Histoire de l’IRL (3/3) : L’IRL est morte. Vive l’INDYCAR !

Suite à la fusion entre le ChampCar et l’IRL s’en sont suivis deux saisons de transition. Entre 2008 et 2010, l’IRL toujours dirigée par Tony George a dû gérer l’arrivée des écuries ex-ChampCar.

En difficultés financières, ces écuries ont reçu pendant un an et demi une aide budgétaire visant à leur permettre d’acquérir du matériel pour courir. Mais sans sponsor titre et accusant des pertes depuis plusieurs années, l’IRL ne pouvait plus se permettre de financer une partie des ses acteurs. Pour pérenniser le championnat une décision devait être prise ! Et quelle ne fut pas la surprise lorsqu’à la fin 2009, l’Indianapolis Motor Speedway annonçait le limogeage de Tony George du conseil d’administration du circuit et de son poste de Président de l’IRL ! Victime de ses choix et des pertes financières conséquentes du Speedway, George fut contraint de prendre la porte comme le mal-aimé sur qui tout le monde pointait le doigt. Un malheur n’arrivant jamais seul, son écurie Vision Racing fut contrainte de fermer ses portes à l’aube de la saison 2010. Le sort semblait s’acharner sur cet homme comme si toutes ses décisions semblaient se retourner contre lui ; 16 ans après avoir annoncé la création d’un championnat parallèle. D’aucuns dirons que ce n’est que justice.

Sans Président pendant 2 mois, l’IRL annonçait l’arrivée de Randy Bernard en remplacement de George. Inconnu du grand public et du milieu de la course automobile, Bernard arrivait directement des compétitions de rodéos où il occupait déjà le poste de Président de la ligue. Lors de sa prise de poste, les mauvaises langues lui prédisaient déjà un avenir sombre et voyait déjà l’IRL sombrer encore plus bas.

Pourtant toutes les personnes ayant travaillé avec lui déclaraient à l’unanimité que Bernard était la personne clé pour remettre sur les rails la monoplace US. Dès sa prise de poste en février 2010, Bernard adoptait la même stratégie que celle qui a mené la ligue de rodéos aux succès. Dans un environnement entièrement nouveau, Bernard écoute, participe aux réunions techniques, prend des notes, va au contact des pilotes, patrons d’écuries et surtout des fans. Voilà la recette miracle du nouveau « sauveur » de l’IRL : l’analyse et la rationalité. Peu après son arrivée, les bonnes nouvelles commencèrent à affluer comme en témoigne ces deux résumés de la saison 2010 :


Grâce à Bernard, l’IRL a réussi à faire passer son sport de championnat de seconde zone à une discipline sur le renouveau. Nouvelle voiture en phase avec l’attente des fans, nouveaux motoristes prêts à s’impliquer et à démontrer leur savoir-faire dans une catégorie novatrice, retour des sponsors majeurs, retour de pistes historiques… Toutes ces bonnes nouvelles ont eu pour effet d’influer une dose de confiance que la monoplace américaine avait perdue depuis 1996.

Désormais, tous les acteurs travaillent main dans la main et regardent tous vers un seul et même objectif : redevenir la discipline du sport automobile numéro #1 aux Etats-Unis devant la NASCAR. Pour couronner le tout et comme pour porter le coup d’estocade à celle qui a trop longtemps été la cause des maux de l’Indy Car, Randy Bernard a enfin réalisé ce que tout le monde attendait : supprimer l’Indy Racing League et ses statistiques déguisées pour redonner vie à l’INDYCAR. Alors oui mesdames et messieurs, L’IRL est morte… Vive l’INDYCAR !

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