Pas de miracle pour Jeff Gordon

Pour Jeff Gordon, il y a eu les vingt-deux premières courses de la saison… et les quatorze dernières. Deux périodes bien distinctes où les performances de la Chevrolet n°24 n’ont pas franchement été les mêmes. Mais ce que l’on retiendra de la saison du quadruple champion, c’est encore son incapacité à gagner une course. Il ne compte d’ailleurs qu’une seule victoire depuis le début de la saison 2008, c’était au Texas l’année dernière.

Pourtant, Gordon a eu plusieurs fois l’occasion de s’imposer cette année à commencer par l’épreuve de Las Vegas où il a dominé outrageusement jusqu’au dernier arrêt en décidant de ne chausser que deux pneumatiques. Erreur fatale, il se classera seulement troisième derrière Jimmie Johnson et Kevin Harvick.

A Martinsville il ne parvenait pas à conserver la ligne intérieure lors du dernier restart après une poussette de Matt Kenseth. Trop désireux de se venger il poussait la Ford n°17 dans la ligne droite arrière. Le pilote Roush se loupait dans le virage n°3 et emmenait Gordon avec lui. Encore une course de perdue. Lors de la course suivante, il était en mesure d’inquiéter Ryan Newman pour la victoire mais il ne l’a pas fait. Il aurait également pu s’imposer au Texas s’il n’avait pas terminé dans le mur. Néanmoins il réalisait une prestation des plus solides sur le dernier ovale où il s’est imposé.

A Richmond, Jeff Gordon laissait passer une nouvelle occasion de s’imposer contre Kyle Busch cette fois-ci. Pas mécontent de s’être encore fait battre, il renchérissait à Darlington. Meilleure voiture en piste pendant les trois quarts de la course mais quatrième sous le drapeau à damier.

Entre le Michigan et Chicagoland, soit une série de cinq rendez-vous, le quadruple champion a aligné cinq top-5 avec des performances en piste dignes d’un Jimmie Johnson pendant le Chase sauf qu’une fois de plus, il n’a pas gagné. Enfin lors de la seconde course de Pocono il ratait complètement la fin de son rendez-vous et il se contentait de la sixième place.

Au final sur les vingt-deux premières courses de la saison, Jeff Gordon a aligné treize top-10 dont dix top-5 en réalisait quasiment tout le temps des performances de tout premier ordre sauf lors des deux premières courses de la saison ainsi qu’à Atlanta, Talladega et Indianapolis. Sa seconde place au classement général jusqu’au soir de la seconde course d’Atlanta était donc parfaitement méritée.

En revanche les quatre derniers rendez-vous de la saison régulière n’ont pas été aussi flamboyants malgré trois top-15 (mais aucun top-10). On notait déjà une baisse certaine des performances depuis Indianapolis ce qui a été confirmé lors de la suite du calendrier.

Pendant les playoffs, Gordon faisait figure d’outsider et non de favori. Il a tenu son rang pendant quatre courses avec trois top-10 et une onzième place mais n’a plus été en mesure de confirmer par la suite. Il était de toute façon déjà trop tard face au trio Johnson / Hamlin / Harvick pour espérer quoi que ce soit. Son dernier top-10 de la saison sera décroché à Talladega, mais ses 37èmes places au Texas ainsi qu’à Miami le feront redescendre à la neuvième place du championnat, mettant ainsi terme à une saison où Gordon aura démontré toutes ses facultés à perdre des courses. Espérons pour lui que son nouveau crew chief Alan Gustafson saura faire ce qu’il faut pour que son poulain aux 82 victoires puisse retrouver les joies de la Victory Lane.

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