Une saison haute en couleurs

Vainqueur de sa première course en carrière sur le Talladega Superspeedway en 2009, alors qu’il était engagé à temps partiel à la Phoenix Racing, Brad Keselowski a depuis fait du chemin pour décrocher son premier titre de champion dans la catégorie reine de la NASCAR.

C’est au Kansas en 2011 que Keselowski s’est imposé pour la deuxième fois en Sprint Cup, alors qu’il était au cœur de sa deuxième saison avec la Penske Racing, sa deuxième à temps complet également. Ce succès a alors été le déclencheur pour le reste de saison, puisqu’il s’est imposé à deux autres reprises pour décrocher une première qualification en playoffs. Cinquième au terme du championnat, il ne pourra rien contre la domination du duo Stewart/Edwards, bien qu’ayant été le troisième homme avant de craquer sur la fin.


Vainqueur à deux reprises pendant les playoffs, dont la manche d’ouverture disputée sur le Chicagoland Speedway, Keselowski a une moyenne à l’arrivée du Chase de 6,3, c’est-à-dire la même que celle de Stewart l’an dernier. Dans l’histoire des playoffs seuls trois pilotes font mieux : Johnson avec ,,0 en 2007, 5,7 en 2008 et 6,2 en 2010, alors que Jeff Gordon, vice-champion en 2007 est à créditer d’une moyenne de 5,1, non loin du record détenu par Carl Edwards en 2011 avec 4,9 ! Comme Gordon, Edwards a échoué en deuxième position.

Meilleurs pilotes 2012 :

Brad Keselowski : Champion avec cinq victoires, le pilote de la Penske Racing a réalisé un Chase de haute volée avec deux victoires et huit top-10. Son plus mauvais résultat des playoffs, une quinzième place à Homestead lors de la finale, la place qui lui assurait automatiquement le titre quelque soit le résultat de Johnson.

Il est le troisième pilote de l’ère moderne à être sacré pour sa troisième année à temps complet ou moins. Jeff Gordon a été champion en 1995 pour sa troisième saison complète alors que Dale Earnhardt à enlever le titre en 1980 pour sa première année à temps complet. Il avait manqué quatre des 31 courses l’année précédente lors de sa saison de rookie, alors qu’il n’avait jamais pris plus de cinq départs de 1975 à 1978.

Jimmie Johnson : Un écrou mal serré couplé à un problème de différentiel auront eu raison des espoirs de sixième titre pour Jimmie Johnson lors de la dernière levée de la saison. Le quintuple champion peut se consoler avec le meilleur Rating de la saison (109,5 – ndlr.) et le plus grand nombre de victoires (Cinq, à égalité avec Keselowski et Hamlin – ndlr.) dont un quatrième succès au Brickyard 400 sur l’ovale d’Indianapolis.

Les retours de l’année :

Clint Bowyer : Vainqueur d’une seule course en 2011, l’épreuve automnale de Talladega, Bowyer quitte la Richard Childress Racing sans avoir participé au Chase. Le nouveau pilote de la Michael Waltrip Racing s’est retrouvé à trois reprises sur la Victory Lane arrachant à Jimmie Johnson le titre honorifique de vice-champion lors de la dernière course. Avec son coéquipier Martin Truex Jr. il a offert à sa nouvelle écurie une première qualification en playoffs.

Greg Biffle : Seizième en 2011 sans la moindre victoire, avec simplement trois top-5 et dix top-10 à son actif le pilote de la Roush Fenway Racing n’était pas promis à une belle saison 2012, pourtant il s’est imposé à deux reprises, a enregistré douze top-5 et vingt-et-un top-10 et a mené à quatorze reprises le championnat à l’occasion de la saison régulière. Il se classe finalement cinquième, son troisième top-5 en carrière et son premier depuis 2008.

Meilleures équipes :

Hendrick Motorsports : Comment occulter l’écurie qui a remporté sa deux-centième victoire en carrière dans la série grâce à Jimmie Johnson à Darlington ? L’écurie s’est imposée à dix reprises dont à Indianapolis pour la huitième fois. Outre les cinq succès de Johnson, Gordon et Kahne se sont imposés deux fois chacun, alors qu’Earnhardt a remporté une course pour la première fois depuis quatre ans…

Penske Racing : L’écurie championne n’a été portée que par un seul pilote, Brad Keselowski. Roger Penske décroche ainsi son premier titre en tant que propriétaire dans la série reine, alors qu’il y est présent depuis le début de l’ère moderne, en 1972 !

La seconde voiture de l’écurie, la n°22 n’a signé qu’une pole position grâce à Allmendinger au Kansas et quatre top-10, trois pour Allmendinger, un pour Hornish qui a été appelé pour pallier la suspension d’Allmendinger en milieu de saison.

Les progrès de l’année :

Brad Keselowki : Qualifié pour les playoffs en 2011 avec l’une des deux wild cards, il a continué son ascension cette année. Il a su s’imposer sur des pistes aussi variées que Bristol, Dover et Talledega, mais a surtout montré une capacité à résister à la pression exercée par Jimmie Johnson pendant les playoffs, malgré quelques erreurs en fin de championnat, qui aurait pu s’avérer bien plus graves.

Martin Truex Jr. : Le pilote de la Michael Waltrip Racing a retrouvé le niveau qu’était le sien en 2007, année de son seul autre Chase. De 2008 à 2011 sa place moyenne à l’arrivée était de 19,5 ! Sept top-5, c’est un de moins que sur les quatre dernières années combinées et dix-neuf top-10 sont venus agrémenter la ligne de statistiques de Truex cette saison. Onzième du championnat, comme sa position au Driver Rating avec 95,6, il ne lui a manqué qu’une victoire. Il est le seul chaser dans ce cas.

Meilleures courses :

IRWIN Tools Night Race, Bristol Motor Speedway (25 août) : La pression des playoffs, couplée au retour du bump and run dû au resurfaçage du demi-mile le plus rapide du monde ont produit un spectacle que beaucoup de gens attendaient. Treize leaders différents, trois de moins que le record, treize neutralisations ce qui est le plus grand nombre des onze dernières courses disputées à Bristol, Stewart qui jette son casque sur la voiture de Kenseth après une altercation en piste, Patrick qui montre son mécontentement à Smith après un accident. Bref du Bristol comme beaucoup l’aiment.

Finger Lakes 355 at The Glen, Watkins Glen International (12 août) : La course routière disputée dans l’état de New York a accouché d’un dernier tour d’anthologie et d’une bagarre on ne peut plus épique entre Kyle Busch, Marcos Ambrose et Brad Keselowski pour la victoire. De l’huile sur la piste a été à rendre cette fin de course savoureuse, qui a vu Ambrose et Keselowski s’échanger la tête de l’épreuve à quatre reprises dans le dernier tour ! C’est finalement l’Australien qui a eu le dernier mot, pour sa seconde victoire en carrière, sa seconde à Watkins Glen après celle décrochée en 2011.

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