Paul Menard va jusqu’au bout de son réservoir pour s’imposer à Indy !

Jeff Gordon semblait en mesure d’écrire une nouvelle page de l’histoire de l’Indianapolis Motor Speedway en devenant le seul pilote à cinq victoires, toutes catégories confondues, sur l’ovale de l’Indiana. Mais voilà la course s’est jouée à la consommation et plusieurs pilotes ont fait le pari d’aller au bout et Paul Menard a réussi à économiser suffisamment pour résister au quadruple vainqueur de l’épreuve pour remporter sa première victoire en carrière.

En s’arrêtant au tour 125 sur les 160 qu’il y avait à couvrir, Paul Menard prenait le risque d’aller au bout de l’épreuve sans s’arrêter, tout comme les autres pilotes qui se sont arrêtés avec lui, à savoir Kevin Harvick, Tony Stewart, Jamie McMurray, Martin Truex Jr. ou encore Mark Martin. En effet, pour le pilote de la Richard Childress Racing, dix-neuvième du classement avant l’agitation du drapeau vert, le seul moyen de se qualifier pour les playoffs passe par une victoire, quelque soit la manière.


Cette victoire est la troisième de la Richard Childress Racing sur le Brickyard après les succès de Dale Earnhardt en 1995 et Kevin Harvick en 2003.

En s’imposant à Indianapolis, Paul Menard devient le premier pilote éligible pour le Summer Sprint Showdown qui se tiendra en Atlanta le 4 septembre prochain. Mais le pilote de la Chevrolet n°27 gagne cinq places au classement général et est maintenant en possession de la seconde wild card, la première étant détenue par Denny Hamlin, onzième.

Dès l’agitation du drapeau vert David Ragan se faisait déborder par Kasey Kahne, qui allait être l’homme fort de ce début d’épreuve. Jeff Gordon, parti dans le top-10 remontait patiemment jusqu’à la deuxième place et avait clairement la meilleure voiture. Le quadruple champion perdait quelques secondes sur son futur coéquipier de la Hendrick Motorsports lors du premier arrêt.

Cependant Jeff Gordon était capable de revenir dans les roues du leader, notamment grâce aux neutralisations pour prendre la tête à Dale Earnhardt Jr., alors en stratégie décalée suite à un problème de surchauffe moteurs quelques minutes plus tôt. A cet instant de la course la Hendrick plaçait trois de ses pilotes aux trois premières places, puisque Jimmie Johnson complétait le trio.

Un débris au 95ème tour forçait les officiels à sortir la troisième neutralisation de l’épreuve et lors de ce ravitaillement plusieurs pilotes dont Gordon choisissaient de ne prendre que deux pneumatiques.

Un nouveau débris était à l’origine de la quatrième neutralisation avant qu’au tour 121 un accident impliquant Landon Cassill ne force la voiture de sécurité à revenir en piste pour la cinquième et dernière fois.


Lors de la relance au tour 126 c’est Brad Keselowski qui menait le peloton, mais il lui restait un arrêt à faire, il allait donc s’effacer au tour 130, avant que Clint Bowyer (133ème tour), Jeff Gordon (134ème tour), David Ragan (135ème tour) et Tony Stewart (145ème) ne s’arrête à leur tour alors qu’ils occupaient la tête.

La suite on la connaît, Jeff Gordon reparti avec plus de trente secondes de retard sur les leaders doit cravacher. Il remonte à raison de deux secondes au tour. Certains pilotes sont contraints de rentrer pour ne pas tomber en panne d’essence. Gordon passe Mark Martin pour la deuxième place à deux tours du but, mais il doit échouer à 725 millièmes de Menard.

Au final, Paul Menard s’impose donc devant Jeff Gordon, Regan Smith, Jamie McMurray, Matt Kenseth, Tony Stewart, Greg Biffle, Mark Martin, Brad Keselowski et Kyle Busch pour les dix premiers.

Le classement général est toujours mené par Carl Edwards, qui compte onze points d’avance sur Jimmie Johnson. Kevin Harvick, Kyle Busch, Matt Kenseth, Kurt Busch, Jeff Gordon, Ryan Newman, Tony Stewart et Dale Earnahrdt Jr. complètent le top-10. Les deux derniers cités sont les seuls dans les dix premiers sans la moindre victoire.

Denny Hamlin, onzième, et Paul Menard, quatorzième, sont pour l’instant les deux titulaires des wild cards. David Ragan, seizième, est à sept longueurs de Menard, alors que Keselowski, vingt-et-unième est à seize longueurs du top-20.

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