Thomas Ferrando débarque en NASCAR

En Europe, il est impossible, pour un pilote âgé de moins de 16 ans, de débuter en EURO-RACECAR NASCAR Touring Series. Désireux de donner une nouvelle orientation à sa carrière en karting, Thomas Ferrando a ainsi effectué une dizaine de séances d’essais au volant d’une FJ-RACECAR au cours de l’hiver. Devant les performances prometteuses affichées par ce jeune pilote, Team FJ, fondateur et organisateur d’EURO-RACECAR, l’a sélectionné pour démarrer son programme de développement, destiné aux jeunes pilotes, pour découvrir le premier échelon de la NASCAR américaine. Thomas Ferrando prendra le 28 avril le départ du Hayes Jewelers 200, manche d’ouverture du NASCAR Whelen All American à Bowman Gray Stadium, situé aux environs de Charlotte (Caroline du Nord) coeur de l’industrie NASCAR.

« Pour Team FJ, c’est une étape de plus dans la construction de la filière NASCAR Européenne explique Jérôme Galpin, directeur de EURO-RACECAR NASCAR Touring Series. Avec Thomas, nous débutons le travail « amont », destinée à préparer les jeunes pilotes aux disciplines NASCAR. Vient ensuite le passage par notre série EURO-RACECAR visant à permettre à un maximum de pilotes européens de s’aguerrir au pilotage de voitures NASCAR et d’obtenir une reconnaissance internationale en Europe et aux USA. Puis la partie « avale » dont la finalité est d’offrir des débouchés en NASCAR à nos champions. A moyen terme, notre objectif est d’amener des pilotes européens vers les plus hautes sphères NASCAR : Sprint Cup ou Nationwide Series. Le choix de Thomas a d’abord été effectué sur la passion. C’est un jeune garçon qui s’est très vite manifesté pour venir rouler en EURO-RACECAR. Il a donc effectué plusieurs séances d’essais et nous avons constaté que le potentiel était là. C’est donc tout naturellement que nous l’avons choisi pour être le précurseur de ce programme. »


Non content de devoir s’acclimater à une monture très spécifique, une auto aux roues découvertes de 1200 kilos et propulsée par un V8 pouvant atteindre 650 chevaux, Thomas Ferrando découvrira le circuit de Bowman Gray. Cet ovale de 400 mètres ne possède pas de banking et il est considéré comme l’un des plus difficiles aux Etats-Unis. C’est aussi un lieu hautement mythique, fréquenté chaque samedi soir, entre avril et août, par plus de 17 000 spectateurs. En 1949, il fut l’un des premiers short-tracks construits par Bill France Sr, fondateur de la NASCAR. Des Petty, Allison ou Earnhardt, les plus grandes dynasties, les plus grands pilotes, s’y sont affrontés. Et c’est ici que le « King » Richard Petty a remporté sa 100e course. « Ça va être l’un des plus gros challenges qu’il aura eu à relever, mais avec tout ce que Thomas a montré jusqu’à présent, il peut le faire », conclut Jérôme Galpin.

Trois Questions à Thomas Ferrando

Qu’est-ce qui peut inciter un pilote de 14 ans à quitter le karting pour se lancer en sport automobile, et plus particulièrement en EURO-RACECAR ?

Le karting devenait très cher comparé à un budget EURO-RACECAR. Il y a trois ans, un ami de mon père m’a mis en contact avec Jérôme Galpin. C’est ainsi que début 2011, à 12 ans et demi, j’ai effectué mon premier test en FJ-Racecar. C’était impressionnant car il s’agissait de la première expérience en auto, mais ça ne m’a pas plus effrayé que ça car la voiture est facile à conduire. Depuis, je m’attèle à rouler au moins une heure par mois à son volant et devant l’impossibilité de pouvoir rouler avant d’avoir 16 ans, a germé l’idée des Etats-Unis…

Comment vous êtes-vous préparés à affronter les ovales, et qu’est-ce qui vous plait en NASCAR ?

Je pratique le vélo et la musculation quotidiennement. J’ai également beaucoup travaillé l’anglais, notamment pour bien comprendre les communications avec le spotter et les membres du team. Dans cet univers, j’aime la vitesse et le show. Il y a également une vraie rivalité entre les pilotes tant les écarts sont serrés. Je suis assez serein face à ce défi, et ce que j’appréhende peut-être le plus, c’est de ne pas pouvoir suffisamment comprendre et me faire comprendre à cause de la langue…

Quels sont vos objectifs pour ce baptême du feu ?

Avant toute chose, notre ambition est de voir l’arrivée. Une bonne position est toujours l’objectif, mais nous serons avant tout là-bas pour découvrir et être totalement immergé dans ce milieu. J’attends beaucoup de l’entente avec mon spotter et la compréhension de la gestion d’une course, ainsi que la fatigue. C’est une belle expérience à vivre, et je remercie mes partenaires, CSTI Industrie et Knauf, sans qui cette aventure n’aurait pas lieu.

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