Dan Wheldon ravi de sa journée à Indianapolis

Alors qu’il retrouvait le lieu où il a établi une performance remarquable en mai dernier (victoire aux 500 Miles d’Indianapolis. Ndlr), Dan Wheldon était excité et très joyeux à l’idée de se livrer à une expérience somme toute inédite : “Est-ce que je peux rouler maintenant ? Vous êtes prêts les gars ? Je peux y aller ?”. Le pilote d’essais de la monoplace 2012 de l’INDYCAR était en fait impatient de prendre le volant de monoplaces totalement différentes les unes des autres.

Pour commencer la journée, Dan Wheldon a pris le volant de la USF2000 de Spencer Pigot. Alors qu’il était encadré par l’équipe Andretti Autosport (la rumeur l’annonce pilote de cette équipe à temps plein en 2012 en remplacement de Danica Patrick. Ndlr), l’anglais voulait effectuer deux tours de piste pour faire chauffer ses pneus et découvrir la piste. Après 10 boucles couvertes, une chose était sûre, Dan Wheldon s’amusait bien au volant de cette monoplace USF2000 motorisée par Mazda ! Pour information, le meilleur tour établi par l’anglais au cours de cette série fut de 1:39.49 sec.

L’objectif de la journée pour lui était de tester les voitures composant le programme destiné aux jeunes pilotes et mis en place par l’INDYCAR. Le week-end dernier lors de la course de Baltimore, et pour la première fois de l’histoire, les quatre catégories (USF2000, Star Mazda, IndyLights Series, IZOD IndyCar Series. Ndlr) étaient d’ailleurs réunies.

Mais revenons à Dan Wheldon qui n’en a pas fini… Tout comme un jeune pilote qui remporte le Championnat USF2000 (victoire qui s’accompagne d’une bourse de quelques milliers de dollars. Ndlr), l’anglais s’est donc dirigé vers le baquet d’une voiture du Championnat Star Mazda (en l’occurence celle de Connor de Phillippi, le grand rival du français Tristan Vautier. Ndlr). Avec un temps de 1:29.19 sec, l’anglais se montrait satisfait du comportement de cette voiture, naturellement plus performante que l’USF2000.

Au fur et à mesure de leur progression dans la pyramide, les jeunes pilotes voient les voitures augmenter en poids, en taille et en puissance afin que ceux-ci s’habituent petit à petit à piloter le jour venu en IZOD IndyCar Series.

Pour Dan Wheldon, qui a participé dans sa jeunesse aux Championnats F2000 et Indy Lights avant d’intégrer l’IRL en 2002, la pyramide actuelle est un peu mieux adaptée. “Il y a quelques années, trop de catégories monoplaces étaient proposées aux pilotes, ce qui rendait l’évolution dans la pyramide assez difficile. Ce que j’observe maintenant est beaucoup plus adapté, les jeunes peuvent rebondir d’une catégorie à l’autre assez facilement. C’est un plus qui facilite leur progression.[…] En réalité ce n’est pas bon de passer d’une USF2000 à une voiture de l’Indy Lights. La Star Mazda s’insère parfaitement dans la pyramide puisqu’elle offre aux pilotes la possibilité de se familiariser avec le contrôle de traction et les réglages aérodynamiques.”

Ayant effectué de nombreuses boucles sur le circuit routier d’Indianapolis, Dan Wheldon se dirigeait désormais vers une voiture de la catégorie la plus proche de l’INDYCAR. Avec un temps de 1:25.38 sec effectué au volant de la voiture du Belardi Auto Racing (pilotée en 2011 par Anders Krohn. Ndlr), Wheldon se montra très satisfait : “J’ai vraiment apprécié. J’ai aimé cela énormément ! Au volant de la voiture d’Indy Lights vous ressentez le poids de votre auto comme en IndyCar. Cette sensation est vraiment différente de ce que vous pouvez connaître avec une USF2000 ou une Star Mazda. La monoplace est plus grosse et les pilotes ne sont pas là pour ‘s’entraîner’ mais pour être performants. Je comprends mieux pourquoi l’Indy Lights est le dernier échelon avant de débuter en IZOD IndyCar Series.”

A l’issue de cette journée très productive, Dan Wheldon a pu nous livrer ses impressions sur la filière mise en place par l’INDYCAR : ” Du point de vue d’un team-manager, il est très facile de savoir quel pilote est performant et lequel ne l’est pas car il n’y a pas une multitude de disciplines avant l’IZOD IndyCar Series. Pour les pilotes c’est très bien également. Lorsque vous êtes capable de vous imposer face à un équipier ou un adversaire qui est compétitif dans la même catégorie que vous, alors vous savez directement que vous allez passer au niveau supérieur. J’espère que ‘the Mazda Road to Indy’ va continuer pendant très longtemps car c’est un système efficace et bien conçu.”

Une journée de découverte qui fût donc en tous points positifs pour le pilote anglais. Mais après cette petite détente, le metteur au point de la monoplace 2012 d’INDYCAR devra se remettre au travail lors de la prochaine séance d’essais programmée à Sebring très prochainement.


Récapitulatif des temps réalisés


USF2000 : 1:39.49 sec

Star Mazda : 1:29.19 sec

Indy Lights : 1:25.38 sec

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