Rolex 24 : une course d’une rare intensité

La Rolex 24 de Daytona est l’équivalent nord-américain des 24 Heures du Mans. Connue bien au-delà du monde automobile, elle a désormais conquis tous les publics. Depuis ses débuts, celle que, souvent, on appelle tout simplement « The Rolex » forme avec les 24 Heures du Mans et les 12 Heures de Sebring la triple couronne des épreuves internationales d’endurance. Partenaire de cette compétition de légende à Daytona Beach depuis ses débuts à la fin des années 1950, Rolex en est Sponsor Titre depuis 1992.

Aux 24 Heures de Daytona, la tradition veut que le drapeau vert soit abaissé le dernier samedi du mois de janvier à 14h30 précises. Sur la ligne de départ, les nombreux pilotes internationaux s’apprêtent à se lancer à l’assaut des 5,73 km de ce circuit exigeant aux virages très relevés qu’ils vont parcourir durant vingt-quatre heures et 4360 km. Les équipes se préparent avec le plus grand soin – il faut dire qu’une victoire à Daytona est souvent le meilleur des tremplins pour une saison réussie. Les constructeurs automobiles de renom, qui rêvent de remporter la course, font appel à tout leur savoir-faire, utilisant des équipements de très haut niveau et s’entourant
de leurs meilleurs collaborateurs.

Dans tous les domaines du sport automobile, la clé du succès réside dans des moteurs fiables et ultraperformants, des pilotes de haut niveau et une équipe très au point. En Endurance toutefois, et en particulier sur vingt-quatre heures, la conjonction de ces facteurs est d’autant plus cruciale pour l’issue de la couse. Les conditions sont telles – la moindre erreur tactique et la moindre baisse d’attention peuvent s’avérer désastreuses – que la victoire est celle de la concentration, de l’esprit de compétition et du talent. En 2008, Chip Ganassi Racing réalise l’impensable : trois
victoires consécutives à Daytona, une remarquable performance dans l’univers de la course automobile.

Au cours de ces vingt-quatre heures, les pilotes poussés à leurs limites tentent sans cesse de se démarquer, mais le niveau est si élevé qu’il n’est pas rare que le dimanche, au terme de l’épreuve, seules quelques secondes séparent les premiers des suivants. Le final le plus serré de l’histoire de Daytona date de 2009 : 167 millièmes de seconde seulement d’écart entre les deux premiers bolides ayant franchi la ligne d’arrivée.

Une course de vingt-quatre heures d’affilée constitue un défi en soi. A Daytona, les choses sont d’autant plus difficiles que la compétition a lieu à la période de l’année où les nuits sont les plus longues. Or, piloter dans l’obscurité durant plus de treize heures ajoute à la complexité du défi et exige de l’ensemble de l’équipe une précision et une résistance à toute épreuve.

Il y a le trafic, délicat à gérer de jour et encore plus la nuit, et il y a aussi la fatigue qui se fait ressentir non seulement parce que l’après-midi a été intense, mais aussi parce que le corps a instinctivement besoin de sommeil en fin de journée. Au bout de la nuit, quand le jour se lève le dimanche matin, les pilotes doivent redoubler de vigilance : le soleil, très bas sur l’horizon, éblouit les visages marqués par la fatigue, et c’est à ce moment que les erreurs, même infimes, se paient très cher.

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