Première victoire en carrière pour James Hinchcliffe

Si la saison 2013 est à l’image de la première course de la saison, alors le spectacle et les surprises devraient être légion pour la campagne 2013 du championnat IndyCar.

En effet à l’issue d’une course marquée par des accrochages, erreurs de pilotage et casses mécaniques, c’est le Canadien James Hinchcliffe qui a émergé en tête et fait preuve d’une grande force mentale pour aller décrocher sa première victoire en carrière, bien épaulé par son ingénieur Craig Hampson qu’il avait déjà côtoyé en 2011 chez Newman/Haas Racing. Après avoir effectué une série de donuts dans l’échappatoire du virage 1, le Canadien a dédié sa victoire à Dan Wheldon, qu’il a remplacé au volant de cette voiture numéro #27 la saison passée.

C’est par une météo menaçante que les 25 pilotes ont pris le départ de la première course d’IndyCar de cette saison 2013.


Au départ, parti en Pole Position, Will Power conserve son bien au premier virage tandis que Ryan Hunter-Reay et Marco Andretti se frolent d’un peu trop près, fort heureusement sans mal. La course reste calme jusqu’à ce que Dario Franchitti alors ressorti des stands en pneus froids perde le contrôle de sa monoplace au virage 3 et tape le mur, provoquant la première neutralisation.

Au 27ème tour lors du restart, Charlie Kimball est touché par Oriol Servia ce qui engendre une réaction en chaîne impliquant Sébastien Bourdais et James Jakes là encore sans gravité. En revanche, un tour plus tard, Sebastian Saavedra se manque et pousse J.R. Hildebrand dans le mur. Les officiels décident de maintenir la course sous drapeau vert jusqu’à l’abandon de Simon Pagenaud. Le Français, victime d’un problème mécanique termine un week-end difficile au cours duquel les performances n’ont jamais été au rendez-vous sur la monoplace numéro #77 de l’écurie Schmidt Peterson Motorsports.

La course est ensuite relancée jusqu’au 45ème tour suite à un débris dans le virage 14. A ce moment, tout le monde décide de plonger dans les stands sauf Oriol Servia qui décide de courir sur une stratégie décalée. Pour l’Espagnol, c’est donc l’occasion de mener une course pour la première fois depuis l’Indy 500 2011 ! Durant la neutralisation, Josef Newgarden est victime d’un problème d’embrayage et doit abandonner au 50ème tour.

La relance intervient au 54ème passage avec dans l’ordre Oriol Servia, Helio Castroneves, J.R. Hildebrand, Will Power, James Hinchcliffe, Simona de Silvestro, James Jakes, Tristan Vautier, Tony Kanaan et Marco Andretti dans le top-10.

Un peu plus loin dans le peloton, Hunter-Reay occupe la 13ème position et semble bien décidé à remonter rapidement. Le champion en titre place des attaques agressives et utilise son Push to Pass plus que de raison pour s’emparer de la 12ème place au 56ème tour au détriment de Takuma Sato. A ce moment de la course, son écurie lui rappelle qu’il doit surveiller sa réserve de puissance en vue de la fin de course.

Au 60ème tour, Andretti est sous la menace de Scott Dixon pour une place dans le top-10. L’Américain qui a totalement changé son approche de la course cet hiver effectue une prestation solide et défend superbement face au pilote Chip Ganassi Racing dans un style qui n’est pas sans rappeler celui de son père, Michael.


Deux tours plus tard, Servia alors en tête rentre aux stands. L’arrêt se passe sans problème mais au moment de repartir, le premier rapport ne parvient pas à s’engager. Les mécaniciens de l’écurie Panther/Dreyer & Reinbold Racing poussent alors la monoplace sans succès. C’est la fin des espoirs de victoire pour l’Espagnol.

Helio Castroneves hérite alors du commandement quand soudain au 65ème tour, la voiture numéro #1 d’Hunter-Reay est au ralenti. Le pilote Andretti Autosport ramène sa Dallara-Chevrolet à son stand et les mécaniciens détectent un problème d’accélérateur qui contraindra leur pilote à l’abandon au 79ème tour.

