Honda Grand Prix of St. Petersburg : Présentation

L’hiver se termine enfin en IndyCar ! Ce week-end, le paddock débarque du côté de St. Petersburg dans le cadre de la première manche du championnat 2013. Comme de coutume, le championnat de monoplaces américain est le dernier à retrouver le chemin des circuits parmi les séries majeures du sport automobile mondial.

Mais si l’IndyCar nous a fait attendre, ne lui en voulons pas trop car après avoir vécu l’année dernière l’une des plus belles saisons de l’histoire de la discipline (sur le plan sportif), il se pourrait que 2013 repousse encore cette limite. Pour preuve lors de la dernière journée d’essais de pré-saison à Barber, 16 pilotes se tenaient dans la même seconde et plus impressionnant encore, l’ensemble des 28 pilotes présents y compris le nouveau venu Stefan Wilson ont battu la Pole Position de 2012 réalisée par Helio Castroneves ! Comme le confiait James Hinchcliffe en Alabama, la compétition est plus serrée que jamais.

Dès lors que faut-il attendre sur le circuit urbain de St. Petersburg pour la dixième édition de cette course ?


Encore une fois tous les yeux seront tournés sur le duel que vont se livrer le champion en titre, Ryan Hunter-Reay qui arbore fièrement le numéro #1 sur sa Dallara-Chevrolet et Will Power, vice-champion pour la troisième année d’affilée en 2012. Sur une piste qu’il affectionne (il a signé trois Poles lors des trois dernières éditions et une victoire en 2010), le pilote Penske sera le favori et entend bien démontrer qu’en 2013, il ne laissera que des miettes à ses adversaires. Du côté d’Hunter-Reay, l’objectif sera évidemment d’honorer son titre de champion de la meilleure manière qu’il soit en décrochant la victoire afin de prouver qu’il est bel et bien devenu la référence en IndyCar.

La référence, Scott Dixon l’a été à deux reprises en 2003 et 2008. Seul pilote du clan “Honda” en lice pour le titre la saison passée, le Néo-Zélandais a pris l’avantage psychologique sur son coéquipier Dario Franchitti au sein de l’écurie Chip Ganassi Racing. Cette année, au vu des résultats des différents essais, il semble qu’encore une fois, Dixon sera le pilote numéro #1 de l’équipe. Après avoir subi la domination de son coéquipier depuis l’arrivée de Franchitti dans l’antre Ganassi, le double champion IndyCar entend bien assoir sa prise de pouvoir en le dominant pour la seconde année consécutive et par la même occasion lui faire l’affront de ramener le titre de champion dans l’écurie.

Mais outre ces trois hommes, un panel d’outsiders sera également en mesure de se mêler à la lutte pour le top-5 voire la victoire. En effet des pilotes d’expérience comme Justin Wilson (très à son avantage à Barber avec le troisième chrono), Tony Kanaan, Sébastien Bourdais, Oriol Servia, , des stars américaines comme Graham Rahal, Marco Andretti, J.R. Hildebrand, et des jeunes comme Simona de Silvestro, James Hinchcliffe, Simon Pagenaud et Tristan Vautier seront tous dangereux à un moment ou un autre durant l’année.

Ensuite d’après les performances affichées à Barber par l’ensemble du plateau, il se pourrait que le hiérarchie soit cette année encore quelque peu bouleversée. En effet, aussi bien les motoristes que les écuries ont trouvé des gains importants à la fois sur les V6 turbo que sur le plan aérodynamique comme en a témoigné le chrono de Will Power sur le Barber Motorsports Park, trois secondes plus rapide que la Pole de 2012 ! A ce petit jeu, certaines équipes ont peut-être amélioré davantage la compréhension de leur package que leurs rivales après un an d’utilisation de la nouvelle voiture.

Enfin la saison 2013 marquera également un nouvel affrontement entre Chevrolet, champion en titre et Honda. Si cet hiver le V6 de Detroit s’est toujours montré le plus rapide, il se murmure qu’Honda a rattrapé son retard et roulait en deçà de ses possibilités à Barber afin de préserver ses blocs. Alors qui des Américains ou des Japonais auront fait le meilleur travail durant l’inter-saison ?


L’oeil du pilote :
La rentrée des classes est toujours un moment particulier pour un pilote. Après un hiver passé à faire le vide mentalement, à se renforcer physiquement et à travailler sur sa monoplace, l’arrivée de la première course de l’année engendre une excitation et une tension que seule la confrontation en piste permet d’évacuer. Il n’est donc pas étonnant de voir de nombreuses fautes en piste surtout lorsque la première course se déroule sur un circuit urbain comme celui de St. Pete.

Bien que les essais privés aient permis de se faire une idée des forces en présence, une part de doute subsiste toujours dans la tête des pilotes avant la première véritable confrontation. Chacun arrive donc avec sa part de confiance et de doute que seules les premières séances d’essais libres permettront d’effacer.

D’un point de vue mise au point, le circuit de St. Pete nécessite de forts appuis aérodynamiques pour se faufiler aisément dans les enchaînements à moyennes vitesses (sur le 3ème et 4ème rapport) ainsi qu’une voiture bien amortie pour absorber les nombreuses bosses et générer suffisamment de traction à la sortie des virages lents. Du point de vue pilotage, la piste demande aux pilotes d’être extrêmement réactifs aux bosses qui peuvent les contraindre à rattraper une soudaine dérobade du train arrière à l’accélération ou au freinage.

La course : Honda Grand Prix of St. Petersburg

La date et l’heure : Dimanche 24 mars à 12H (côte Est) soit 17H, heure française.

Le circuit : Streets of St. Petersburg, circuit urbain de 1,8 mile.

La distance : 110 tours soit 198 miles.

Poleman 2012 : Will Power

Vainqueur 2012 : Helio Castroneves

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