Brad Keselowski : ‘Rick Hendrick m’a brisé le cœur’

Lors d’une interview réalisée en 2012 peu après avoir décroché le titre de champion NASCAR Sprint Cup, mais révélée seulement la semaine dernière, le pilote Penske a estimé qu’il avait été lésé par Rick Hendrick en 2009 lorsque celui-ci lui a préféré Mark Martin dans la Chevrolet n°5 pour les années à venir.

L’interview réalisée par Graham Bensinger quelques jours seulement après le titre de champion Sprint Cup de Brad Keselowski en 2012, aborde différentes parties de sa carrière au premier rang desquelles son transfert de la Hendrick Motorsports au Team Penske en fin de saison 2009.

“Il m’a appelé pour connaître ma situation”, racontait ainsi Brad Keselowski lors de l’interview. “Je savais que je voulais poursuivre avec la Hendrick, mais c’est Roger Penske. Comment pourrais-je dire non ne serait-ce qu’à le rencontrer ? Alors je l’ai rencontré. Je l’ai vu dans son bureau et il m’a parlé, je voulais savoir ce qu’il voulait me dire. Je ne l’avais jamais rencontré auparavant. Je ne savais pas ce qu’il avait à dire.”




Le natif de Rocherster Hills, ville de la proche banlieue de Detroit au Michigan, connaît la réputation du “Captain” dans la ville la plus peuplée de l’état aux deux péninsules. “Je savais ce que Penske signifiait dans le sport, je savais ce qu’il signifiait pour Detroit. À la fin de la conversation il m’a posé une question très simple, ‘Es-tu intéressé ?’ Je lui ai répondu que j’étais quelqu’un de loyal et que j’avais un autre engagement, mais j’avais le sentiment que je le reverrai.”

L’engagement en question est le contrat qui le lie à la Hendrick Motorsports pour quelques courses de Sprint Cup en 2009 et pourquoi pas plus pour les années à venir, mais un homme va venir tout bouleverser, son nom : Mark Martin. Du fait de ses victoires et de son classement final, deuxième pour la cinquième fois de sa carrière, Martin va souhaiter poursuivre deux saisons de plus ce qui fermait définitivement la porte à Keselowski, puisque la NASCAR n’autorisait plus d’avoir cinq voitures à temps complet en Sprint Cup au sein d’une même écurie.

“Dès que Mark Martin a gagné cette course de Phoenix au printemps 2009, j’ai su ce que cela voulait dire. Dès qu’il a eu gagné cette course, j’ai su que je n’aurais pas ce volant à la Hendrick Motorsports en 2010, celui dont nous avions parlé et que l’on m’avait promis. Dès qu’il a eu gagné à Phoenix il est allé voir Monsieur Hendrick et lui a demandé de piloter la voiture une ou deux années supplémentaires, ce qui voulait dire qu’il n’y avait pas de place pour moi.”

La question qui vient naturellement après cette déclaration de Brad Keselowski est de savoir s’il s’est senti trahi par Rick Hendrick ?

“Je n’ai jamais pensé que c’était une trahison. C’était plus un cœur brisé, peut-être que c’est quelque chose qui vient du sentiment du trahison, mais ce n’est pas le bon mot. Cela a clairement mis de l’huile sur le feu dans mon désir de montrer que j’étais le meilleur.”

S’il est facile de juger a posteriori, qui plus est avec tous les éléments en main on ne peut pas présager de ce qu’aurait été la carrière de Keselowski au sein de la Hendrick Motorsports. Une chose est certaine, c’est son transfert au sein du Team Penske qui l’a aidé à devenir le pilote qu’il est aujourd’hui, sa rencontre et sa relation avec Paul Wolfe y sont pour beaucoup. Sans ce chef d’équipe – avec lequel il a remporté le titre en Nationwide en 2010, puis en Sprint Cup en 2012 – il ne serait pas devenu le leader du Team Penske au point de reléguer Kurt Busch au rang de faire-valoir avant que ce dernier ne soit remercié du Team Penske pour son comportement en fin de saison 2011.

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