Wilson vainqueur d’une course pleine de rebondissements

Le destin de l’écurie Dale Coyne Racing semble être définitivement lié à son pilote Justin Wilson. Premier pilote victorieux sur l’une de leurs voitures à Watkins Glen en 2009, le Britannique a ensuite quitté cette équipe pour rejoindre Dreyer & Reinbold Racing en 2010 et 2011. Cette année, Wilson est de retour dans l’équipe Dale Coyne Racing et à nouveau, une victoire est venue sceller ces retrouvailles. Un succès qui restera gravé dans l’histoire de l’IndyCar puisque pour la première fois de leur histoire, Wilson et Dale Coyne se sont imposés sur ovale, sur le Texas Motor Speedway devant les habituels favoris que sont les voitures Ganassi et Penske.

Dans une course à la philosophie nouvelle rendue possible par une drastique réduction des appuis aérodynamiques, les traditionnels paquets récompensant davantage les ingénieurs que les pilotes ont cette année laissé leur place à une véritable course sur ovale, durant laquelle les pilotes ont dû lever le pied et se battre avec des voitures dont le comportement évoluait durant les 550km que comportaient les Firestone 550.

Et le moins que l’on puisse dire est que cette “nouvelle” façon de courir sur ovale a fait des victimes de renoms à l’image de Scott Dixon tout d’abord. Le Néo-Zélandais semblait être le pilote à battre cette nuit avec 133 tours menés mais alors qu’il abordait le 174ème tour en tête, un tête-à-queue dans le virage 4 avait pour conséquence d’annuler toute ses chances de victoires.


Un pilote Ganassi succédait alors à Dixon en tête de la course en la personne de Graham Rahal. Le pilote de la Dallara-Honda numéro #38 dont la dernière victoire remonte à St. Petersburg 2008 semblait se diriger tout droit vers son deuxième succès en carrière et son premier sur ovale mais une erreur dans l’avant-dernier tour au virage 4 l’a forcé à brosser le murer, pliant légèrement sa suspension arrière-droite. Derrière lui, Wilson ayant vu cette erreur s’est immédiatement porté en tête et n’a pas commis la moindre faute pour aller décrocher sa troisième victoire en carrière et sa première sur un ovale.

Derrière lui, Rahal est parvenu à sauver sa deuxième place tandis que Ryan Briscoe, James Hinchcliffe et J.R. Hildebrand ont complété le top-5.

Dans le top-10, signalons la 10ème place de James Jakes qui donne un autre bon résultat à Dale Coyne mais surtout la nouvelle excellente prestation du rookie Simon Pagenaud qui malgré un tour de retard aux deux tiers de l’épreuve a réussi à revenir dans le tour du leader pour décrocher une superbe sixième position.

En revanche la nuit a été difficile pour le vainqueur de l’Indy 500. En effet Dario Franchitti a dû composer avec une voiture exécrable dès le 15ème tour et après avoir tapé le muret extérieur, ces mécaniciens ont décidé de lui déconnecter sa barre anti-roulis arrière. Résultat des comptes, l’Ecossais a été victime d’un manque de grip toute la course et n’a pu faire mieux qu’une modeste 14ème place à trois tours de Wilson.

Au final, cette course que beaucoup craignait, a définitivement validé les choix du Vice-Président de la Technologie de l’INDYCAR, Will Phillips et du Président de la Compétition, Beaux Barfield. Pour la première fois depuis 10 ans et le C.A.R.T., les courses sur speedways ont enfin retrouvé leur charme d’antan, prouvant que lorsque le pilotage est de mise sur ce genre de piste, le spectacle est meilleur et les résultats tout aussi surprenants.

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