enchaîne les bonnes performances chaque week-end avec un niveau de compétitivité très élevé comme en Nationwide Series cette année. Une bonne voiture, c’est ce dont il disposera en 2011. Une fois de plus et au risque de se répéter, Brad arrive dans l’une des meilleures écuries du plateau avec une équipe qu’il connaît déjà. Il pourrait donc surprendre beaucoup d’observateurs lors de la saison à venir.

quis, tempus diam non efficitur. at suscipit sit Praesent risus.