La bataille fait rage pour le titre en Nationwide

Le championnat est plus qu’indécis en NASCAR Nationwide Series après les Aaron’s 312 disputés le week-end dernier à Talladega. Alors que l’on pouvait penser que cette course allait permettre de faire le tri dans les différents prétendants au titre, il n’en a absolument rien été puisque la principale victime de ce rendez-vous se nomme Ricky Stenhouse Jr., leader du championnat avant cette septième épreuve de la saison.

Cela a eu pour effet de resserrer les positions au championnat puisque les sept premiers se tiennent en seulement douze points, alors que Brian Scott est un peu plus loin avec 27 unités de retard. Cinq équipes sont représentées dans ce top-8 : la Turner Motorsports, la Kevin Harvick Incorporated, la Roush Fenway Racing, la JR Motorsports et la Joe Gibbs Racing. Finalement les seuls qui peuvent être déjà éliminés de la course au titre après cette épreuve sont les deux pilotes de la Rusty Wallace Racing, Michael Annett et Steve Wallace, qui compte plus de 70 points de retard sur la tête du classement et qu’ils ne sont pas prêts de rattraper vu leurs performances cette année (aucun top-10 quel que soit le pilote).

1 : Jason Leffler, Turner Motorsports (Leader)
Jason Leffler a profité de la contre performance de Stenhouse à Talladega pour reprendre la tête du championnat, une position qu’il occupait déjà au soir de Bristol. Parmi les prétendants au championnat, il est le seul à avoir terminé toutes ses courses dans le top-15 et il dispose de la meilleure position moyenne à l’arrivée avec 10,7. Autre point positif pour lui, il a terminé dans le tour du leader sur toutes les épreuves sauf au Texas où il a franchi la ligne avec une boucle de retard sur le vainqueur du jour, Carl Edwards.

Côté négatif, on notera qu’il n’a toujours pas mené le moindre petit tour cette saison et qu’il n’a toujours pas signé le moindre top-5. De plus son rating moyen de 89,8 est loin d’être exceptionnel, surtout s’il est comparé à celui de Stenhouse (105,1). L’ensemble est donc très solide pour le pilote Turner, mais peut-être un peu juste pour tenir jusqu’à la fin du championnat. S’il décroche un mauvais résultat dans les semaines à venir, il pourrait avoir quelques difficultés à rester dans la course au titre, contrairement par exemple à un Elliott Sadler qui reprend en ce moment des points à tout le monde sur chaque épreuve.

2 : Justin Allgaier, Turner Motorsports (-2)
Justin Allgaier continue son chemin en NASCAR Nationwide Series et pointe actuellement à la seconde place du championnat avec seulement deux points de retard sur son coéquipier Jason Leffler. Tout comme ce dernier, il n’a toujours pas bouclé le moindre tour en tête cette année, contrairement aux autres pilotes du top-8. Son rating de 90,1 n’est pas non plus mirobolant.

Depuis sa vingt-septième place à Daytona, l’ancien pilote Penske s’est bien rattrapé en finissant toutes ses courses dans le top-15, signant au passage quatre top-10 dont une seconde place à Las Vegas derrière Mark Martin, qui l’a bien aidée sur le plan comptable. Il semble néanmoins un ton en dessous des pilotes Roush et de Sadler, mais la Turner Motorsports n’est pas à prendre à la légère cette année.

3 : Elliott Sadler, Kevin Harvick Incorporated (-5)
Le revenant ! Assurément, Elliott Sadler n’est pas le pilote qui a le mieux commencé sa saison : 38ème à Daytona suite à un accident, il signait ensuite deux douzièmes places et comptait 41 points de retard au soir de Las Vegas. Seulement voilà, le pilote de la Chevrolet n°2 vient de nous claquer quatre top-5 consécutifs (soit autant que tous ses rivaux réunis…), pour une remontée assez spectaculaire au championnat puisqu’il reprend des points à ses adversaires sur quasiment chaque épreuve.

Côté points de bonus, Sadler n’en compte qu’un seul puisqu’il a mené huit tours à Talladega. Stenhouse, lui, en est déjà à quatre et lorsque l’on voit les écarts au championnat, c’est tout sauf anecdotique. Quoi qu’il en soit, avec ses quatre top-5 de rang (personne ne fait mieux cette année, seul Kyle Busch en a autant que lui !), Sadler vient de rappeler à tout le monde en quatre courses que le favori pour la course au titre, c’est lui !

