Hunter-Reay ambassadeur de luxe pour l’IndyCar ?

Depuis le 8 juillet 2012 et l’arrivée de Ryan Hunter-Reay aux commandes du championnat IndyCar avec 34 points d’avance sur le favori Will Power, tout un peuple se met à rêver. Et si un Américain devenait champion ? Cet évènement ne s’est plus produit en IRL depuis 2006 et le titre de Sam Hornish Jr. tandis que du côté du Champ Car et du CART, les statistiques sont encore plus douloureuses puisqu’il faut remonter à 1996 et Jimmy Vasser pour retrouver trace du dernier champion aux couleurs de la bannière étoilée. On le sait depuis 2008 et la réunification entre IRL et Champ Car, l’IndyCar tente de retrouver son statut de discipline automobile numéro #1 aux Etats-Unis. Depuis deux ans, les signes de progrès sont nombreux et l’avenir semble radieux. Pourtant, un élément permettrait d’accélérer ce processus de cicatrisation dans le cœur des passionnés de sports automobile américain : l’avènement d’un de leur compatriote !


Car en dépit de la scission, le désintérêt (il faut relativiser ce terme) des Américains pour la monoplace vient en grande partie de l’absence de pilotes US au premier plan. Depuis 2011, les Etats-Unis sont à nouveau la première nation représentée en IndyCar. Pourtant seul un pilote représente fièrement ses couleurs sur la piste et en-dehors : il s’agit de l’actuel leader du championnat. Car il faut bien admettre que seul Ryan Hunter-Reay possède la carrure d’un candidat régulier à la victoire. Oublions la star programmée Marco Andretti qui ne parvient toujours pas à trouver la recette miracle pour être performant malgré ses six années de présence (un chemin de croix que personne hormis son père n’aurait accepté). Mettons de côté le plus sérieux et prometteur Graham Rahal qui peine encore à se montrer régulier dans ses performances en dépit d’un potentiel très intéressant. La véritable star que l’IndyCar et les fans recherchent depuis six ans est bel et bien Hunter-Reay !


A ce titre le parcours de ce pilote est intéressant. Rookie en CART lors de la saison 2003 au sein de l’écurie American Spirit Team Johansson, l’Américain démontre immédiatement une belle pointe de vitesse mais aussi et surtout une tendance à commettre de nombreuses erreurs. Cette étiquette le suivra durant de nombreuses années et c’est ainsi que l’Américain fut écarté de la monoplace américaine en 2006. De retour en 2007 chez Rahal-Letterman Racing, Hunter-Reay démontre s’être assagi et remportera même une victoire l’année suivante à Watkins Glen. Pourtant, ce succès ne lui permettra pas de trouver un volant dans l’un des top-teams, faute de budget. Ainsi en 2009, IZOD (le futur sponsor principal du championnat) vient à son secours en choisissant de le soutenir. Cela lui permit de trouver refuge chez A.J. Foyt Enterprises avant de rejoindre l’armada Andretti Autosport en 2010. Enfin, Hunter-Reay disposait d’une structure suffisamment armée pour pleinement s’exprimer. C’est ce qu’il fait depuis et c’est donc avec mérite qu’il occupe désormais la tête du championnat pilote cette saison en IndyCar.

En observant son parcours, l’histoire ne serait que plus belle s’il parvenait à décrocher le titre de champion IndyCar ! Face à des stars programmées que sont Andretti et Rahal, Hunter-Reay a dû se battre pour non seulement intégrer l’IndyCar tout d’abord en 2003 mais également pour y revenir en 2007 et y rester. Sans le soutien d’IZOD (qu’il a superbement représenté comme il représente ses sponsors actuels), Hunter-Reay serait probablement reparti en Grand-Am ou en ALMS et l’IndyCar serait passée à côté de son possible meilleur ambassadeur. Alors oui, la destinée de l’IndyCar auprès des Américains passe par le succès de ce pilote et oui Hunter-Reay incarne à lui tout seul le retour de la bannière étoilée au sommet de la monoplace américaine !

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