Les pilotes manient-ils la langue de bois ?

En mars 2013 à l’issue de l’épreuve de Phoenix Denny Hamlin s’était vu pénaliser de 25 000 dollars d’amende pour des propos allant à l’encontre de la NASCAR. Le pilote de la Joe Gibbs Racing avait déclaré que la sixième génération de voitures, qui n’en était qu’à sa deuxième course de championnat au moment des faits, était moins bonne que sa devancière, la pourtant très décriée ‘Car of Tomorrow’.

Alors que la NASCAR rendra son verdict jeudi en début d’après-midi concernant le règlement final de la Sprint, les pilotes présents au Sprint Media Tour sont régulièrement interrogés sur les évolutions possibles, notamment la modification des playoffs.


Les réponses des pilotes et des équipes sont toutes pleines d’optimisme, mais il est difficile de savoir s’ils sont convaincus de leurs réponses ou bien au contraire s’il souhaite profiter des médias pour se convaincre que 2014 sera une bonne année.

“La bonne chose c’est que nous avons un sport qui peut faire des changements et s’adapter à ce que veulent les fans dans le meilleur intérêt du sport” déclarait ce lundi Tony Stewart. Difficile de faire plus corporate surtout que le triple champion a démontré dans le passé qu’il pouvait ‘flinguer à tout va’.

“Si cela rend les fans plus enthousiastes, ce sera quelque chose de meilleur pour nous” a ajouté le pilote de la Chevrolet n°14. Difficile d’imaginer ces propos dans la bouche de Tony Stewart en 2011 notamment lorsqu’il déclarait être capable “d’aller mettre une balle dans la tête du président de l’Atlanta Motor Speedway, le surfaçait !”

Aucun des pilotes passés devant les médias ces deux premiers jours – à savoir ceux de la Stewart-Haas Racing, JTG-Daugherty Racing, Richard Childress Racing et Ganassi Racing – n’ont exprimé de réels doutes quand aux changements apportés. Seule Danica Patrick s’est dite intriguée par le possible changement de format des playoffs.

Peu adepte de la langue de bois, Kevin Harvick s’est lui aussi abstenu de tout commentaire négatif envers la NASCAR. Il s’est en revanche rattrapé sur son ancienne équipe, la Richard Childress Racing, en déclarant qu’il ne se sentait “plus capable de progresser”, et qu’il lui a fallu deux tours lors des essais à Charlotte pour se rendre compte qu’il avait fait le bon choix. Une chose est certaine, le divorce entre Harvick et l’écurie de Richard Childress est bien consommé.

id ipsum fringilla eleifend vel, eget