Jason Priestley, douloureux souvenirs

Si le nom de Jason Priestley ne vous dit rien, c’est que vous avez passé les années 90 sur une île déserte (ou alors que vous n’étiez pas encore né). Célèbre pour avoir incarné à l’écran le personnage de Brandon Walsh dans ‘Beverly Hills 90210’, série phénomène des années 90, Jason Priestley est également un pur passionné de sport automobile.

Interrogé cette semaine sur le plateau de ‘Piers Morgan Tonight’ sur CNN, Jason Priestley est revenu sur le moment le plus difficile de sa carrière. Celui-ci s’est produit non pas sur un plateau, mais sur un circuit automobile.

Jason Priestley a commencé à concourir régulièrement en rallye au début des années 90 en parallèle de sa carrière télévisuelle. Après quelques saisons en rallye (avec en point d’orgue une participation en WRC en Australie), Priestley se tourne vers le circuit. Il pilote alors une Mustang dans la Motorola Cup (la Grand-Am Cup actuelle) et remporte sa première victoire en 1998 à Mid Ohio. Il termine également 10ème des 24 Heures de Daytona.

En 2002, il décide de s’essayer à la monoplace et s’engage dans le championnat Indy Lights (alors appelé Indy Pro Series) avec une monoplace du Team Kelley Racing. Le challenge semble de taille mais les débuts sont plus que réussis : lors de sa première course sur le Kansas Speedway, Priestley se qualifie troisième et termine second derrière A.-J. Foyt IV ! Les deux manches suivantes à Nashville et Michigan confirment le potentiel du Canadien, avec deux qualifications dans le top 5 ainsi qu’une sixième place dans le Tennessee.

En arrivant sur le Kentucky Speedway pour la quatrième manche du championnat, Jason Priestley est gonflé à bloc. Il signe sa meilleure qualification de l’année (2ème) mais il est victime d’un terrible crash lors du warm-up. D’après les témoins, Priestley a perdu le contrôle de sa monoplace en roulant sur de l’ « oil dry », une substance absorbante déposée là pour résorber une flaque d’huile provenant d’une autre voiture. Ayant percuté le mur de face à près de 300 km/h, Priestley est emmené d’urgence par hélicoptère à l’University Hospital of Kentucky avec une vertébre cassée, plusieurs fractures aux deux pieds et un important traumatisme crânien.

Peu de détails sur l’étendue de ses blessures avaient filtré à l’époque, mais Jason Priestley vient de révéler que les dégâts étaient encore plus importants que ce que l’on imaginait.

Jason Priestley : « Je crois que mes moments les plus difficiles, je les ai connus en 2003 et 2004, après mon gros accident en course et que j’essayais de me remettre sur pieds. Je me suis cassé la colonne vertébrale, mes deux pieds ont été broyés. Il y a également eu de gros dégâts sur mon visage. Mon nez a été arraché, mes pommettes, mon arcade ont été enfoncées. Les médecins ont dû ôter mon globe oculaire pour reconstruire les os du crâne. Il a fallu du temps pour que cette partie du visage fonctionne à nouveau. Je me suis vraiment bien abimé sur ce coup là… »

Jason Priestley a confié à Piers Morgan qu’il continue encore occasionnellement à piloter, mais juste pour le plaisir. On le revoit encore de temps à autre sur les courses d’Indycar (il avait d’ailleurs officié en tant que commentateur sur ABC). Il avait ensuite tenté l’aventure de monter un team pour les 500 Miles d’Indianapolis 2008 mais Max Papis n’avait pas pu se qualifier. Il était également co-propriétaire du Team FAZZT en 2010.

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