Jimmie Johnson champion, cinquième !

La saison 2010 de Jimmie Johnson n’a pas été parfaite, loin de là. Kevin Harvick a été beaucoup plus régulier, Denny Hamlin a remporté plus de courses mais, à l’heure de faire les comptes c’est bel et bien le pilote Hendrick qui a encore mis tout le monde d’accord.

Depuis 2006, c’est toujours la même histoire : la Chevrolet n°48 est championne et les autres se partagent les miettes. Pourtant, les écarts ont rarement été conséquents : si Mark Martin a pris 141 unités dans la vue en 2009, aucun autre titre de Johnson n’a été décroché avec plus de 80 points d’avance. Mais il y a une raison à cela : le Chase bien évidemment qui remet tout à plat à dix courses de la fin de saison, mais également le fait que le quintuple champion a rarement à forcer la dose à Miami où il se contente juste de rallier l’arrivée dans une position honorable.

Ce qu’il n’a pas pu faire en 2010, comme en 2006 où il était sous la menace avérée de ses principaux rivaux. Ainsi les 39 points d’avance de Johnson cette année sont le plus petit écart lors de l’attribution de l’un de ses titres, le précédent record datant de 2006 avec 56 unités en plus que Matt Kenseth.

Mais cette année, il y a eu une grande nouveauté par rapport aux trois saisons précédentes : Johnson a dû s’employer vivement pour aller chercher la couronne. De 2007 à 2009, le vainqueur du Daytona 500 2006 assommait la concurrence à coup de victoires pendant les playoffs et gérait son avance à Miami. Pour la première fois cette année, le meilleur pilote actuel du plateau ne s’est pas présenté à Miami en tête du championnat et n’a remporté qu’une seule course pendant le Chase, c’était à Dover.

Néanmoins, ses prestations lors des dix dernières courses de la saison ont encore été d’excellente facture : une victoire, sept top-5 et neuf top-10. Mais il faisait mieux dans le passé puisqu’il n’a jamais marqué aussi peu de points depuis 2007 où il avait marqué 101 unités de plus que cette année. D’ailleurs depuis son deuxième titre on remarque que son total de points à la fin de la saison diminue tous les ans et que l’écart par rapport à ses rivaux diminue également, excepté en 2009.

Ses rivaux, justement, n’ont jamais été les mêmes : Matt Kenseth en 2006, Jeff Gordon la saison suivante, Carl Edwards en 2008 puis Mark Martin et donc Denny Hamlin en 2010. Qui se cassera les dents sur le roc 48 en 2011 ?

Mais la saison 2010 de Jimmie Johnson ne se résume pas qu’aux playoffs. Pendant la saison régulière, le pilote californien a signé pas moins de cinq succès notamment à Bristol et Sonoma, c’était la première fois qu’il s’imposait sur ces deux tracés. Il fait maintenant partie des rares pilotes en activité à avoir gagné sur short-track, circuit intermédiaire, superspeedway, circuit à plaques de restriction et routier. La liste est rapide : Jeff Gordon, Mark Martin, Kevin Harvick, Kyle Busch, Tony Stewart.

Il s’est également imposé à Fontana et Las Vegas en début d’année tout comme au New Hampshire. Mais la saison régulière de Johnson, c’est aussi six arrivées au-delà de la trentième place dont les trois courses avec moteurs bridés (trois abandons). C’est aussi un seul top-10 en sept courses entre le Coke-Zero 400 et Bristol, course à l’issue de laquelle il n’était que neuvième du général. Pour la première fois depuis longtemps, le pilote Chevrolet n’a plus semblé être intouchable et cela s’est confirmé pendant le Chase.

Même chose pour l’écurie n°48, jusqu’ici monstre de régularité lors des arrêts aux stands et qui s’est prise une soufflante au Texas à cause d’arrêts manqués. Chad Knaus a ordonné le remplacement de tous les mécanos par ceux de Jeff Gordon qui avait abandonné. Un signe fort qui témoigne de la fragilité de cette structure cette année. Mais fragilité n’est pas synonyme de mauvais résultats pour Johnson, une nouvelle fois champion, pour la cinquième fois consécutive. Reste le fait qu’il n’a jamais aussi peu gagné depuis 2006 et que sa position moyenne à l’arrivée est sa plus mauvaise depuis 2005, ce qui ne l’empêche pas de figurer parmi les tous meilleurs.

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