Le titre n’était pas loin pour Kevin Harvick

Après une année 2009 vraiment calamiteuse (dix-neuvième du général, aucune victoire, seulement cinq top-5 et neuf top-10), Kevin Harvick est revenu à son meilleur niveau se permettant même le luxe de devenir un candidat vraiment très sérieux au titre de champion et d’intégrer le top-3 du général pour la première fois de sa carrière entamée en 2001.

Cette saison, le pilote de la Richard Childress Racing a glané trois succès, seize top-5, vingt-six top-10 et trente-deux top-15 en l’espace de trente-six courses ! C’est simple, Kevin Harvick a connu seulement trois mauvais résultats : le premier était lors de la première course de Martinsville.

Parti depuis la pôle position suite à l’annulation des qualifications, le double champion Nationwide se montrait très fort lors du début de course sur un circuit où il ne réussissait jamais. Peu après le centième tour, le Chevrolet n°29 commençait à dégringoler dans le classement alors qu’elle était en tête quelques boucles plus tôt pour un total de 57 tours en tête. Vers le 115ème tour, Harvick rentrait dans son box, problème de pompe à essence. Il perdra exactement cent tours et se classera trente-cinquième.

Il connaitra exactement le même problème à Chicagoland et se classera trente-quatrième à seize tours. A Atlanta c’est un problème de vibration qui mettra fin à ses espoirs de bien figurer (33ème). Quant à sa seule mauvaise course de l’année, c’était au Michigan au mois de juin puisqu’il a terminé seulement dix-neuvième mais dans le tour contrairement aux trois autres épreuves citées précédemment. Sa seule autre arrivée au-delà du tour du leader était lors de la seconde épreuve de Bristol (14ème tout de même).

Concernant sa saison régulière, Harvick a simplement été intouchable sur les vingt-six premières courses de l’année. Cela a commencé dès Daytona, avec une victoire au Bud Shootout suivie d’une seconde place dans sa Gatorade Duel. Au Daytona 500, ses 41 tours en tête et sa position moyenne en piste de seulement 5,1 (chose très rare sur circuits à plaques de restriction) ne lui auront malheureusement pas permis d’aller décrocher la victoire mais seulement une septième place.

A Fontana il revenait comme un boulet de canon sur Jimmie Johnson avant de se mettre dans le mur tout seul comme un grand. Il ne rattrapera plus jamais le n°48 mais prendra la tête du classement général. A Las Vegas il se classait de nouveau second derrière le futur champion avant de réaliser deux courses très moyennes à Atlanta et Bristol, ce qui ne l’empêchera pas de se classer respectivement neuvième et onzième.

Treizième à Phoenix, il signait un nouveau top-10 au Texas avant de remporter sa première course de l’année à Talladega au terme d’un final magnifique face à Jamie McMurray (sa première victoire en carrière avec la COT). Troisième à Richmond, il en profitait pour reprendre la tête du championnat, perdue après Martinsville, pour ne plus la lâcher jusqu’au terme de la saison régulière. Durant ce laps de temps, on notera deux victoires, la première à Daytona où il a parfaitement maitrisé son sujet tout comme au Michigan en août. Il terminera également second à Indianapolis et troisième sur le circuit routier de Sonoma.

Pour le Chase, malgré une saison régulière très prometteuse, Harvick n’était pas cité comme un favori face à Denny Hamlin et Jimmie Johnson. Pourtant, il a été le seul à pouvoir suivre ces deux fusées malgré le peu de chances qu’on lui laissait. Il a terminé dans le top-10 lors de toutes les courses des playoffs sauf à Dover où il n’a pu faire mieux que quinzième. Il signera tout de même cinq top-5 et neuf top-8.

Alors qu’à t’il manqué à Harvick pour obtenir le Graal perdu avec seulement 41 unités de retard ? Tout d’abord, une victoire pendant le Chase au contraire d’Hamlin et Johnson. Celle-ci aurait pu être obtenue à Talladega, malgré une voiture très endommagée. Harvick a encore démontré tout son talent avec un moteur bridé mais sera un poil trop court face à Clint Bowyer lors de la sortie du dernier drapeau jaune de la soirée. Quinze points de perdus ici. A Martinsville, il ne parvenait pas à résister à Hamlin et Martin en fin d’épreuve, il ne se classera que troisième.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Si Harvick avait des résultats à peu près similaires à ceux de sa saison régulière, son niveau de performance en course était toutefois bien plus élevé en fin de saison, en témoigne son rating moyen de 103,7 contre seulement 95,8 lors des vingt-six première courses de l’année. Il faut également signaler qu’il a trainé ses trente points de retard au début du Chase comme un boulet puisqu’il n’a jamais été en mesure de les reprendre.

Kevin Harvick a montré cette année qu’il était bel et bien un grand pilote et qu’il pouvait lutter pour le titre grâce à un matériel à la hauteur. Il faudra cependant confirmer de manière régulière au fil du temps et être performant tous les ans, condition obligatoire si l’on veut viser le titre de champion.

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