97èmes 500 Miles d’Indianapolis : présentation

Indianapolis : un nom mythique qui évoque toutes sortes de souvenirs. Depuis l’ouverture de la piste en 1909, à la première course en 1911 sur un ovale de 2,5 miles entièrement revêtu de briques rouges, en passant par la victoire de Danny Sullivan en 1985 après être parti en tête-à-queue ou encore la victoire hollywoodienne de Dan Wheldon en 2011 et l’attaque camikaze de Takuma Sato en 2012, Indianapolis nous a toujours offert un spectacle de qualité et de grands moments d’émotion.

Pour cette 97ème édition des 500 Miles d’Indianapolis, la course ne devrait pas déroger à la règle. En effet avec une Dallara DW12 et des V6 Chevrolet et Honda mieux maîtrisés, les voitures ont gagné 3 à 4 mph en une année (un gain conséquent) et les 33 voitures composent la quatrième grille la plus rapide de l’histoire. Le spectacle en course sera donc bien présent d’autant plus que plusieurs pilotes possèdent les capacités et le matériel pour s’imposer.

Au vu des qualifications et d’une manière rationnelle, le vainqueur sera à 90% propulsé par un moteur Chevrolet. Plus puissant de l’ordre de cinq chevaux environ, plus fiable et plus sobre qu’en 2012, le motoriste de Detroit a désormais toutes les cartes en main face à Honda. Dès lors quels sont les favoris pour la victoire ?


Il faut bien évidemment commencer par l’écurie phare de ce mois de mai la Andretti Autosport. Toujours placée dans le top-5 avec au minimum une voiture, les cinq voitures seront à surveiller et plus particulièrement Marco Andretti. Auteur de son meilleur début de saison en carrière, le fils de Michael compte trois arrivées sur le podium en sept participations et occupe la deuxième position au championnat. Nul doute qu’il souhaite s’imposer pour offrir une deuxième victoire à la dynastie Andretti et pourquoi pas faire coup double en repartant de l’Indiana en tête du championnat.

Mais ses coéquipiers seront de farouches adversaires comme le très surprenant rookie Carloz Munoz. Pour ses débuts en IndyCar, le pilote Colombien n’a pas choisi la facilité en décidant d’affronter l’Indianapolis Motor Speedway. Pourtant, sa décision est en train de porter ses fruits puisque le pilote Andretti Autosport a déjà été remarqué par tous les observateurs. Auteur d’un mois de mai parfait jusqu’ici, Munoz a démontré posséder une force mentale hors du commun et un sens du pilotage exceptionnel sur superspeedway.

Au-delà d’Andretti Autosport, l’autre écurie favorite est bien évidemment le Team Penske. Avec trois voitures dans le top-10 en qualifications, l’écurie du “Capitaine” démontre qu’elle connaît toujours les secrets du Brickyard et que ses trois pilotes sont en mesure de jouer la gagne. En cas de succès, Helio Castroneves rejoindrait le club des quadruple vainqueurs à Indy dont font parti A.J. Foyt, Al Unser et Rick Mears. A noter que Dario Franchitti, vainqueur en 2012 peut lui aussi rejoindre ces légendes s’il parvenait à s’imposer.


Mais pour cela, il faudra disposer d’une excellente stratégie et/ou compter sur des évènements particuliers comme un changement de conditions météorologiques. En effet, l’écurie Chip Ganassi Racing ainsi que toutes les écuries équipées du moteur Honda ont du souci à se faire. Car si en 2012, le moteur japonais avait refait son retard grâce à une consommation moindre, il n’en est rien cette année. Attaqué virilement par Chip Ganassi après la première épreuve de la saison, Honda n’a toujours pas réussi à rattraper son retard et à ce moment aucune voiture ne semble pouvoir jouer la victoire. Un comble pour ce motoriste qui a gagné l’Indy 500 lors des neufs dernières courses !

L’oeil du pilote :
Le mythique ovale d’Indianapolis est un lieu marquant dans l’esprit d’un pilote. Ce complexe est tout d’abord un lieu historique de la course automobile. Ouvert en 1911, il reste le plus vieux circuit au monde et a offert à tous les participants des joies, des peines et des moments d’anthologie. Aujourd’hui encore, voir les pilotes évoluer à pleine vitesse et risquer leur vie à chaque tour sur cet ovale force l’admiration et vous fait prendre conscience de tout le drame qui entoure ce magnifique sport.

Du point de vue du pilotage, Indianapolis demande aux pilotes d’adopter un style très coulé et surtout d’anticiper toute réaction “parasite” de leur monoplace pour éviter de terminer dans le mur extérieur. Car il faut bien l’admettre, évoluer à plus de 220mph de moyenne relève de l’exploit physique et mental. Physique tout d’abord parce que les forces latérales et verticales compriment le corps du pilote au fond de son baquet ; et mental car la voiture est très difficile à ressentir et demande donc une dose infinie de concentration La cause ? L’aileron arrière est incliné négativement et n’offre que le minimum d’appui aérodynamique forçant le pilote à rester aux aguets du moindre louvoiement du train arrière

Mais au final, tous se délectent de participer à la course la plus gratifiante qui pour certains a autant de valeur si ce n’est plus qu’un titre de champion.

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