2013 où l’année du règlement à géométrie variable de la NASCAR

Que se passe-t-il en 2013 dans la tête des officiels de la NASCAR lorsqu’ils prennent des décisions ? Épreuve après épreuve il apparaît de plus en plus clairement que le règlement est à géométrie variable, à la tête du client en somme, une façon de se décrédibiliser encore un peu plus.

Peu avant Phoenix Denny Hamlin s’était exprimé sur la nouvelle génération de voitures dans des termes qui n’avaient pas plus aux instances, résultat le pilote de la Joe Gibbs Racing s’était vu infliger une amende de 25 000 dollars, que celui-ci a refusé de payer. Petit à petit il a reçu le soutien de certains de ses adversaires et la NASCAR avait finalement cédé.


Quelques semaines plus tard c’est l’affaire de la Penske Racing qui est mise sur la table. De lourde sanctions en première instance, confirmée lors de l’Appel avant d’être infléchie dans le “super Appel” par John Middlebrook, une personnalité indépendante de l’entité NASCAR à proprement parlé, quelques semaines plus tard.

À peine l’affaire Penske terminée que la Joe Gibbs Racing est prise la main dans le sac en train de tricher. Là encore de lourdes sanctions infligées par les officiels à l’issue de l’inspection d’après course. Pourtant, quelques jours plus tard dans l’appel jugé par des instances de la NASCAR, la décision est en très grande partie corrigée ce qui permet notamment à Matt Kenseth de récupérer sa pole position, mais surtout sa victoire en vue des playoffs.

À Charlotte la NASCAR a une nouvelle fois pris une décision bizarre en autorisant les mécaniciens à réparer sous drapeau rouge, alors que c’est interdit dans le règlement, les voitures qui avaient été endommagées par la chute d’un câble. Les pilotes impliqués ont pu réparer en toute impunité et reprendre la place qu’était la leur avant l’incident.

Certes cela est un fait de course regrettable pour tous les pilotes ayant percuté ce câble, certes cela aurait impacté sur le résultat final de ceux-ci, mais après tout cela fait partie du jeu, y compris pour Kyle Busch alors leader de la course dont l’objectif était de remporter les trois courses nationales comptant pour le championnat à Charlotte (Il s’était imposé en Truck une semaine plus tôt, ainsi qu’en Nationwide la veille – ndlr.).

La NASCAR a-t-elle voulu avantager Kyle Busch ? Ou du moins ne pas le pénaliser ? La question est légitime après les évènements du week-end passé. Il ne faut pas oublier que ces mêmes officiels n’avaient pas autorisé l’équipe de Jeff Gordon a réparer l’avant de la Chevrolet Monte Carlo n°24 à Martinsville au printemps 2004 lorsque celui-ci, pourtant leader au moment de l’incident, avait pris un morceau de la piste de manière fortuite et involontaire. Tout quadruple champion qu’il est Jeff Gordon n’avait pas eu le droit à ce passe-droit et avait dû ravitailler et réparer sous drapeau jaune, terminant finalement l’épreuve en sixième position alors qu’il jouait la gagne…

Autre exemple et non des moindres, celui de Dale Earnhardt lors des Daytona 500 1991 qui heurte à pleine vitesse une mouette dès les premiers tours de roue, ce qui a pour effet d’endommager sa calandre et de faire grimper en flèche la température d’eau. Le pilote de la Richard Childress Racing a alors été contraint de repasser par la voie des stands pour réparer lors des drapeaux jaunes qui ont émaillé ce début de course. Tout quadruple champion qu’il était au moment des faits, Dale Earnhardt n’avait, lui aussi, pas eu droit à un arrangement avec le règlement, terminant finalement cinquième et dernier dans le tour la course.

La seule fois ou la NASCAR était allée de la sorte à l’encontre de son règlement c’était en 2001, déjà à Charlotte, mais pour la All-Star Race, autorisant tous les pilotes accidentés dans le virage n°1 du premier tour de la course à prendre leur voiture de réserve. Il faut dire que lancer une course sur ovale au moment ou la pluie se met à tomber n’est pas la décision la plus intelligente qu’ait pris la NASCAR. Parmi les pilotes ayant bénéficié de cette pirouette des officiels : Jeff Gordon, qui avait terminé la course… sur la Victory Lane.

En agissant de la sorte le week-end dernier, la NASCAR a ainsi ouvert une brèche dans laquelle les écuries ne manqueront pas de s’engouffrer à la moindre occasion. Si strict pour appliquer son règlement, la NASCAR a démontré ces derniers temps qu’elle peut rapidement retourner sa veste, histoire de ne pas froisser une partie de ses fans. Que nous réserve la suite ? Rendez-vous à Dover en fin de semaine pour avoir une petite idée de la prochaine décision aberrante des instances…

commodo Curabitur Phasellus Sed adipiscing mi, neque. libero odio id,