Ray Evernham refuse un poste de chef d’équipe

L’emblématique chef d’équipe de Jeff Gordon de 1992 à 1999 ne semble pas intéressé par un retour au poste qui l’a fait roi. Ray Evernham, lors d’un évènement de charité ce jeudi a confirmé qu’il venait de refuser l’offre d’une grosse écurie de NASCAR Sprint Cup. S’il a tu le nom de cette écurie, il a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas de la Hendrick Motorsports.

Ray Evernham : “J’ai reçu une très belle opportunité il n’y a pas si longtemps de cela qui m’a fait réfléchir. J’aurais pu le faire, mais je n’aurais certainement pas eu les résultats que j’ai eus par le passé.”


Le passé auquel il fait référence est bien évidemment son association avec Jeff Gordon d’Atlanta 1992 à Dover en septembre 1999. Durant cet intermède ce sont trois titres de champion (1995, 1997 et 1998 – ndlr.), quarante-sept victoires et trente poles position en 316 départs !

Ray Evernham : “Quand je regarde ce que j’ai réalisé avec Jeff Gordon, je considère la saison 1998 comme mon modèle, mon standard. Si je n’arrive pas à faire aussi bien je serai frustré, je ne veux plus de ce sentiment.”

Il est vrai que la saison 1998 du duo Ray Evernham/Jeff Gordon s’apparente à la saison parfaite ou presque. En trente-trois courses se sont treize victoires, vingt-six top-5, vingt-huit top-10, sept poles, 9818 des 9932 tours parcourus, 1717 tours menés, une place moyenne de 7,0 au départ, 5,7 à l’arrivée, trente-et-une épreuves terminées dont vingt-huit dans le tour du vainqueur.

S’il se dit flatté de la proposition reçue, Evernham a préféré la refuser, n’étant pas certains de pouvoir s’adapter aux contraintes de XXIème siècle.

Ray Evernham “Je suis flatté, mais je dois passer mon tour. Est-ce que j’aimerais faire partie d’une équipe et apporter des solutions dans mon travail ? Oui évidemment. Est-ce que j’aimerais cet environnement de compétition ? Je pense que je serais constamment frustré. J’ai fait mon temps.”

Evernham a maintenant d’autres activités, notamment avec Rick Hendrick puisque les deux hommes travaillent sur un programme de télévision appelé ‘Americarna’ qui explore les États-Unis d’Amérique au travers de l’évolution de la culture automobile.

Ray Evernham : “Nous racontons des histoires sur les Corvette, les contrebandiers, la façon dont les choses se sont développées. Lui et moi n’avons pas forcément le même point de vue. À nous deux nous connaissons beaucoup de gens et possédons énormément de voitures.”

S’il a tout gagné dans sa carrière Ray Evernham n’attend plus qu’une chose, être intronisé au Hall of Fame. S’il fait partie des vingt-cinq nommés, il n’a pour l’instant pas été choisi lors des quatre premières promotions.

Ray Evernham : “Veux-je faire partie du Hall of Fame ? Évidemment. Être intronisé au Hall of Fame est l’une des dernières choses que vous faites dans votre carrière. Je ne pense pas mériter d’être au Hall of fame plus que quiconque.”

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