Audi intéressée par l’IndyCar ?

Depuis plus d’une décennie Audi écume les pelotons de l’endurance avec le succès que l’on connaît (victoires aux 24h du Mans, aux 12h de Sebring,à Petit Le Mans, etc…) mais l’heure du changement aurait peut-être sonné ? Les têtes pensantes de chez Audi Sport seraient intéressées par un engagement en IndyCar afin d’attirer un nouveau public.

Avec l’introduction des nouvelles spécifications techniques dont les fameux moteurs V6 turbo de 2.2 litres, l’IndyCar a remis en place une concurrence au niveau des motoristes. Chevrolet et Lotus ont donc rejoint Honda pour relever le défi. Malheureusement à l’issue d’un exercice 2012 totalement raté, le constructeur britannique Lotus a été contraint de jeter l’éponge, laissant Chevrolet et Honda se disputer les victoires…

Présent à Silverstone, le directeur du développement technique de la marque, Wolfgang Durheimer, a évoqué trois évolutions possibles pour Audi aux Etats-Unis : le championnat de Tourisme qui verra le jour en 2015, le nouveau championnat né de la fusion entre le Grand-Am et l’ALMS dès 2014 (United SportsCar Racing. Ndlr) ou l’IndyCar Series !

Wolfgang Durheimer :“Je pense que l’IndyCar est très populaire. L’Indy 500 est une course fantastique et c’est tout ce que je vois pour le moment.”

A l’heure actuelle, il semblerait qu’Audi opte pour un engagement en Daytona Prototype dans le nouveau championnat USCR mais la solution de l’IndyCar pourrait également être choisie. Le championnat majeur américain est dans une phase de reconstruction et l’arrivée d’un constructeur européen pourrait booster tous les acteurs présents, à commencer par Honda et Chevrolet qui ont déjà investi des sommes importantes d’argent.

“Nous accueillerions volontiers Audi dans notre sport,” déclarait récemment le Directeur de l’Indianapolis Motor Speedway Jeff Belskus. “Nous allons les contacter afin d’en savoir plus. Cela signifierait beaucoup pour nous d’avoir un constructeur européen de premier plan en IndyCar.”

Notons également que Randy Bernard, le prédécesseur de Belskus, avait engagé des discussions avec Audi en 2010 afin d’attirer le constructeur d’Ingolstadt dans sa série. Cette année, un nouvel essai sera donc effectué, même si Chevrolet et Honda craignent que les coûts ne s’envolent avec l’arrivée d’un tel mastodonte… En cette période de restrictions budgétaires, les dépenses sans compter d’Audi pour s’imposer ne seraient pas forcément les bienvenues.

Mark Kent (Général Motors) : “Nous serions ennuyés qu’un constructeur arrive et dépense des sommes non justifiées, chose qui ne collerait pas avec le modèle économique mis en place par la série. En temps que constructeurs, je suis certain que nous pourrons nous rencontrer et s’assurer que l’alchimie qui règne en IndyCar ne soit pas rompue…”

Sous réserve de respecter le budget indiqué, Audi verrait ainsi d’un bon point un engagement en monoplace. Cela est d’autant plus vrai qu’une victoire de plus ou de moins lors des 24 heures du Mans ne lui apporterait plus beaucoup en terme d’image, la marque étant considérée par tous comme le constructeur le plus victorieux de l’histoire en Endurance.

Enfin, le responsable moteur emblématique de chez Audi Sport, Ullrich Baretzky, a toujours souhaité relever le défi d’Indianapolis. Et selon lui, il ne serait pas impossible de produire un moteur qui puisse être utilisé dans plusieurs séries… Le DTM ayant annoncé l’adoption de moteurs 2 litres 4-cylindres turbo pour 2014, Baretzky pense qu’il pourrait l’adapter à l’IndyCar, sous réserve de le rendre plus solide afin qu’il puisse se fondre sans problème dans un chassis Dallara soumis à de multiples forces.

La dernière apparition d’un constructeur allemand en IndyCar, remonte aux années 1990 avec Mercedes-Benz. Ilmor Engineering, l’actuel partenaire de Chevrolet en IndyCar Series, construisait les blocs moteurs avec lesquels Mercedes-Benz a remporté les 500 Miles d’Indianapolis 1994. Al Unser Jr s’était alors imposé au volant d’une monoplace de chez Penske… Mercedes-Benz a fourni ses moteurs à de nombreuses équipes jusqu’à la fin de l’année 2000.

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