Brad Keselowki : la vraie surprise

La saison régulière de Brad Keselowski peut se découper en deux parties, jusqu’à Richmond tout d’abord où il tutoie le néant et un après où il a eu un parcours digne d’un chaser respectable, voire d’un champion en puissance en fin de saison régulière.

S’il est qualifié en playoffs, Brad Keselowski peut remercier son coéquipier, Kurt Busch, d’avoir poussé une gueulante mémorable au soir de l’épreuve de Richmond alors que plus rien n’allait dans l’équipe Penske.


Lors des neuf premières courses de la saison, Keselowski est à créditer d’un abandon, d’un seul top-15 et trois courses menées pour quarante-trois boucles en tête.

À partir de Darlington, Keselowski a pris une autre envergure. Troisième de la dixième manche de la saison, il a enlevé sa première course au Kansas en gérant parfaitement sa consommation. Au-delà de la vingtième place à ce moment de la saison, une qualification était envisageable par l’une des wild cards, à condition de confirmer sa bonne tenue.

Mais voilà, Keselowski allait enchaîner par deux courses très moyennes à Pocono et au Michigan avant de redresser la barre. À Sonoma, Daytona et au Kentucky. Le New Hampshire sera son dernier coup de moins bien de la saison.

Neuvième à Indianapolis, Keselowski restait toujours en dehors du top-20. Pire lors d’essais sur le circuit routier de Road America il se blessait sérieusement aux deux chevilles après un très gros problème de frein. Keselowski allait passer outre la douleur pour s’imposer quelques jours plus tard à Pocono avant de prendre la deuxième place au Glen, puis la troisième chez lui au Michigan. À Bristol il signait sa troisième victoire de la saison et une qualification en playoffs en étant dans les dix premiers était alors envisageable.

Pour les deux dernières épreuves de la saison Keselowski a pris la sixième place du côté d’Atlanta et la douzième à Richmond, de quoi assurer sa place en playoffs avec une wild card, mais insuffisant pour intégrer le top-10.

Qualifié en onzième position, il ne peut pas bénéficier des trois points de bonus par victoire ce qu’il l’aurait fait démarrer en quatrième position des playoffs à égalité avec Jeff Gordon s’il avait atteint le top-10 à l’issue de la saison régulière. Le pilote de la Penske Racing peut vraiment regretter son début de saison totalement raté, qui lui coûte au final quelques points qui pourraient s’avérer précieux au soir de la dernière course de la saison au moment de faire les comptes.

Qualifié en playoffs pour la première fois de sa carrière, reste à voir comment Keselowski supportera la pression. Fera-t-il mieux que des Mayfield, Vickers ou autre Sadler qui lors de leur premier Chase n’avaient tenu qu’un simple rôle de faire-valoir.

L’état de grâce dans lequel il se trouve depuis six semaines finira par s’arrêter, la question sera alors de savoir s’il sera capable de rebondir rapidement ou bien s’il lâchera totalement.

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