Le renouveau de Matt Kenseth

En quittant la Roush Fenway Racing pour la Joe Gibbs Racing Matt Kenseth est passé du côté obscure de la force selon son ancien patron, Jack Roush. Pourtant le pilote de la Joe Gibbs Racing a bien failli remporter le titre pour sa première saison dans sa nouvelle équipe. Avec sept victoires, il est le pilote qui s’est le plus imposé, mais il lui aura manquer ce petit quelque chose pour aller chercher Jimmie Johnson et remporter un second titre, dix ans après le premier.

“Ce fut une très bonne année, la meilleure de ma carrière”, confiait Kenseth à l’issue de la dernière épreuve de la saison. “Je pense que lorsque vous analysez la saison dans son ensemble, quand je dis que c’est la meilleure saison de ma carrière, oui nous n’avons pas eu le titre ce qui est l’objectif ultime, mais du point de vue de la compétitivité c’est de très loin la meilleure saison de ma carrière.”


Malgré une bonne voiture lors de l’ouverture de la saison régulière à Daytona, Matt Kenseth s’est classé trente-septième la faute à une casse moteur. Il faudra attendre deux semaines et l’épreuve de Las Vegas pour le voir sur la Victory Lane pour la toute première fois, c’était aussi son premier succès en Sprint Cup le jour de son anniversaire.

C’est essentiellement sur les ovales d’un mile et demi que Kenseth a démontré sa supériorité cette année s’imposant également au Kansas, au Kentucky et à Chicagoland, trois autres ovales d’un mile et demi. Ses trois dernières victoires ont été remportées à Loudon, Darlington et Bristol.

Vainqueur des deux premières courses de playoffs, Matt Kenseth est resté dans la lutte pour le titre jusqu’à l’avant-dernière manche de la saison disputée à Phoenix. Si Johnson a évité deux désastres pour terminer dans le top-5, Kenseth s’est battu toute la course avec une mauvaise voiture pour quitter l’ovale d’un mile avec une vingt-troisième place et un débours de vingt-huit unités par rapport au futur champion.

“Nous nous sommes bien raté et tout le week-end”, analysait après coup Jason Ratcliff, le chef d’équipe de Matt Kenseth. “La voiture ne répondait pas comme elle aurait dû. Je ne pense pas que nos coéquipiers se soient battus ainsi. Je ne peux pas dire que c’était une mauvaise voiture, mais les pneumatiques sur nos réglages pour short-track n’ont pas fonctionné.”

Auteur de la pole position pour la finale, Matt Kenseth s’est classé deuxième derrière son coéquipier Denny Hamlin, un résultat insuffisant pour aller décrocher le sacre.

ut fringilla adipiscing felis ut luctus