Jamie McMurray est de retour

Lorsque Jamie McMurray annonçait son retour au sein de la Earnhardt-Ganassi Racing (il avait piloté pour ce dernier entre 2002 et 2005), cela n’était pas forcément vu comme une promotion pour un pilote venant de la Roush Fenway Racing. Certaines mauvaises langues allaient jusqu’à dire que McMurray ne devait son volant qu’à l’absence de concurrence sur le marché des transferts.

Mais les détracteurs de Jamie McMurray en ont pris pour leur grade dès le premier passage de la NASCAR sur le Daytona International Speedway. Troisième du Shootout, sixième de sa Gatorade Duel, l’ancien pilote Ford réalisait l’exploit de mettre tout le monde d’accord lors du Daytona 500. Même Dale Earnhardt Jr., auteur d’un final sublime soit dit en passant, s’y cassera les dents. Pour son retour à la maison, Jamie McMurray remportait la course la plus prestigieuse du calendrier et sa saison pouvait déjà être considérée comme réussie.

La suite de la saison n’a malheureusement pas été du même acabit pour le meilleur rookie de la saison 2003. Cela commençait dès Fontana où il loupait sa fin de course et ne se classait que 17ème. A Las Vegas il envoyait involontairement son coéquipier Juan-Pablo Montoya dans le décor et les deux hommes perdaient toutes chances de bien figurer. A Atlanta même punition même motif. Lors d’un green-white-checker, le pilote Chevrolet forçait trop et finissait dehors alors qu’il était dans le top-10 avant son accident.

A Bristol il signait enfin son second top-10 de la saison avant de retomber dans ses travers à Martinsville et à Phoenix et encore au Texas où il abandonnait sur accident. Vous l’aurez compris, le régularité n’est pas le point fort de McMurray et c’est bien pour cette raison qu’il a vu le chase lui filer sous le nez…

A Talladega le vainqueur du Daytona 500 aurait pu signer sa seconde victoire de la saison s’il n’était pas tombé sur l’os Kevin Harvick. Il terminera également second à Darlington et au Coca-Cola 600 montrant ainsi une grande aisance dans toutes les grandes épreuves du calendrier. Le top-10 suivant sera à Chicagoland avec une jolie cinquième place.

Non content d’avoir gagné la manche d’ouverture de la saison, la Chevrolet n°1 foulait de nouveau la victory lane sur le non moins prestigieux Indianapolis Motor Speedway après une fin de course rondement menée. Il fera également une belle course à Watkins Glen avec une sixième place avant de jouer la victoire à Bristol (3ème) mais une fois de plus pas la peine de parler des épreuves intermédiaires…

Il signera trois top-10 pendant le Chase avec une troisième place au New Hampshire, une victoire à Charlotte ainsi qu’une dixième place à Phoenix pour l’avant dernière course de la saison. Au final, il aura donc signé trois victoires, neuf top-5 et douze top-10 mais également quatre poles à Darlington, Chicagoland et sur les deux courses de l’Auto Club. Il aura également mené pas moins de 346 tours cette saison soit son plus grand total en carrière.

Si le pilote Earnhardt-Ganassi a signé sa meilleure saison sur le plan des victoires, il est encore bien loin de ses vingt-trois top-10 décrochés en 2004. De même si sa quatorzième place au championnat est un bon résultat dans l’absolu il a déjà fait mieux notamment entre 2003 et 2005 où il a terminé respectivement treizième, onzième puis douzième alors qu’il pilotait la Dodge n°42 aux mains de Juan-Pablo Montoya aujourd’hui.

Pour l’année prochaine, l’ancien pensionnaire de la Roush doit absolument trouver la régularité qui fait tant de miracles en NASCAR. Il est en effet bien dommage de ne finir que quatorzième du championnat alors qu’il est le troisième pilote le plus victorieux de la saison a égalité avec Kevin Harvick et Kyle Busch.

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