Junqueira écarté au profit de Hunter-Reay !

Les temps sont durs pour les pilotes Andretti Autosport. Complètement hors du coup lors des différentes séances d’essais et de qualifications, seules trois voitures sur cinq prendront le départ dimanche 29 mai, lors des 500 Miles d’Indianapolis.


Les recalés se nomment Mike Conway et Ryan Hunter-Reay. Pour ce dernier, cette non-qualification sonnait comme une fin de saison prématurée. Pénalisé par divers incidents de courses lors du premier quart du championnat, l’Américain devait absolument bien figurer à Indianapolis pour conserver une chance de remonter vers le top-5 du classement. Hélas les performances déplorables de sa monoplace en décidèrent autrement et le vainqueur du Grand Prix de Long beach 2010 semblait bien parti pour n’être qu’un simple spectateur de cet Indy 500.

C’était sans compter sur l’idée de Michael Andretti et la coopération d’A.J. Foyt. Le concept est le suivant. Pourquoi ne pas récupérer le baquet d’un pilote déjà qualifié ? De cette façon, Hunter-Reay marquerait des points et respecterait ses engagements vis-à-vis de ses sponsors !

Et dans l’aventure, c’est le pauvre Bruno Junqueira qui en a fait les frais. Solidement qualifié en 19ème position au volant de sa monoplace numéro #41, le Brésilien a appris ce lundi qu’il devrait laisser sa place au pilote Andretti Autosport. Un crève-coeur pour ce pilote qui s’est engagé corps et âme dans cette aventure et qui souhaitait prouver à tous sa volonté de revenir à plein temps.

Evidemment ce tour de passe-passe sonne comme une entorse au règlement et à l’éthique sportive. Pourtant, les deux patrons d’écuries n’ont fait qu’exploiter un point du règlement propre aux 500 Miles d’Indianapolis qui spécifie que : “La qualifications ne concerne que la voiture engagée et non le pilote.

Ainsi une écurie peut demander à n’importe quel pilote de qualifier l’une de ses monoplaces puis de le remplacer le jour de la course.

Dans cette mésaventure, souhaitons juste que Junqueira trouve rapidement un volant pour la suite de la saison et qu’Hunter-Reay tire bénéfice de cette astuce. Sans quoi, ce centenaire de l’Indy 500 laisserait un goût amer dans la bouche de ces deux pilotes.

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