Les crevaisons dues à des réglages trop agressifs

Suite à la cinquième épreuve de la saison des NASCAR Sprint Cup Series, pilotes, équipes, officiels et Goodyear se renvoient la balle concernant la responsabilité des uns et des autres suite aux crevaisons. Cependant, certaines équipes sont allées au-delà des recommandations effectuées par le manufacturier de pneumatiques.

Avant le début du week-end Goodyear avait indiqué les pressions recommandées, 10 kg à l’avant gauche et 9 kg à l’arrière. Cependant, les équipes peuvent aller outre ses recommandations, en diminuant les pressions pour obtenir plus d’adhérence et de vitesse.

Jeff Gordon a récupéré la tête de l’épreuve à moins de six tours de l’arrivée lorsque Jimmie Johnson a explosé un pneumatique. Le quadruple champion NASCAR n’a pas réussi à s’imposer, lors de la dernière relance suite à la neutralisation provoquée par Clint Bowyer.




“Ils m’ont donné la meilleure voiture possible” confiait Jeff Gordon à la descente de sa voiture. “Je déteste quand le drapeau jaune sort. Je déteste que Goodyear ne soit pas préparé pour cette course. Ils sont bons dans ce qu’ils font, mais là non. Nous avions un problème de pneumatique dans le dernier relais et j’ai ralenti. Quand j’ai vu que Johnson avait un problème j’ai espéré pouvoir rallier l’arrivée. J’allais le plus doucement possible pour pouvoir conserver la tête. Les crevaisons s’enchaînaient de tous les côtés.”

Si Jeff Gordon rejette clairement la faute sur Goodyear, Kyle Busch, vainqueur de la course, a un tout autre avis que son ancien coéquipier de la Hendrick Motorsports.

“C’est comme jouer avec le feu”, déclare le vainqueur de la cinquième manche de la saison. “Si vous roulez trop vite il y a trop d’air qui sort et ça fait boom.”

Dave Rogers, le chef d’équipe de Kyle Busch abonde dans le sens de ce dernier. “Si vous mettez 6 kg dans les pneumatiques côté gauche, vous irez à 200 mph sur cette piste, mais vous aurez des problèmes de pneumatique à gauche. C’est incroyablement bas.”

En outre la NASCAR a donné plus de latitude aux équipes en ce qui concerne le carrossage, ce qui a incité les équipes à aller à la limite.

“Lors des dernières années nous avons ajouté du grip mécanique, ce qui donne plus d’options aux équipes”, concède Robin Pemberton, vice-président NASCAR chargé de la compétition. “Nous avons ouvert au niveau du carrossage pour augmenter l’adhérence tant à l’avant qu’à l’arrière.”

“Nous étions chanceux”, déclare pour sa part Kurt Busch. “Nous avons eu notre problème en essais à deux minutes de la fin et cela nous a donné une approche plus conservatrice. Goodyear fait du bon boulot. C’est le même type de pneumatiques, mais nous avons des voitures plus rapides et la NASCAR nous autorise à avoir le carrossage que nous voulons, c’est à l’équipe que revient la faute s’il y a un problème.”

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