La traversée du désert continue pour Dale Jr.

Après une saison 2009 calamiteuse, 2010 devait être l’année du renouveau pour Dale Earnhardt Jr.. Chase et trois victoires étaient les objectifs de la voiture n°88. Aucun objectif n’a été atteint et pire que ça encore Dale Jr. est toujours autant largué en NASCAR Sprint Cup. Décidément, il devient de plus en plus difficile de dire du bien de ce pilote et ce n’est pas le titre de pilote le plus populaire qui arrangera sa situation.

Petit retour en arrière. Fin 2007 les relations entre le double champion Nationwide, alors à la Dale Earnhardt Incorporated, et sa belle-mère, Teresa Earnhardt, sont on ne peut plus compliquées. Il faut dire que cette année là le chouchou de la NASCAR avait connu à peu près autant de casses moteurs que de top-5 (sept) ce qui n’est pas la meilleure chose pour décrocher un résultat (déjà à l’époque on ne parlait plus de victoires…). Il annonce alors qu’il part à la Hendrick Motorsports pour piloter la quatrième voiture de l’écurie en remplacement de Kyle Busch.

Tous le petit monde de la NASCAR est alors unanime sur un point : si les résultats ne sont pas là, on ne pourra plus critiquer le matériel. Finalement trois ans plus tard les critiques fusent concernant le crew chief, le matériel de l’écurie n°88, mais toujours pas sur le pilote. Pas question de toucher au fils du légendaire Dale Earnhardt, mais il faudra peut être ouvrir les yeux un jour.

Au début de l’aventure Hendrick le chouchou du public a profité des datas datant de l’année précédente pour réaliser un début de saison très correct et puis… Depuis deux ans et demi, soit 90 courses, on a assisté à aucune victoire, huit top-5 et dix-sept top-10. Cette année, nous avons eu le droit à trois top-5 soit le nombre de victoires espérées, huit top-10, une place moyenne à l’arrivée de 18.6 alors qu’il n’a connu aucun abandon.

Son début de saison a été de bonne facture avec une seconde place au Daytona 500 puis une belle série de six top-15 entre Atlanta et Talladega, course à l’issu de laquelle il était huitième au général. Puis plus rien. Il réalisera l’exploit de signer deux top-10 consécutifs en milieu de saison (huitième à Loudon puis quatrième à Daytona) avant de revenir dans le néant complet (deux top-10 lors des seize dernières courses, seulement la moitié des épreuves finies dans le tour du leader). Bref pas de quoi fouetter un chat ni quoi que ce soit d’ailleurs.

Au niveau des tours menés de façon significative, on notera ses 46 boucles passées en tête lors de la première course du Texas avant d’en mener dix autres à Talladega. Il fera mieux dans l’Alabama lors de la seconde épreuve (24 tours qui lui auront rapporté les dix points de bonus). Sans oublier ses 90 tours menés à Martinsville avec une septième place en conclusion.

Les performances du quatrième pilote Hendrick ne font même plus rigoler tant elles sont indignes de cette équipe. Mais le plus gros problème, c’est qu’il ne semble même plus possible de trouver une solution afin que le double champion Nationwide voit la fin du tunnel, ce qui est très regrettable pour Dale Earnhardt Jr. qui ne mérite pas son sort. Il ne reste plus qu’à espérer que son association avec Steve Letarte débouche sur une note positive, ce qui est vraiment loin d’être gagné… Mais c’est tout le mal que l’on lui souhaite.

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