Simon Pagenaud remporte le GP d’Indianapolis au bout du suspense !

La première victoire Française de l’année en IndyCar Series a été décrochée par Simon Pagenaud. Au terme d’un final haletant qui voyait s’opposer différentes stratégies à la consommation, c’est finalement Pagenaud qui prend le drapeau à damier juste avant de tomber en panne d’essence.

Simon Pagenaud et sa Dallara-Honda n°77 ont remporté l’épreuve inaugurale d’un Grand Prix d’Indianapolis passionnant et plein de rebondissements.

A l’inverse de la course précédente, la piste était totalement sèche pour ce nouveau départ arrêté du Grand Prix of Indianapolis. Mais aussitôt les feux rouges éteints : c’est le carnage. Le poleman Sebastian Saavedra cale sur la grille de départ tout comme son compatriote Juan Pablo Montoya alors que les 23 autres pilotes s’élancent à toute allure.

Un crash effrayant

Alors que Ryan Hunter-Reay fait un super boulot pour éviter la monoplace n°17 immobile sur la piste, derrière lui, le troisième des quatre Colombiens engagés, Carlos Muñoz, vient percuter violemment l’arrière de la voiture de Saavedra. Les deux monoplaces sont projetées quelques mètres au-dessus du sol alors que trois roues se brisent au passage. Vue du cockpit de Saavedra le crash parait très effrayant… et il l’est ! Fort heureusement personne ne fut blessé lors de l’accident, à l’exception du maire de la ville qui agitait le drapeau vert et qui a reçu un débris dans son coude.

Un autre pilote fut impliqué dans l’impact, le coéquipier du vainqueur du jour, Mikhail Aleshin. Mike Conway a également connu quelques soucis au départ en essayant d’éviter Saavedra ; l’Anglais fut contraint de plier sa suspension avant droite contre le muret intérieur de la ligne droite des stands.

“Honnêtement j’ai fait tout ce qu’il fallait pour prendre un bon départ mais au moment de m’élancer l’aiguille du compteur est passée de 11 000 tour/min à 0 tour/min alors que cela aurait plutôt dû être le contraire”, s’exclama un Sebastian Saavedra très frustré.

S’en suivi un restart de folie avec une dizaine de dépassements dans le tour de la relance. C’est finalement Jack Hawksworth qui s’empara du commandement, alors que dans le ventre mou du peloton, Marco Andretti jouait au kamikaze et manquait de s’accrocher à chaque tentative de dépassement. Dans le même temps, Simon Pagenaud en profitait pour rendre la pareille à Will Power avec un léger coup de roue permettant au Français de passer en troisième position alors que l’Australien perdait quelques positions dans la manœuvre.

À la mi-course le rookie Jack Hawksworth a repris la tête de la course avec plus de cinq secondes d’avance. Pendant ce temps-là, Power attaquait Dixon pour la quatrième place. Dixon tentait l’impossible pour reprendre son dû et allait s’enliser dans les graviers suite à une touchette. Deuxième neutralisation de la journée.

Hunter-Reay relance en tête. Et rebelote, nouvelle neutralisation ! Martin Plowman s’est envolé sur un vibreur montant 50 centimètres au-dessus du pauvre Franck Montagny qui passait par là et qui a vu son aileron arrière se faire littéralement découper par la voiture rouge du pilote wild card.

Nouvelles procédures, nouveaux ennuis

Restart et re-drapeau jaune. Graham Rahal termine dans le mur, bien aidé par Juan Pablo Montoya. Décidément, la nouvelle procédure de restart cause beaucoup de problèmes. “Ils doivent laisser le leader s’élancer plutôt ! À l’arrière du peloton vous suivez tout le monde, mais vous ne voyez absolument rien de ce qui se passe devant. Les officiels de l’IndyCar doivent vraiment faire quelque chose, cela devient ridicule. Les pilotes ne sont plus maître de leur destin ; vous pouvez vous faire harponner par n’importe qui et sur n’importe quel restart. C’est énervant !”, confiait Graham Rahal au micro d’un journaliste.

Lors de la relance à trente tours de l’arrivée Hinchcliffe s’arrête dans l’herbe au virage n°7, grimaçant de douleur. On estime que le Canadien se serait accroché dans la ligne droite opposée avec Justin Wilson et que suite à ce contact un débris de l’aileron avant de Wilson aurait atterri sur les mains de James Hinchcliffe lui provoquant une douleur insurmontable. La monoplace du pilote Andretti Autosport étant arrêtée dans une zone jugée non dangereuse, les officiels ne sortent pas le drapeau jaune. Le Canadien a ensuite été évacué vers l’hôpital du circuit, il souffre d’une commotion cérébrale et doit attendre le feu vert des médecins pour reprendre le volant.

Un final sous pression

Castroneves alors leader rentre aux stands à 12 tours de l’arrivée. Une course à la consommation s’engage. Oriol Servia s’empare du leadership et essaye de creuser un écart suffisant sur le reste du peloton, car il devra s’acquitter d’un splash’n’go quoi qu’il arrive. Derrière lui, Simon Pagenaud et Ryan Hunter-Reay économisent le plus possible pour terminer la course sans ravitailler. Castroneves (quatrième) et Bourdais (cinquième) partent à la chasse du podium sans devoir s’occuper de leur consommation d’essence.

À quatre tours de l’arrivée Simon Pagenaud est en tête, Servia hors du coup du fait de son arrêt. Ryan Hunter-Reay pousse mais ne reviendra pas sur un Simon Pagenaud qui a su économiser la moindre goûte de carburant pour franchir la ligne d’arrivée du célèbre Brickyard et remporter ainsi la première édition du GP of Indianapolis devant Hunter-Reay et Castroneves qui complètent le podium. Sébastien Bourdais et Charlie Kimball finissent dans le Top-5 alors que Briscoe, Hawksworth, Power, Sato et Kanaan rentrent dans le Top-10.

“Un grand merci à Honda et Schmidt Peterson Motorsports, cette voiture est exceptionnel. Je n’aime pas rouler en n’appuyant qu’à moitié sur la pédale d’accélération mais cela en valait la peine. Mon père est présent aujourd’hui sur le circuit et il ne vient jamais d’habitude donc cela me fait d’autant plus plaisir. C’est un rêve de gagner une course à Indy !”, racontait Simon Pagenaud sur la Victory Lane.

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