Jeff Gordon et Indianapolis, une histoire d’amour

Jeff Gordon peut-il entrer dans l’Histoire de l’Indianapolis Motor Speedway ce week-end ? En s’imposant dimanche il deviendrait le seul pilote à s’être imposé à cinq reprises sur l’anneau de l’Indiana, puisqu’il partage actuellement ce record avec Rick Mears, Al Unser et A.J. Foyt, trois légendes de la monoplace et des 500 miles d’Indianapolis.

Jeff Gordon : “Je ne pense pas que ce que j’ai réalisé puisse être un jour comparé à ce qu’ont fait A.J. Foyt, Al Unser et Rick Mears. Ce sont deux disciplines totalement différentes.”

L’ovale d’Indianapolis est arrivé en NASCAR en 1994 et pour cette épreuve inaugurale c’est Jeff Gordon qui s’est imposé, signant du même coup son deuxième succès en carrière. Le pilote de la Hendrick Motorsports s’est imposé à trois autres reprises (1998, 2001 et 2004) et a également à son actif trois poles (1995, 1996 et 1999), neuf top-5 et treize top-10 le tout en dix-sept participations.

Gordon a toujours vu l’arrivée sur cette piste, sauf lors de l’édition 1997 où il avait été impliqué dans un accident au quarantième tour. C’est d’ailleurs son plus mauvais résultat sur cette piste, une trente-septième place.

Bien que natif de la Californie Jeff Gordon a passé son adolescence dans l’Indiana du côté de Pittsboro et son vœu le plus cher était de participer à l’Indy 500, mais au début des années 90 sa carrière a basculé, délaissant les monoplaces pour le stock car. Son rêve de gagner “chez lui” à Indianapolis tombait à l’eau. C’était sans compter sur NASCAR qui décidait d’inscrire l’ovale le plus célèbre au Monde à son calendrier dans la première moitié des années 90.

Jeff Gordon : “Je me souviens qu’il y a eu une séance de tests en 1992 ou 1993 et j’étais déçu de ne pas avoir été sélectionné pour y participer. Quand j’ai eu la chance de piloter et de me retrouver dans la ligne droite avant c’était ‘waouh’ et après gagner la course inaugurale ? Incroyable.”

Le quadruple vainqueur des Brickyard 400 reconnaît qu’il lui faut quelques tours pour se mettre vraiment dans le rythme sur cette piste si particulière. Gagner sur cette piste est d’ailleurs plus important pour Gordon que sur n’importe quelle autre inscrite au calendrier.

Jeff Gordon : “C’est vraiment un sentiment incroyable de piloter ici, mais chaque année ça me prend du temps d’être dans le rythme. La première fois que vous arrivée dans le virage n°1 vous vous dites ‘waouh ça ne va pas passer’, puis vous réalisez que vous avez lâché l’accélérateur trop tôt.”


Pocono et Indianapolis sont des pistes sur lesquelles il est de bon ton d’amener le même châssis, surtout lorsque les bons résultats sont là. Vainqueur à Pocono en juin dernier, Jeff Gordon devrait reprendre se châssis, mais le doute subsiste encore puisque l’écurie n°24 n’a toujours pas communiqué les deux châssis qu’elle emmènera dans l’Indiana. S’il compte cinq victoires à Pocono, Gordon ne s’est imposé qu’à une reprise à Indy après avoir visité la Victory Lane sur le rovale c’était en 1998.

Une victoire ce week-end permettra également à Jeff Gordon de prendre seul la troisième place des pilotes les plus victorieux en NASCAR Sprint Cup Series avec quatre-vingt-cinq victoires à vingt longueurs de David Pearson, deuxième, et à cent-quinze de Richard Petty.

Bien que les résultats soient toujours au rendez-vous à Indianapolis ces dernières années (deux top-5 et quatre top-10 depuis sa dernière victoire), Jeff Gordon n’arrive plus à se montrer en tête, chose qu’il faisait à chacune de ses victoires à Indy. Depuis 2005 inclus, il n’a mené que sept tours, tous en 2008, dans une course qui était régulièrement ralentie par des neutralisations, la faute à des pneumatiques bien trop fragiles.

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