Au 69ème tour, Vautier alors quatrième rentre aux stands pour effectuer un ravitaillement. malheureusement pour le rookie, les choses se passent mal puisque ses mécaniciens détectent un problème sur l’un de ses échappements. Le pilote Schmidt-Peterson Motorsports qui effectuait une course exceptionnelle doit abandonner mais l’essentiel est fait, tout le paddock et les observateurs ont remarqué à quel point, Vautier sera dangereux cette année. A la sortie de sa voiture, Vautier ne manque pas de saluer et remercier l’ensemble de ses mécaniciens, prouvant une fois de plus qu’il est un gentleman.

Quatre tours plus tard, Sebastian Saavedra se manque au virage 10 et termine sa course dans le mur de pneus. Le Colombien provoque la quatrième intervention du Pace Car et les pilotes de tête en profitent pour s’arrêter et chausser les pneus tendres.

Mais alors que les pilotes se préparaient à repartir, J.R. Hildebrand fait une erreur grossière en percutant sous régime de drapeau jaune la monoplace de Power ! Le pilote Américain n’a pas vu la décélération des pilotes le précédant alors qu’il était en train de modifier des réglages sur son volant. Au final, la monoplace du team Panther Racing est trop endommagée pour continuer tandis que Power doit passer par les stands pour faire redresser son rétroviseur droit et faire remplacer sa roue arrière droite. Dans cette mésaventure, l’Australien s’en sort bien tellement la voiture d’Hildebrand est passé près de son casque.

Le restart intervient donc au 84ème tour avec Castroneves en tête mais alors que le Brésilien engageait le nez de sa monoplace à la corde du premier virage, son train arrière se dérobe, forçant le pilote Penske a bloquer ses roues avant pour rétablir sa trajectoire. Derrière lui, Hinchcliffe n’en demandait pas tant et hérite donc de la tête de course.

Dès lors, les deux hommes ne se quitteront plus et Castroneves va exercer une pression intense sur le pilote Canadien. Derrière les deux leaders, de Silvestro alors troisième doit ralentir sur les ordres de son écurie qui lui demande d’économiser du carburant. Et comme si cela ne suffisait pas, la Suissesse se plaint d’une forte dégradation de ses pneus arrières la forçant à puiser dans ses réserves mentales pour résister à un groupe de chasseur composé de son coéquipier Kanaan, Andretti, Viso et Dixon.


Au final, la Suissesse résistera tant bien que mal jusqu’à l’avant dernier tour où sous une pression insoutenable d’Andretti, elle craquera dans le dernier virage en tirant tout droit.

Au même moment, en tête de la course, Hinchcliffe s’est forgé un petit coussin de sécurité en reléguant Castroneves à une seconde. Ce sera suffisant pour lui permettre d’aller décrocher sa première victoire en carrière pour son 32ème départ devant Castroneves et Andretti qui démarre 2013 de la meilleure des manières, prouvant à tous que son introspection hivernale lui a fait le plus grand bien.

Derrière le top-5 s’est décidé à la photo finish avec trois voitures de front sur la ligne d’arrivée lorsque Kanaan et Dixon profitèrent d’une dérobade du train arrière de la voiture de de Silvestro pour la dépasser. Le top-10 est complété par E.J. Viso, Sato, Wilson et Tagliani. En revanche, la fin de course fut cruelle pour Power qui victime d’un bris de suspension (probablement dû à son accrochage avec Hildebrand) partit en tête à queue au virage 4 à 6 tours du but.

S’il est encore trop tôt pour définir une quelconque hiérarchie, il est évident que le plateau 2013 est assurément le plus compétitif jamais vu dans la discipline. Par conséquent, la malchance qui a frappé le champion et vice-champion en titre pourrait avoir de lourdes conséquences en fin d’année dans l’optique du titre de champion.

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