4 : Ricky Stenhouse Jr., Roush Fenway Racing (-8)
Le grand perdant du week-end dernier. Alors qu’il s’était construit un petit matelas de quatorze points d’avance avant cette épreuve, Ricky Stenhouse à lui aussi connu une course sans cette saison et retombe ainsi à la quatrième place du classement général. Ceci dit, aucune raison de commencer à paniquer puisqu’il ne compte que huit points de retard sur Leffler.

Stenhouse en est déjà à cinq top-10 cette saison, soit au moins un de plus que ses concurrents directs, dont une quatrième place obtenue à Fontana. Poleman à Bristol, le jeune pilote Roush avait terminé quatorzième pour ce qui était jusqu’ici son plus mauvais résultat de la saison avant sa 38ème place de Talladega. On peut également noter que depuis Bristol inclus Stenhouse a mené sur toutes les courses pour un total de 49 tours en tête. Il semble être l’outsider n°1 pour aller taquiner Sadler. Son rating de 105.1, bien plus élevé que celui de ses principaux concurrents, démontre également que le jeune pilote Ford a pris une autre dimension cette saison.

5 : Reed Sorenson, Turner Motorsports (-9)
Parti sur les chapeaux de roues avec deux cinquièmes places lors des deux premières épreuves, Reed Sorenson est depuis rentré légèrement dans le rang. Onzième à Las Vegas, il était contraint à l’abandon à Bristol suite à une casse moteur. Quatorzième à Fontana, il vient de signer deux top-10 consécutifs, tout en menant six tours à Talladega, pour son premier point de bonus de l’année.

Tout comme Stenhouse et Sadler, Sorenson sera probablement l’un des hommes forts de ce championnat. Grâce à son expérience, il devrait être en mesure de jouer les troubles fêtes jusqu’à la dernière épreuve. La Turner Motorsports tient en tous cas un joli trio de pilotes pour décrocher le Graal cette année et parmi ceux-là Sorenson est peut-être leur meilleure chance.

6 : Aric Almirola, JR Motorsports (-11)
Voilà un pilote auquel on ne pense pas forcément tout de suite lorsque l’on évoque le titre en Nationwide, pourtant Aric Almirola est bien présent dans le haut du classement. Pas étonnant puisqu’il est le vice-champion en titre de la Truck Series et que la Chevrolet n°88 est une bonne voiture, mais on avait un peu oublié cette écurie de la JR Motorsports suite à une saison 2010 mouvementée.

Mis à part sa dix-neuvième place à Daytona, Almirola a terminé toutes ses courses dans le top-15 (comme ses rivaux) en signant au passage trois top-10 lors des quatre dernières épreuves. Il a également pris la bonne habitude de terminer systématiquement dans le tour du leader depuis Bristol, ce qui ne peut être qu’une bonne nouvelle. Il reste néanmoins un outsider et non pas un favori pour le titre 2011.

7 : Trevor Bayne, Roush Fenway Racing (-12)
Trevor Bayne fait évidemment partie des meilleurs pilotes en Nationwide, mais on ne pourra pas passer sous silence qu’il se fait dominer par son coéquipier Ricky Stenhouse Jr., c’est un fait. Le vainqueur des Daytona 500 2011 réalise un début de saison très correct, mais pas non plus exceptionnel.

A Las Vegas il a décroché son seul top-5 de la saison, il a également signé trois autres top-10 dont deux sixièmes places à Fontana et Talladega. Son petit coup de mou de Bristol et son accident à Phoenix semblent donc oubliés, reste maintenant à concrétiser les espoirs placés en lui pour se détacher de la concurrence.

8 : Brian Scott, Joe Gibbs Racing (-27)
Le titre sera très difficile à aller chercher pour Brian Scott. Le jeune pilotes de la Joe Gibbs Racing compte déjà près de trente points de retard sur la tête du championnat et ne semble pas être en mesure d’aller plus haut que cette huitième place. Néanmoins ses progrès par rapport à l’année dernière sont indéniables avec une régularité bien présente cette année.

Victime d’une casse moteur à Daytona (34ème), l’ancien pilote de Truck Series a depuis signé deux top-10 (son meilleur résultat étant une neuvième place à Phoenix), mais surtout il a terminé toutes ses courses dans le top-15. Son rendement global n’est donc pas inintéressant, mais il doit encore franchir un palier avant de viser plus haut.

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