Dixon et McMurray ont échangé leur voiture

L’exercice peut paraître anodin. Pourtant s’essayer à une voiture deux fois moins lourde que celle habituelle et possédant une centaine de chevaux en moins n’est pas à la portée de tout le monde. Jamie McMurray en a fait l’expérience mardi à l’issue des tests d’IndyCar.


Invité par son patron qui est le même que celui de Scott Dixon (les deux pilotes roulent tous deux pour Chip Ganassi Racing), Jamie McMurray s’est fait une joie de pouvoir découvrir ce nouvel environnement. Sur la piste vallonnée du Barber Motorsports Park mettant au défi le courage des pilotes, McMurray a découvert une nouvelle forme de pilotage, celui d’une monoplace. Et bien que ses débuts furent hésitants (ponctués par un tête-à-queue dans un virage en seconde et quelques ratés dans les changements de vitesses), le vainqueur des Daytona 500 2010 a rapidement découvert le mode d’emploi de son nouveau jouet.

Pour preuve, McMurray a réalisé son meilleur chrono en 1.19.8 lors d’une série de cinq tours rapides. Cette performance très respectable se situe à sept secondes seulement des meilleurs temps réalisés le jour même par Scott Dixon.

J’étais excité à l’idée de piloter une IndyCar mais je ne pensais pas que l’expérience serait comme ça. C’était comme si je n’avais jamais tourné le volant. Tout était si doux. L’accélération était bien plus importante que ce que j’avais imaginé parce que la puissance est inférieure à celle d’une voiture de Cup, je pensais donc qu’elle serait moindre. Je n’arrivais pas à croire à quelle vitesse la voiture démarrait.

Malgré ses performances honorables, le pilote de NASCAR a avoué qu’il n’avait pas poussé la voiture à ses limites.
Je ne l’ai jamais poussé très forts dans les virages pour ressentir le niveau de grip qu’elle avait par peur de perdre mon autre boulot. Lorsque nous courrons à Watkins Glen et Sonoma, tout l’art consiste à glisser autour du virage. Dans cette voiture, la sensation de vitesse était plus à l’accélération et au freinage. Tout arrive si vite que vous devez réagir plus rapidement. Les voitures de Cup sont un peu plus feignantes et tout se passe un peu plus lentement.

Le passage en courbe ne paraissait pas bien plus rapide, même s’il l’était. La voiture a tellement d’adhérence et de stabilité que lorsque vous passez 30mph plus vite qu’avec une voiture de Cup, je ne sentais pas la vitesse.

A la fin, j’étais content qu’on me rappelle aux stands parce que je continuais à gagner deux secondes par tour et à un moment ça se termine et vous finissez par mettre une roue hors de la piste et par avoir des ennuis. J’adorerais disputer une épreuve routière.

Quelques heures plus tard sur le Talladega Superspeedway, McMurray passait de l’autre côté du muret et devenait le coach personnel de Scott Dixon tandis que le Néo-Zélandais prenait place dans la Chevrolet numéro #1. Et dès le début, McMurray avouait : “Scott n’aura pas le quart du plaisir que j’ai eu.

En effet, Talladega bien qu’elle offre des courses palpitante ne met jamais le pilote au défi lorsqu’il roule seul sur la piste. Mais qu’importe, Dixon a pu goûter au pilotage d’une stock-car à plaque de restriction et là était l’essentiel.

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