Pole Day : Ryan Briscoe en Pole pour 0.003mph !

Une première Pole Position est toujours un évènement particulier dans la carrière d’un pilote. Mais cela n’a rien à voir avec une première Pole Position décrochée sur l’Indianapolis Motor Speedway qui plus est avec le plus petit écart de l’histoire des qualifications des 500 Miles d’Indianapolis.

Durant toute la semaine d’essais libres, Ryan Briscoe et l’écurie Penske n’ont jamais semblé être en mesure de viser la Pole. Travaillant sur les réglages de course, les hommes du “Capitaine” en ont gardé sous le pied. C’est donc avec une certaine surprise que tout le paddock de l’IndyCar a accueilli la Pole Position de l’Australien au terme d’un “Fast Nine” éprouvant pour les nerfs. Avec une moyenne sur quatre tours de 226.484mph, Briscoe a délogé de la Pole Position dans les tous derniers instants James Hinchcliffe pour 0.003mph !


C’est incroyable ! Ces quatre tours étaient si bons et si constants. C’est le quatrième tour qui m’a ramené la Pole aujourd’hui et ce sont les réglages que j’avais aussi. L’équipe Penske a travaillé si dur. Chevrolet aussi, ils m’ont apporté la puissance nécessaire. Je suis très fier d’eux. Avoir une Pole à Indy, c’est énorme. Je pense avoir bien été formé par Rick Mears et Helio Castroneves.

Comme l’a signalé Briscoe, Chevrolet est également l’une des histoires majeures de ces qualifications. Avec huit voitures dans le top-10, le motoriste américain a balayé d’un revers de manche toutes les rumeurs qui annonçait son rival Honda plus performant sur les superspeedways. Dans le paddock, on parle d’une évolution moteur qui aurait fait gagner une dizaine de cheveux au V6 bi-turbo.

Sur la première ligne, Hinchcliffe s’élancera donc depuis la deuxième position. Auteur du meilleur tour de la séance qualificative, le Canadien se montrait déçu d’être battu de si peu mais néanmoins ravi de partir devant dimanche prochain.

C’est le plus petit écart, ça me fend le coeur dans un sens, mais s’élancer depuis la première ligne est incroyable. Je vais perdre un peu de sommeil à essayer de m’imaginer ce que représente cet écart sur Ryan. C’est une rafale de vent, une ombre dans un virage qui change et ça peut suffire à faire la différence, mais c’est un résultat super pour nous. 226.484mph, ces chiffres vont me hanter pour le reste de ma vie…

A l’extérieur de la première ligne, on retrouvera Ryan Hunter-Reay qui confirme le statut de favori de l’écurie Andretti Autosport. Pour l’Américain, cette performance représente un jolie pied de nez à celle de 2011 où il avait manqué sa qualification, ne devant sa participation à l’Indy 500 qu’à un accord entre Michael Andretti et A.J. Foyt qui lui permit de prendre le volant de Bruno Junqueira.

En deuxième ligne, Marco Andretti auteur du tour le plus rapide de la semaine vendredi se montrait quelque peu déçu de cette performance, estimant qu’il avait une chance de jouer la Pole Position. Au final, il devancera dimanche prochain Will Power qui a égalé sa performance de 2011 et le triple vainqueur, Helio Castroneves.

Sur la troisième ligne, l’autre performance remarquable est à mettre au crédit de Josef Newgarden et de l’écurie Sarah Fisher Hartman Racing. Seul représentant du clan Honda dans le “Fast Nine”, le rookie n’a pas failli en réussissant un très bon septième chrono devant Tony Kanaan et E.J. Viso.

Premier pilote hors du top-10, Rubens Barrichello a su se montrer patient tout au long de la semaine pour délivrer le résultat au moment opportun. Le Brésilien qui peinait à trouver de la vitesse aux essais, en raison de réglages conservateurs censés le maintenir en confiance, a fait un bond en avant lors du Pole Day pour décrocher la 10ème place pour sa première venue à Indianapolis. A la sortie de sa voiture, l’ex-pilote de Formule Un affichait un sourire qui en disait long sur sa joie d’avoir réussi une performance de premier ordre.

Ca a été une expérience formidable. Je suis fier, je suis si fier. Ca a été une semaine d’essais et d’expérimentations. L’équipe m’a vraiment bien préparé pour ça et je m’amuse sur cette piste. J’avais besoin d’encore un peu de temps dans la voiture pour me montrer plus rapide.

Les gens à la maison peuvent dire, ‘C’est juste quatre virages’. Je vais vous dire. Ces quatre virages sont bien plus difficiles que bien d’autres que j’ai dû affronter dans toute ma carrière.

Poleman l’année dernière pour Sam Schmidt Motorsports, Alex Tagliani s’élancera cette année depuis le 11ème rang. Souffrant d’une voiture trop sur-vireuse, le Canadien a tout fait pour la maintenir en piste mais a souffert d’un gros stress durant ses quatre tours.

Courir de cette manière sur le Speedway est plutôt risquée. C’est un non-sens en quelque sorte. Mais je pense qu’il y a encore un peu plus à extraire de la voiture. Mon rythme cardiaque était déchaînée, comme lors d’un run de deux heures à vélo.

En milieu de grille, la déception est venue de l’écurie championne en titre, Chip Ganassi Racing. Déjà en difficulté ici en 2011, l’équipe affiche toujours des performances en deçà de son potentiel, la faute hier à une charge aérodynamique encore trop importante. Au final, Scott Dixon et Dario Franchitti s’élanceront respectivement des 15ème et 16ème place sur la grille et seront confrontés au risque d’accrochage du premier virage.

Enfin du côté des Français, seul Simon Pagenaud a assuré sa qualification lors du Pole Day en postant le 23ème chrono. Sébastien Bourdais devra se qualifier lors du Bump Day tout comme Jean Alesi qui n’a pas effectué le moindre tour estimant qu’il n’avait aucune chance de se qualifier le samedi.

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