Power s’impose à Baltimore et relance la course au titre

Pour son épreuve inaugurale, l’épreuve de Baltimore peut être considérée comme un succès. En effet les tribunes étaient combles et la course fut remplie de suspense grâce aux différentes neutralisations entraînant des stratégies diverses.


Parti en Pole Position, Will Power a réalisé le week-end parfait sur ce tout nouveau circuit. Un temps inquiété par Graham Rahal lors du départ, l’Australien a repris son bien au prix d’un dépassement autoritaire au virage 3 qui en dit long sur ses intentions. Dès lors, Power n’a plus quitté le commandement hormis lors des différentes salves d’arrêts aux stands. Sur cette piste bosselée mettant à rude épreuve les organismes et les machines, le pilote Penske n’a pas commis la moindre erreur et s’est imposé pour la sixième fois de la saison, revenant ainsi à cinq petits points de Dario Franchitti au classement du championnat.

La début de course fut très fluide et il aura fallu attendre le 32ème tour pour voir la première neutralisation dû à l’arrêt en piste de Tomas Scheckter dans l’échappatoire du virage 8. Trois tours plus tard, les officiels relancèrent la course et si les pilotes passèrent sans encombre les deux premiers virages, ce ne fut pas le cas à l’épingle. Ryan Briscoe alors cinquième tenta sa chance au prix d’une manoeuvre hésitante sur Ryan Hunter-Reay. Le résultat fut catastrophique pour les deux pilotes. Un tête-à-queue pour l’Américain et un “drive-through” pour l’Australien pour avoir sorti son adversaire. Mais ce qui restera dans les mémoires, est ce véritable bouchon causé par le tête-à-queue d’Hunter-Reay. Pas moins d’une quinzaine de monoplaces ont dû s’arrêter en piste, le temps que la voie se libère. Dans l’incident, le grand gagnant, en tout cas celui qui croyait l’être fut Tony Kanaan qui gagna presque 12 positions en se faufilant à l’intérieur du virage avant que l’INDYCAR ne décide de remettre les voitures aux positions qu’elles occupaient avant l’accident.

Durant la neutralisation qui suivit, plusieurs pilotes décidèrent de rentrer aux stands dont Oriol Servia, Scott Dixon ou encore Alex Tagliani. Pour ces trois hommes, cet arrêt serait le dernier tandis que les leaders choisirent de rester en piste. A ce moment cela signifiait que Power et Rahal alors aux deux premières places, se devaient de creuser un écart suffisamment important après le restart pour pouvoir ravitailler sans perdre de places. Un choix risqué.

Après 12 tours effectués sous le PaceCar, la course fut enfin relancée avec Power en tête devant Rahal, Franchitti, E.J. Viso et l’étonnante Simona de Silvestro. Au premier freinage, Franchitti tenta une manoeuvre sur Rahal qui non impressionné par le leader du championnat, lui ferma la porte bien qu’il fut prévenu par son équipe de ne pas insister. Malgré un léger contact entre les deux monoplaces, les deux hommes et équipiers chez Ganassi pouvaient continuer leur chemin.

En tête, Power creusa rapidement l’écart sur Rahal qui malgré une grosse attaque, n’est pas parvenu à mettre une distance suffisante entre sa voiture et celle de Servia. Et lorsqu’au 57ème tour, le jeune Américain effectua son dernier arrêt, il vit Servia et le reste du peloton ressortir devant lui. Immédiatement Tim Cindric, stratège de Power le prévenait à la radio en lui indiquant que Rahal s’était fait prendre au piège. Pour éviter une telle mésaventure, il lui intima l’ordre de creuser un peu plus l’écart. Ce qui fit à merveille l’Australien qui pendant trois tours, tournait comme en qualifications, enchaînant les tours rapides au risque de finir sa course dans le mur.

Ainsi, lorsqu’il s’arrêta au 59ème tour, il ressortit devant la voiture numéro #2 de l’écurie Newman/Haas Racing. Pari gagné pour Power, il ne lui restait plus qu’à rallier l’arrivée pour s’imposer. Ce qu’il fit sans problème pour décrocher une victoire digne d’un champion.

Sous le drapeau à damier, Oriol Servia a pris la deuxième position devant Tony Kanaan qui a réussi à gagner 24 positions au volant de son mulet tandis que Franchitti et Dixon complétèrent le top-5.

Dans le top-10, signalons les belles prestations d’Alex Tagliani, sixième qui s’élançait depuis la 21ème place et de Danica Patrick. Septième et meilleure pilote Andretti Autosport, celle qui roulera en NASCAR l’année prochaine a arraché un top-10 à l’expérience mais a pris la septième place de fort belle manière et faisant l’intérieur au freinage à son coéquipier, Hunter-Reay.

A trois courses de la fin, le championnat est totalement relancé grâce à un Power qui nous fait un copié-collé de la saison 2010 de Franchitti. La question est désormais de savoir si l’Australien saura se montrer à la hauteur de son rival sur les deux dernières manches sur ovales… En attendant, il pourra compter sur le circuit routier de Motegi pour prendre le maximum de points avant d’aborder les deux dernières courses de la saison sur le Kentucky Speedway et sur le Las Vegas Motor Speedway.

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