Mikhail Aleshin chez Schmidt Peterson, Tristan Vautier à pied

Sa nationalité russe est certainement un avantage. Son sponsor, SMP (une banque russe) l’est tout autant. Pourtant, il serait maladroit de penser que Mikhail Aleshin ne doit sa place chez Schmidt-Peterson Motorsports qu’à son portefeuille.

Champion 2010 du très réputé World Series by Renault en formule 3.5, Aleshin a démontré dans les formules de promotion qu’il savait mener une monoplace puissante et dotée d’un grip mécanique et aérodynamique élevé. Ces caractéristiques, il les a retrouvées à Sebring lundi dernier lors de sa prise de contact avec la Dallara-Honda répondant aux spécifications 2014. Ainsi la puissance avoisinait les 700 chevaux grâce au nouveau V6 bi-turbo Honda et les forts appuis de la DW12 lui ont rapidement fait oublier toutes les voitures qu’il avait connues jusque là. Et dans cet environnement complètement nouveau où il devait à la fois apprendre la voiture (ses commandes au volant ainsi que les réglages du turbo, des barres anti-roulis) et le circuit, Aleshin a réjoui les membres de l’écurie SPM et de Honda, au point de l’engager quatre jours après.

Voici les déclarations de Rob Edwards, le Manager de l’écurie SPM :
Mikhail a fait du bon boulot en devant apprendre à la fois le circuit et la voiture. Lui et Simon ont très bien travaillé ensemble et possèdent un style de pilotage similaire, ce qui devrait aider l’écurie. Mikhail a immédiatement établi une bonne relation avec son ingénieur (ndlr : Allen McDonald). C’est toujours bien de travailler avec des pilotes qui sont concentrés sur leur boulot et qui sont rapides dans la voiture.


De son côté Sam Schmidt a également souligné l’intérêt d’avoir deux pilotes aux styles de pilotage similaires.
Il est très mature et talentueux. Mais comme de nombreux pilotes qui arrivent en haut de l’échelle en Europe, il n’avait pas d’opportunités d’aller en Formule Un. On a déjà identifié un style de pilotage semblable à celui de Simon et nous pensons qu’il peut contribuer immédiatement à l’écurie même en tant que rookie.

Aleshin de son côté a tenu à rester raisonnable sur ses objectifs, soulignant son principal challenge : apprendre les circuits américains, très différents de ce qu’il a connu en Europe.
J’ai couru en Europe pendant longtemps et conduit à peu près toutes les voitures possibles (ndlr :Formule Renault 3.5, GP2, F2, GP3, F3). Mais j’ai décidé de changer de voie parce que je voulais une nouvelle compétition avec de nouveaux circuits, de nouvelles voitures. Ces trois dernières années, j’ai beaucoup pensé à l’IndyCar et (…) je tiens à remercier mes partenaires de SMP Racing pour m’avoir permis de le faire.

Je sais que la concurrence est très relevée et que ça sera dur pour moi, particulièrement parce que je ne connais pas les circuits américains. Ce sera une grande tâche mais je suis sûr que je serai compétitif. Les ovales seront difficiles mais je suis là pour apprendre et faire de bons résultats.

Grâce à cette arrivée, l’IndyCar continue donc d’internationaliser son plateau et de s’ouvrir à de nouveaux marchés. La F1 souhaite conquérir le marché Russe mais il semble désormais qu’elle ne sera plus la seule discipline majeure de monoplace sur ce territoire (la F1 possède l’avantage de se rendre sur le nouveau circuit de Sotchi).

En revanche, cette nouvelle signifie que Tristan VAutier n’a toujours pas réussi à réunir le budget pour poursuivre son aventure américaine. Rien n’est perdu pour le jeune et prometteur français mais le temps presse d’autant plus qu’il ne reste plus beaucoup de volants compétitifs.

quis id neque. mattis dolor Lorem ut pulvinar