Tout savoir sur le moteur à injection

À l’entame de la saison 2012 la NASCAR Sprint Cup Series va tourner une page de son histoire, puisque les carburateurs, utilisés depuis les débuts, seront remplacés par des moteurs à injection. Cependant cette modification n’est valable que pour la Sprint Cup.


Afin de mieux comprendre son fonctionnement, voici quelques réponses aux questions les plus habituelles.

Comment fonctionne le système :

Au lieu d’utiliser un carburateur pour déterminer le mélange d’air et de carburant qui doit circuler dans le moteur, un système électronique composé de capteurs calcule la quantité de carburant nécessaire à chacun des cylindres.

Les écuries devront programmer la cartographie du moteur afin de calculer quand injecter du carburant dans les cylindres et quand enflammer les bougies d’allumage et ce en fonction de la quantité d’air contrôlée par l’accélérateur et la vitesse de rotation du moteur. Les capteurs mesureront la position du vilebrequin, l’oxygène (Le mélange air/carburant.), la température de l’huile, la pression du carburant, la température du carburant, la température du liquide de refroidissement, la position de l’accélérateur, la pression sur la pédale d’accélérateur et sur celle du frein, la pression absolue du collecteur, la température de l’air et la pression barométrique.

Les fans vont-ils le remarquer ?

Pas du point de vu sonore puisque le son est similaire à celui des anciens moteurs. Cependant, ils se rendront compte d’un problème moteur lorsque les écuries brancheront un ordinateur pour diagnostiquer un problème. De plus, en cas de panne d’essence le système s’arrête instantanément, ce qui rendra plus difficile le retour aux stands au ralenti.

Pourquoi la NASCAR utilise-t-elle toujours des plaques de restriction alors qu’il n’y a plus de carburateur ?

La NASCAR pouvait choisir de baisser la puissance moteur en programmant le système. Il aurait ainsi fallu diminuer au maximum la quantité de carburant injectée ou alors utiliser des injecteurs plus petits. Mais la NASCAR estime qu’il y aura une meilleure parité en gardant les plaques et que les écuries seront plus confiantes sur ces courses où les plaques réduisent la quantité d’air afin de diminuer la puissance du moteur.

Qui fabrique le système ?

McLaren Electronic Systems fabrique l’unité de contrôle électronique alors que le microprocesseur est l’œuvre de Freescale Semiconductor. Le logiciel coûte environ 70 000 dollars alors que le système est estimé à 20-25 000 dollars.

Que se passe-t-il en cas de défaillance du système ?

McLaren n’a jamais connu de problème tant en Formule 1, qu’en IndyCar qu’en rallye. Cependant, en cas de problème le pilote devra repasser par les garages et il faudra changer le système. Le temps perdu pour une telle opération est estimé à cinq minutes.

Les équipes de NASCAR pourront-elles se servir du système pour le contrôle de traction ?

Plusieurs pare-feu sont présents et le système est protégé par mot de passe, de plus il se coupera s’il est utilisé pour une autre opération que celle prévue au début. La NASCAR pourra à tout moment contrôler les opérations des différentes écuries en téléchargeant les données acquises par celles-ci. Les voitures ayant terminé la course dans le top-5 se verront confisquer leur système afin que la NASCAR vérifie qu’il n’y a rien de suspect.

Les écuries pourront-elles télécharger les données :

Oui elles pourront le faire après chaque séances d’essais ainsi qu’après les qualifications. En revanche, pendant la course elles n’auront pas accès aux données directes, elles ne pourront ainsi pas faire d’ajustement.

La NASCAR partagera-t-elle des données ?

La NASCAR divulguera quelques informations des voitures dans le top-5 chaque week-end comme la consommation de carburant.

Les écuries auront-elles une meilleure consommation ?

La quantité nécessaire de carburant pour chaque cylindre étant calculée électroniquement et non déversée en partie égale comme c’est le cas avec les carburateurs, l’efficacité du moteur s’en trouvera améliorée.

Que se passera-t-il en cas de panne d’essence ?

Il réside encore quelques inquiétudes sur ce points. Les écuries pourront cependant injecter du carburant directement dans le moteur comme elles le faisaient précédemment.

Y aura-t-il des flammes sur le pot d’échappement ?

Puisqu’il ne s’agit pas d’un système d’injection directe il subsistera quelques flammes, mais moins que par le passé.

Peut-il y avoir une pénurie de pièces ?

Les bobines et le câblage étant fabriqués par différents fournisseurs, il y a peu de chance, mais cela prendra plusieurs semaines, pour que tous les fabricants honorent l’intégralité des commandes.

L’injection peut-elle se généraliser aux séries nationales ?

La NASCAR étudie la possibilité, mais pas avant 2014. Les motoristes ne sont pas encore convaincu qu’utiliser un moteur de Nationwide pour deux week-end revienne au même qu’un moteur de Sprint Cup pour une seule course. De plus l’augmentation du nombre de miles sur un moteur de Nationwide entraînera forcément une hausse du développement des différentes pièces du moteur et donc du budget.

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