Harvick surnage, les autres coulent

Pour la première fois de son histoire la Stewart-Haas Racing engage quatre voitures à temps complet en NASCAR Sprint Cup. Après trois épreuves, le bilan est catastrophique. Il n’y a qu’un seul top-10 pour le moment, il s’agit de la victoire de Kevin Harvick à Phoenix. Il va falloir réagir très vite sous peine de vivre un véritable cauchemar.

Kevin Harvick semble être le seul pilote de la Stewart-Haas Racing qui réussisse en ce début de saison. Certes il n’est que quatorzième avec une quarante-et-unième place suite à un problème mécanique lors de l’épreuve de Las Vegas, mais le transfuge de la Richard Childress Racing est le seul à avoir des résultats significatives. Sa victoire à Phoenix est le seul top-10 de l’équipe, il est également le seul pilote de l’équipe à avoir été présent aux avant-postes lors des trois premières épreuves.

Si l’on met de côté Kevin Harvick le seul autre top-20 est signé par Tony Stewart à Phoenix avec une seizième place sous le drapeau à damier. Si Harvick est quatorzième du classement, Stewart est vingt-septième, une place devant Kurt Busch, alors que Danica Patrick est reléguée en trente-troisième position.




Avant le début de la saison Stewart a déclaré que l’objectif de l’équipe était de placer trois voitures en playoffs, avec pour objectif de jouer le titre pour chacun des qualifiés. Après trois courses, l’objectif semble loin, très loin d’être réalisable. Pire encore, c’est la nouvelle structure créée pendant l’hiver, la n°4 de Kevin Harvick, qui est la plus performante pour le moment.

Outre l’arrivée de deux pilotes à l’intersaison, Kevin Harvick et Kurt Busch, la Stewart-Haas Racing a également enregistré la venue de trois nouveaux chefs d’équipe. Si l’entente entre Harvick et Rodney Childers est bonne, il y a encore du travail à faire entre Chad Johnston et Stewart ainsi qu’entre Daniel Knost et Kurt Busch.

Pour ce qui est de Tony Stewart, outre son adaptation à un nouveau chef d’équipe, il doit aussi gérer son retour à la compétition alors qu’il est toujours diminué par la blessure qu’il a subie en août dernier lors d’un accident en sprint-car. Sa double fracture tibia-péroné aura-t-elle un impact sur sa capacité à effectuer des retours précis de son ressenti dans la voiture à son chef d’équipe ? Le mystère demeure entier pour l’instant.

Dernière recrue de la Stewart-Haas Racing, Kurt Busch n’a pas été épargné par les problèmes en ce début d’année, impliqué dans un accident à Daytona, il fut victime d’une casse moteur à Phoenix le dimanche suivant. Épargné par les soucis à Las Vegas, l’équipe n’était pas dans le coup avec une vingt-sixième place à la clé.

Enfin, Danica Patrick, a connu sa meilleure course à Las Vegas avec une vingt-et-unième place à l’arrivée. Si les résultats ne sont pas mirobolants pour celle qui fut candidate au titre de rookie de l’année en 2013, la confiance en la voiture est meilleure que l’an dernier, mais la marge de progression reste énorme, tant lors des qualifications, qu’en course.

S’il n’est pas encore temps de paniquer après trois courses, il faut reconnaître que la Stewart-Haas Racing manque encore de cohésion. Harvick est pour l’instant le seul à se sentir à l’aise dans la voiture. Il est également le seul à être vraiment performant.

Cette semaine Bristol va offrir un nouveau défi, il s’agira du quatrième type de piste en autant de semaine de quoi peut-être relancé une équipe en cruel manque de résultat.

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