Bump Day : Newgarden et Legge qui rient, Jourdain qui pleure

En 2012 la séance du Bump Day a bien existé mais n’était qu’une séance d’essais libres supplémentaire puisque seulement 33 voitures étaient engagées pour l’Indy 500.

En 2013, si la plateau ne comporte toujours pas suffisamment de voitures pour faire vibrer les foules lors des qualifications, le Bump Day a retrouvé son intérêt puisqu’avec 34 voitures inscrites, l’on savait qu’à l’issue de cette séance, un pilote allait connaître la plus grande déception qu’il puisse avoir lors d’une saison d’IndyCar.

Au baissé du drapeau à damier après six heures durant laquelle la piste était ouverte aux pilotes, c’est Josef Newgarden qui s’est montré le plus rapide. Le pilote Sarah Fisher-Hartman Racing a réalisé une série de quatre tours à la vitesse moyenne de 225,731mph ce qui lui a permis de décrocher la 25ème position sur la grille. Une performance brute décevante pour celui qui avait intégré le Fast 9 l’année dernière mais qui a souffert du manque de compétitivité de Honda cette année avec le V6 dédié aux qualifications.

Si Newgarden affichait un sourire grâce à son meilleur temps, une autre personne se montrait encore plus heureuse pour différentes raisons. En effet, Katherine Legge dont l’accord avec Sam Schmidt Peterson Motorsports n’a été finalisé que le 18 mai, a réalisé l’exploit de se qualifier après avoir effectué seulement 24 tours lors de la séance d’essais matinale ! La Britannique a fait preuve d’une exceptionnelle faculté d’adaptation et d’un calme olympien pour finalement bouclé ses quatre tours en 223,176mph ce qui lui a offert la 33ème et dernière position sur la grille de départ.


En revanche, ce Bump Day a été cruel envers le sympathique Michel Jourdain Jr. Comme en 2012, l’expérimenté Mexicain a retrouvé le baquet d’une monoplace d’IndyCar pour disputer l’Indy 500 avec l’écurie de Bobby Rahal. Mais si 2012 lui avait permis de se mettre en valeur, le moi de mai 2013 lui a fait vivre un cauchemar éveillé. Jamais sa voiture ne lui a permis d’être régulièrement dans le rythme. Pire encore, elle s’est même montré dangereuse au fur et à mesure que les séances défilaient, au point que Jourdain Jr. se questionnait même sur l’intérêt de sa présence dans l’enceinte de l’Indianapolis Motor Speedway. Dans un ultime essai de faire tourner la chance, son équipe a pris la décision de remplacer les amortisseurs alors qu’il ne restait plus que 20 minutes. Au final, le pilote Rahal-Letterman Lanigan Racing décidait de jeter l’éponge à 15 minutes de la fin. Une décision humiliante pour un pilote dont les effets le suivront de nombreux mois encore.

Enfin terminons par une note positive avec ce qui apparaît peut-être comme la plus belle histoire de ce Bump Day, la qualification de Buddy Lazier. Le vainqueur de l’édition 1996 pilote cette année l’ex-Dallara de Jean Alesi propulsée par un V6 Chevrolet et préparée par une toute petite équipe formée de son père, et d’anciens mécaniciens avec lesquels il a disputé ses championnats IRL. Dans ces conditions délicates et alors qu’il n’avait effectué que 40 tours lors de la séance d’essais matinale, le vétéran âgé de 45 ans a grâce à son expérience réussi à se qualifier pour ses 17èmes Indy 500 à la moyenne de 223,442mph !

Désormais, les écuries et pilotes pourront célébrer leur qualification, débriefer et aussi se reposer puisque le prochain roulage prévu n’aura pas lieu avant vendredi 24 mai pour le célèbre Carburation Day lors duquel chacun recevra un moteur frais spécialement préparé pour la course. L’occasion de vérifier si Honda aura la capacité de refaire son retard.

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