Landon Cassill une progression pas à pas

Ce week-end au Michigan Landon Cassill fêtait les un an de son premier départ en NASCAR Sprint Cup Series. Et quel plus beau cadeau que de signer le meilleur résultat de sa carrière ? Une probante douzième place. Douze était vraiment le chiffre du week-end pour Cassill qui s’était qualifié à cette place soit sa meilleure qualification si les ovales à plaques de restrictions sont exceptés.

Une première saison cauchemardesque

Il y a un an c’était déjà avec la Phoenix Racing que Landon Cassill effectuait ses débuts en Cup. Ecurie affiliée à la Hendrick Motorsports, le soutien technique et financier apporté par cette dernière n’est plus ce qu’il était du temps de Brad Keselowski.

Un problème de différentiel arrière peu après le premier quart de la course forçait Cassill à abandonner, personne n’était dupe dans les paddocks, comme beaucoup la Phoenix Racing souffre financièrement parlant et il faut bien trouver une excuse valable pour se retirer lorsqu’une écurie fait du start and park.

Du start and park justement, il en sera beaucoup question pour Cassill en 2010 que ce soit avec la Phoenix Racing, la TRG Motorsports ou encore la Gunselman Motorsports qui n’a même pas de sponsor ! Résultats en seize courses en 2010 Cassill n’a vu qu’une seule fois le drapeau à damier c’était à Richmond en trente-troisième position à cinq tours du vainqueur.

Pour 2011 le pilote de 21 ans souhaite montrer ce dont il est capable. En signant avec la Germain Racing, écurie qui a un temps fait les beaux jours de la Camping World Truck Series, on se dit que cela va être compliqué et cela se confirme. Trois courses et trois abandons masquant le start and park effectué par cette écurie.


Retour payant à la Phoenix Racing

A partir de Fontana il revient à la Phoenix Racing, dans la n°09, puis la n°50 à partir du Kansas. Immédiatement ses résultats vont changer du tout au tout. S’il voit le drapeau à damier à Fontana pour la deuxième fois de sa jeune carrière il y a la satisfaction supplémentaire de terminer dans le tour du vainqueur pour la première fois. Depuis cette course un seul abandon, sur accident, à Charlotte.

Cassill s’est illustré notamment à Talladega en signant le sixième temps des qualifications, sa meilleure qualification à ce jour, mais impliqué dans un accident il terminera en dehors du top-30 à près de vingt tours.

Au Kansas pour sa première course dans la n°51, il mène son premier tour de la saison, son deuxième en carrière avant de confirmer le week-end suivant sur le très sélectif ovale de Pocono. En stratégie décalée en fin d’épreuve il parvient à mener quatre tours et se classera finalement vingt-quatrième.

Qualifié douzième au Michigan le pilote Chevrolet a tout simplement réalisé la meilleur course de sa carrière. Solidement installé dans le top-20 il a profité du dernier arrêt en changeant quatre pneumatiques. Si cette décision peut sembler farfelue à cinq tours de l’arrivée cela a payé pour Cassill qui a pu remonter jusqu’à la douzième place.

Ce week-end il va faire ses débuts en Cup sur circuit routier de quoi de nouveau impressionner son monde ?


Une carrière sortie des sentiers battus

En règle général les jeunes pilotes arrivent des séries régionales de la NASCAR ou de l’ARCA et passent par la Camping World Truck Series ou la Nationwide, voire les deux avant d’arriver en Sprint Cup. Pour Cassill le chemin est quelque peu différent.

Arrivé en NASCAR en 2006 grâce au programme de développement de GM, il devient le pilote de développement de la Hendrick Motorsports alors qu’il n’a que 16 ans. Il passera de nombreuses heures sur le Lakeland Speedway ou encore le Greenville-Pickens Speedway pour développer la nouvelle voiture.

Comme le veut désormais le nouveau règlement il doit attendre d’avoir 18 ans pour débuter en Nationwide, ce sera en 2007 à Gateway. L’année suivante il sera engagé pour seize courses au volant de la n°5 de la Hendrick Motorsports et remportera le titre de rookie face à un autre jeune, Brian Clauson en signant notamment une pole position au New Hampshire.

2008 devait être l’année de la confirmation en Nationwide, mais l’arrivée de Dale Earnhardt Jr. à la Hendrick Motorsports allait quelque peu changer les plans. Si Rick Hendrick investit toujours de l’argent en Nationwide c’est pour la JR Motorsports, mais c’est bien cette dernière qui prend les décisions, bien souvent en dépit du bon sens. Résultat Landon Cassill ne court plus qu’à de rares occasions pour cette écurie qui joue désormais les seconds rôles dans ce championnat.

Landon Cassill arrive cependant à trouver refuge dans différentes écuries, notamment avec la Phoenix Racing. Même s’il ne brille pas outre mesure il confirme son potentiel. Cette année il s’est même payé le luxe de mener le championnat après Daytona puisqu’en terminant troisième derrière Stewart et Bowyer il était le premier pilote éligible de la série.


Et maintenant ?

Présenté comme le remplaçant idéal de Jeff Gordon à son arrivée à la Hendrick Motorsports lorsque le quadruple champion prendra sa retraite, Cassill se doit de garder les pieds sur terre et de continuer à travailler comme il le fait depuis de nombreuses années, voilà l’objectif principal, car cette douzième place est un bon résultat, mais pas une fin en soi. Il ne faut pas non plus s’enflammer et se distraire à aller chercher un gros contrat pour 2012.

Toujours sous contrat avec la Hendrick Motorsports il ne peut pas prétendre à un volant dans cette écurie. Pourquoi ? Les quatre places sont prises et le natif de Cedar Rapids dans l’Iowa a fait plus de sept courses, il n’est donc plus considéré comme rookie. En Nationwide, bien que Rick Hendrick mette de l’argent sur la table c’est la JR Motorsports qui décide et elle ne semble pas bien décidée à aider un jeune pilote en devenir. Il faut dire que Cassill ne pèse pas bien lourd face à l’apport financier et médiatique de Danica Patrick.

Pour Rick Hendrick les solutions sont limitées, soit il fait comme avec Brad Keselowski en 2009 à savoir un partenariat technique et financier avancé avec la Phoenix Racing, afin de lui fournir du matériel de première main sachant qu’il y aura toujours des sponsors pour s’associer à un jeune pilote surtout s’il sait se montrer rapide.

Autre possibilité le placer à la Stewart Haas Racing la saison prochaine, mais là encore il va falloir trouver un sponsor et amener de l’argent frais que Tony Stewart ne peut se permettre d’ouvrir une troisième structure dans les circonstances actuelles. A moins que le contrat de Ryan Newman qui arrive à échéance au terme de la saison actuelle ne soit pas renouvelé.

Afin de s’aguerrir avant de passer en Sprint Cup, une saison complète en Nationwide ne serait pas de trop pour Landon Cassill. Pourquoi ne pas viser un volant à la Turner Motorsports, seule écurie de pointe équipée en Chevrolet, mais là encore les places seront chères.

Reste maintenant à voir quel sera le choix de Landon Cassill. La période des transferts devrait débuter sous peu et cela permettra d’y voir plus clair. Une chose est certaine, Rick Hendrick tient en la personne de Cassill un jeune pilote, talentueux, travailleur et discipliné. Le laisser partir à la concurrence serait une grosse erreur.

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