Daytona et Talladega, la NASCAR doit revoir sa copie

Les courses à plaques de restrictions ont-elles encore un avenir en NASCAR ? La question peut paraître choquante pour les fans de ce sport, mais c’est bien à celle-ci que la NASCAR va devoir répondre dans les prochaines semaines, tant l’histoire se répète course après course, année après année.

Le big one, l’accident que tout le monde redoute, devait être une exception dans les courses à plaques de restrictions, au fur et à mesure des années il en est devenu la norme de ces épreuves. dimanche dernier à Talladega David Ragan a avant tout pensé à survivre avant de penser à gagner.


David Ragan, pilote de la Front Row Motorsports, une écurie sans ressource et sans expérience a réussi à battre tous ses adversaires, parmi lesquels les pilotes de la Hendrick Motorsports, de la Penske Racing ou encore de la Joe Gibbs Racing. Ce même David Ragan, pilote talentueux au demeurant, qui semaine après semaine se bat pour terminer dans le tour du leader et si possible dans le top-20 (Cinq top-20 depuis le début de la saison 2012 pour David Ragan – ndlr.), a donc réussi à échapper aux multiples carnages pour aller s’imposer pour la seconde fois de sa carrière, son premier succès datant de 2011 lors de l’épreuve estivale de Daytona alors qu’il pilotait encore pour la Roush Fenway Racing.

Depuis l’instauration des plaques de restriction en 1988 (Avant la taille des carburateurs était réduite pour limiter la vitesse -ndlr.) les accidents se succèdent et ont à chaque fois démontré que la sécurité étaient pratiquement à chaque fois au rendez-vous. Mais jusqu’à quand ? Le grillage a cédé à Daytona cette année, a manqué de le faire à Talladega en 2009 ; les voitures bien que de plus en plus sûres ne peuvent garantir l’intégrité physique des pilotes, Eric McClure en a fait les frais l’an dernier, Michael Annett cette année.

La NASCAR est avant tout un sport et non un spectacle. Les pilotes savent qu’ils prennent des risques en montant dans leur voiture, mais depuis 1988 les courses de Talladega et de Daytona sont devenues un spectacle plus qu’un sport. Grand spécialiste de ces épreuves, Dale Earnhardt y a laissé la vie en 2001 à Daytona et c’est à Talladega quelques mois plus tôt qu’il y a décroché sa dernière victoire en carrière. Pourtant sa toute première phrase en conférence de presse avait été de dire : “Je suis chanceux.”. Chanceux d’avoir échappé au jeu de massacre pour aller gagner, plutôt que de s’être imposé uniquement sur ses talents de pilote sur ce genre de piste.

Depuis 1988 et l’introduction des plaques de restrictions il y a eu quatre générations de voitures qui se sont succédé à Daytona et Talladega pour le même résultat à chaque fois : du spectacle avant tout et non du sport.

Dimanche dernier Kurt Busch est parti en tonneau et a terminé sur la voiture de Ryan Newman suite à un contact de JJ Yeley. L’image fait froid dans le dos, mais aurait pu être plus dramatique pour Busch s’il n’avait pas fini sur Newman, ainsi que pour Newman si le train arrière de la voiture de Kurt Busch avait frappé à un autre endroit du pare-brise de la Chevrolet n°39.

En augmentant la puissance des moteurs tout en réduisant l’appui total, utiliser des pneumatiques produisant moins d’adhérence, voilà des solutions simples qui permettraient à la NASCAR de mettre fin à ses courses en paquet qui, avec le temps deviennent purement et simplement une hérésie. Maintenant la NASCAR souhaite-elle en arriver là ? Pas franchement et l’on ne peut que le déplorer, car des épreuves comme celle de dimanche ne mettent pas en avant le talent du pilote, mais plutôt que l’on passe à chaque fois à un cheveu du désastre.

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