Denny Hamlin peut s’en mordre les doigts

Denny Hamlin aura tout connu en 2010, mais le sentiment qui prédominera chez lui sera sûrement la frustration d’avoir raté le titre en NASCAR Sprint Cup qui lui tendait les bras. Mais avant de parler de son Chase, retour sur sa saison régulière.

L’année d’Hamlin a commencée le 22 janvier avec une rupture des ligaments du genou gauche en jouant au basket. Malgré cela, il décidait de prendre part à la saison complète de NASCAR Sprint Cup et se fera opérer après la première course de Martinsville.

Son début d’année a été catastrophique puisqu’il ne signait pas le moindre top-15 lors des cinq premières courses de l’année, même si un top-10 aurait été amplement mérité à Atlanta. Malgré 32 tours menés et un rating de 106.4, il ne fera pas mieux que 21ème suite à une fin de course calamiteuse.

A Martinsville, Hamlin était de retour dans son jardin et il profitait de la bagarre Kenseth / Gordon pour se faufiler et signer sa première victoire de l’année juste avant son opération. De quoi booster son moral. Complètement en dehors du coup à Phoenix, il profitait de la première venue de la NASCAR sur le Texas Motor Speedway pour glaner son second succès de l’année au nez et à la barbe de Jimmie Johnson. Son second top-15 de l’année seulement… et sa première apparition dans le top-12.

Heureusement pour le meilleur rookie de la saison 2006 le Texas sera le point de départ d’une série de bons résultats avec notamment une quatrième place à Talladega suivie d’une onzième à Richmond. Une semaine plus tard il visitait une troisième fois la Victory Lane, en l’occurrence celle de Darlington après avoir mené 104 tours. Encore dans le top-5 à Dover, il réalisait une course très moyenne lors du Coca-Cola 600 en ne terminant que dans le top-20.

Un petit moment de répit pour mieux se relancer dès le week-end suivant à Pocono puis au Michigan avec deux victoires éclatantes et pleines de maitrise. C’est à partir de ce moment là que Hamlin a commencé à être un sérieux rival face à Jimmie Johnson pour la course au titre. Quant aux onze dernières courses de la saison régulière, on notera tout même une victoire à Richmond histoire de partir avec dix points d’avance sur Johnson pour les playoffs, trois top-10 au Michigan, à Pocono et à Chicagoland mais surtout quatre arrivées au-delà de la trentième place notamment à Atlanta où il a fini dernier suite à une casse moteur. Dommage car il y avait réalisé sa première pole de l’année.

Toujours est-il que si Hamlin avait amassé pas moins de six victoires lors de la saison régulière, il n’avait signé que dix top-5 et onze petits top-10 en vingt-six courses. Seul Matt Kenseth avait moins de top-10 parmi les chasers, c’est dire la piètre régularité du pilote Gibbs qui n’a terminé que neuvième de la saison régulière…

Mais l’important était bel et bien de se qualifier pour les playoffs qu’il a même débuté en tête avec dix points d’avance sur Johnson. Il conservait la tête du championnat après le New Hampshire puisqu’il se classait second derrière Clint Bowyer. Neuvième à Dover, il voyait déjà le vainqueur du jour Jimmie Johnson revenir à seulement trente-cinq points.

Ce dernier prendra la tête du championnat au Kansas puisque son principal rival ne terminera pas dans le top-10. Huitième à Fontana, le pilote de la Toyota n°11 menait son premier tour du Chase à Charlotte et y finissait quatrième. Poleman et vainqueur à Martinsville, Hamlin revenait à seulement six points du quadruple champion en titre. L’écart bougera à peine à Talladega puisque les deux hommes termineront l’un derrière l’autre.

Au Texas, Hamlin pensait porter un premier coup derrière la tête de Johnson puisqu’il s’imposait en force alors que le pilote Hendrick n’était que neuvième. Malheureusement la joie était de courte durée : Hamlin perdait des points précieux à Phoenix suite à une mauvaise stratégie en fin d’épreuve. Alors qu’il avait mené 190 tours, il ne terminait qu’à la douzième place et perdait plus de la moitié de son avance, même s’il conservait la tête du championnat.

A Homestead-Miami, Hamlin commençait mal son week-end puisqu’il se qualifiait seulement trente-septième. Trop pressé de remonter, il s’accrochait avec Greg Biffle lors d’un restart et cassait son splitter à cause de son passage dans l’herbe. Malgré les réparations de l’écurie n°11, le vice-champion 2010 ne sera jamais capable de remonter jusqu’aux avant-postes et se classera seulement quatorzième, offrant ainsi le titre sur un plateau à Jimmie Johnson qui n’en demandait pas tant.

Cette mésaventure restera sûrement gravée dans la mémoire de Denny Hamlin qui sait désormais qu’il n’est pas hermétique à toute pression contrairement à ce qu’il affirmait avant la course. Cette expérience devrait lui permettre de revenir plus fort en 2011 pour tenter de mettre fin à l’hégémonie de Jimmie Johnson. Après tout, il est son rival n°1 et l’a encore montré cette année malgré une erreur que l’on mettra sur le compte de la jeunesse.

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