Dario Franchitti passe la barre des 216mph à Fontana

Pour la première fois depuis 2005, les monoplaces d’IndyCar ont à nouveau roulé sur l’ovale de Fontana. Lors d’une séance de tests organisée par l’INDYCAR en vue de préparer la finale de la saison, les pilotes et écuries ont eu l’opportunité d’essayer différentes configurations aérodynamiques.

Très rapidement, hormis les traditionnels réglages d’ailerons et de hauteurs de caisse, la question était de savoir si l’utilisation de la dérive centrale de l’extracteur était nécessaire. En effet, cette petite dérive en carbone change drastiquement le comportement de la monoplace. Montée sur l’extracteur, le pilote peut avaler les 2 miles le pied soudé à l’accélérateur tandis que sans, il doit composer avec une monoplace plus rétive en courbe.


Par ces essais, l’INDYCAR entend récupérer les données et le ressenti des différentes écuries afin de définir la configuration aérodynamique à adopter lors de la course, le 15 septembre. A l’instar du Texas, l’INDYCAR devrait forcer les écuries à rouler sans dérive centrale afin d’éviter les tant redoutées et inintéressantes courses en paquets, ce qui abonde dans le sens des pilotes comme Dario Franchitti et Will Power.

Je suis quelqu’un qui ne veut pas de ces dérives. Lorsque la piste refroidira à la tombée de la nuit et que la gomme se déposera, ce sera acceptable de rouler sans dérive.” a expliqué l’Ecossais, dernier vainqueur en date en 2005. “Avec les dérives montées sur les extracteurs, je crains qu’elles apportent juste ce surplus d’appui qui nous amènera de nouveau les courses en paquets. En fin de compte ce qui est important, c’est qu’il est très difficile de piloter les voitures sans la dérive. Pas facile du tout.

De son côté et sans surprise, Power, qui réclame au minimum 800 chevaux et moins d’appui aérodynamique, prône l’utilisation de l’extracteur sans dérive. “Enlevez cette dérive ! Ca doit être comme ça et pas autrement! Je pense que la majorité des pilotes veulent rouler sans.

La première fois que j’ai fait une simulation de qualification, j’ai dû lever le pied au milieu du virage. C’était génial. C’était exactement comme Helio Castroneves me décrivait la façon de piloter en CART. Lorsque nous avons monté la dérive, nous étions immédiatement à fond.

Du côté de Ryan Hunter-Reay, adversaire de Power dans la course au titre, le son de cloche est différent. L’Américain qui a piloté ici en 2003 du temps du CART en essais privés préfèrerait pour sa part utiliser la dérive en course.

Du point de vue chronométrique, le meilleur temps de cette séance est à mettre au crédit de Franchitti avec une moyenne réalisée à 216,7mph de moyenne. Une performance à prendre avec des pincettes tant cette journée privilégiait le développement à la performance pure.

Une seconde séance de tests sera organisée ici le 12 septembre afin de valider définitivement le choix des officiels et de permettre aux écuries de travailler sur la mise au point de leurs voitures.

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