Montoya soigne son retour en IndyCar

En signant Juan-Pablo Montoya en fin d’année dernière, le Team Penske a frappé un grand coup. Si le Colombien s’est imposé dans tous les championnats auxquels il s’est engagé, un challenge de taille l’attend en 2014.

Après son départ de la Formule 1 en 2006, Montoya s’est engagé en NASCAR dans l’espoir d’être sacré champion. Auteur de seulement 2 victoires avec la formation dirigée par Chip Ganassi (Sonoma 2007, Watkins Glen 2010. Ndlr), le Colombien a mis fin à sa carrière dans la discipline reine de stock car américain pour revenir à ses premières amours, l’IndyCar Series.

Le Champion CART 1999 a repris le volant d’une monoplace en novembre 2013 en Floride (Sebring) et en Californie (Sonoma Raceway et Auto Club Speedway). A l’instar d’un A.J. Allmendinger, qui a participé à quelques courses IndyCar avec Penske, Montoya a été surpris de voir que le retour au pilotage d’une monoplace n’était pas si facile :

“Il est difficile de savoir quelle est la bonne approche à adopter,” a déclaré Montoya à notre confère Marshall Pruett. “Je pense que les gens réfléchissent trop, je me contente d’agir. Enfin, pour être totalement honnête, disons que je me concentre désormais sur la bonne manière de faire les choses. J’ai été chanceux de la manière dont s’est passé ma période CART, j’ai échappé à des situations risquées car la réussite était de mon côté. Avec l’expérience vous comprenez que ça ne fonctionne pas toujours comme cela.”

Désormais l’élève Montoya, qui s’est remis au karting intensément, est consciencieux et veut faire les choses correctement pour revenir au plus haut niveau :“Je prête mon attention à la manière dont mon équipier Will Power et les autres pilotes font. Si vous ne faites pas ce qu’il faut alors les choses peuvent mal tourner. Je ne compte pas seulement sur moi au sein du Team Penske. C’est un comportement quelque peu différent de celui que j’avais par le passé,”a avoué le nouveau Juan-Pablo.

A 38 ans, le Colombien adopte une approche méthodique et ses chronos effectués à Sonoma la semaine dernière ne l’inquiètent pas outre mesure :

“J’essaye de faire les choses progressivement. Si je me réveillais un matin en voulant prouver à quel point j’ai appris et que je sortais de la piste dans mon dixième tour je serais plus handicapé qu’autre chose… J’évacue la pression du chrono et mon objectif est seulement de mieux comprendre la voiture. Je compare ensuite avec ce que font les autres et si leur approche fonctionne alors je l’adopte. Je sais que quelques personnes s’attendent à ce que je fasse les meilleurs temps mais donnez moi du temps car ces journées d’essais sont très importantes pour moi, je suis très méthodique afin de bien préparer la saison qui arrive,”déclarait ‘Monty’

Avec un nombre de trains de pneus limités en IndyCar, au contraire de ce qu’il a connu en F1 au début des années 2000, pas question pour Montoya de faire d’imprudences en allant au-delà des limites. Le Colombien doit encore travailler pour comprendre le fonctionnement de ses pneumatiques Firestone. Lors des derniers essais à Sonoma, le Team Penske a toutefois accordé au vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis 2000 la possibilité de rouler avec des pneus neufs pour faire ‘claquer’ un temps. Malheureusement pour lui le résultat n’a pas été au rendez-vous :

“La première fois que j’ai chaussé des pneus neufs je n’ai pas gagné de temps car j’avais beaucoup de sous-virage. J’ai ensuite comparé mon tour avec mes équipiers et il s’avère que je n’étais pas si loin d’eux. Dans mon dernier tour rapide j’ai fais une erreur et je n’ai pas amélioré mon chrono mais je me sens désormais mieux au volant de la voiture,” poursuit Juan-Pablo.

“Je pense que sur un tour lancé je ne suis pas à la place où je devrais être mais en simulation de course mon rythme est vraiment bon. Est-ce que je dois faire mieux ? Probablement un peu mais il semble que je sois plus à l’aise sur des longs relais et pour améliorer ma voiture à ma guise. Il me reste encore à contrôler les décrochages brutaux de la voiture, ce n’est plus automatique pour moi, mais on y arrive petit-à-petit”

Méthodique, consciencieux et studieux avant d’aborder cette saison 2014, nul doute que Juan-Pablo Montoya sera rapidement au niveau où beaucoup d’observateurs l’attendent. Plus que quelques semaines avant la manche d’ouverture de St. Petersburg à la fin du mois de mars pour en savoir plus sur le niveau du pilote de la Dallara DW12 n°2.

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