Ce qu’il faut retenir du début de saison en NASCAR Sprint Cup

La saison 2011 de NASCAR Sprint Cup a débuté sur les chapeaux de roues. Des Daytona 500 complètement novateurs, que ce soit au niveau du spectacle offert en piste ou du nom du vainqueur, un nombre record de leaders lors des différentes épreuves, des arrivées serrées, des pilotes agressifs et trois vainqueurs différents en autant de course pour la première fois depuis 2007.

Il ne fait aucun doute que le spectacle proposé par la NASCAR cette année ravit les fans de la série, ce qui se traduit par exemple avec des audiences télé en nette hausse sur chacune des différentes épreuves. Le nouveau nez des voitures, introduit cette année, semble également avoir beaucoup d’influence positive sur le spectacle. Les officiels en sont évidemment ravis à l’image de Brian France, le porte-parole de la NASCAR.

“Le niveau de compétitivité n’a jamais été meilleur. Nous allons définitivement dans le bon sens depuis quelques mois, depuis que nous avons modifié les voitures (NDLR : avec le retour du spoiler) pour améliorer le spectacle en piste de la façon la plus efficace possible.”

Alors bien sûr, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives puisque seulement trois courses ont été courues sur un total de trente-six. Néanmoins quelques tendances se dégagent déjà.


Le spectacle est au rendez-vous :

C’est LA chose à retenir de ce début de saison : le spectacle revient en force dans la division principale de la NASCAR et les courses n’ont jamais été aussi indécises depuis l’introduction de la COT lors de la saison 2007.

Depuis un certain temps maintenant, les audiences télé de la NASCAR ne cessaient de diminuer mais les résultats de cette année sont quant à eux excellents. L’augmentation de 13% des audiences des Daytona 500 n’étaient qu’une mise en bouche, il faut dire que ‘The Great American Race’ est toujours énormément suivie par les fans. Il faut plutôt regarder du côté de Phoenix ou de Las Vegas où l’augmentation a par exemple atteint 29%. Et cela devrait continuer lors des prochaines épreuves.

Il faut dire que le spectacle en piste est revenu à un très bon niveau avec des arrivées très serrées et des courses très disputées du début à la fin. Un nombre record de changements de leaders, des altercations en piste assez nombreuses, la NASCAR retrouve les ingrédients qui ont fait son succès. Et donc ses spectateurs sûrement lassés de s’ennuyer devant leur télévision.

Les Daytona 500 et la victoire de Trevor Bayne ont également apportés un certain vent de fraîcheur sur la NASCAR avec le retour d’une écurie mythique au tout premier plan et l’histoire d’un jeune homme dont l’histoire fait rêver tout fan de NASCAR voire même un peu plus.

Carl Edwards, l’homme en forme :

Carl Edwards n’est pas le leader du championnat, mais il est incontestablement l’homme en forme de ce début de saison. Second des Daytona 500, poleman à Phoenix, il semblait bien parti pour signer son premier succès de la saison dans le désert de l’Arizona mais il a croisé Kyle Busch sur sa route. Peu importe, il remettait le couvert à Las Vegas et cette fois-ci personne ne l’a empêché de signer son premier succès de l’année.

Vainqueur des deux dernières courses de la saison 2010, le pilote Roush et son équipe semblent avoir trouvé les bons réglages pour revenir au top et il sera l’un des pilotes à surveiller pour le reste du championnat. Peut-être celui qui arrivera à détrôner Jimmie Johnson, comme il avait failli le faire en 2008 ?

On peut aussi noter le retour au premier plan de Ford, qui était en retrait l’an passé par rapport à Chevrolet et Toyota. La marque à l’ovale bleu est revenue au même niveau que ses concurrents et personne ne s’en plaindra.

Le retour de Dale Earnhardt Jr ?

Voilà quelque chose que l’on attendait plus. Dale Earnhardt Jr. arrive enfin à terminer des courses dans le top-10. S’il a toujours énormément de mal à se qualifier sur les circuits classiques, il arrive néanmoins à régler sa voiture correctement grâce à l’aide de Steve Letarte pour terminer en bonne position puisqu’il compte déjà deux top-10.

Actuellement dixième du championnat, Dale Jr. est le mieux classé des pilotes Hendrick juste devant deux de ses coéquipiers. On notera d’ailleurs que la Hendrick est un ton en-dessous de ses capacités habituelles mais lorsqu’on connaît la force de frappe de cette écurie il ne faut pas tirer de plans sur la comète trop rapidement.

Des leaders discrets :

Jimmie Johnson, Denny Hamlin et Kevin Harvick ne réalisent pas un début de saison exceptionnel. D’ailleurs, seul Hamlin est dans le top-10 du classement général et on ne l’a pour ainsi dire pas vu depuis le début de l’année. Son seul top-10 a été décroché à Las Vegas, avec une septième place. De même, le quintuple champion en titre ne tient pas la forme de sa vie. S’il a terminé troisième à Phoenix, il a été beaucoup plus discret lors des deux autres épreuves.

Même chose pour Kevin Harvick dont le seul top-10 a également été signé à Phoenix. Discret à Las Vegas, victime d’une casse moteur à Daytona, il ne pointe qu’à la vingtième place du classement. Clint Bowyer n’a pas été meilleur, tout comme Matt Kenseth.


Des pilotes déjà mal en points :

Trois courses seulement ont été courues mais certains pilotes ont déjà atteint un seuil critique au niveau comptable. Jamie McMurray, Joey Logano, Greg Biffle et Jeff Burton pointe déjà à plus de soixante pointe de la tête du championnat. Autant dire que le Chase est presque déjà plié pour eux, et qu’ils devront gagner un maximum de courses et intégrer le top-20 du championnat pour espérer décrocher les wild-cards.

D’autres ont également mal commencé la saison mais en réussissant à signer un top-10 tout de même. On parle ici de Marcos Ambrose ou Brian Vickers. David Reutimann a également réussi à remonter un peu dans le classement après Las Vegas. Quant à Brad Keselowski ou David Ragan, ils ont encore du pain sur la planche avant d’espérer quoi que ce soit.

Les mauvais résultats à proscrire :

Mis à part Carl Edwards, aucun pilote du top-10 n’a terminé au-delà de la vingt-cinquième place cette année. Les mauvais résultats se paient comptant, demandez donc à Jeff Gordon, Matt Kenseth ou Kyle Busch ce qu’ils en pensent. Le nouveau barème de points ne laisse aucune place aux contre-performances.

La régularité sera donc encore plus importante que d’habitude. Certains l’ont déjà bien compris, à l’image de Juan-Pablo Montoya, Paul Menard, Martin Truex Jr. ou encore A.J. Allmendinger. Reste à confirmer leurs bonnes performances du début de saison pour tenter de rester dans le top-10 car derrière la concurrence pousse. Ils pourront déjà faire le point après la prochaine course qui se tiendra ce week-end à Bristol.

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