Jeunesse retrouvée pour Jeff Gordon

Leader du classement générale depuis la course disputée au Texas, Jeff Gordon s’est imposé le week-end dernier au Kansas, sa première victoire de la saison, sa 89ème en carrière en NASCAR Sprint Cup. Le temps où il évoquait la retraite à la fin de saison semble décidément loin, très loin.

Gordon comptait deux victoires sur le Kansas Speedway avant cette année, mais elles remontaient à 2001 et 2002, une éternité. Les deux premières victoires obtenues au Kansas étaient ses 58 et 61èmes victoire en carrière.

S’il avoue avoir retrouvé une seconde jeunesse, Jeff Gordon n’a remporté que sa huitième victoire sur les 232 dernières courses disputées, un bilan presque indigne pour celui qui dominait la discipline à la fin de la décennie 1990.




“Je me sens comme si j’avais 25 ans”, déclare l’homme aux quatre titres de champion. Grâce à cette victoire, le pilote Hendrick accentue son avance en tête du classement général et compte désormais quinze unités d’avance sur Matt Kenseth.

S’il n’enchaîne pas les victoires comme il a pu le faire lors de l’intervalle de sept saisons durant lequel il a remporté ses quatre titres, Jeff Gordon est cependant tout proche de ce niveau de performance.

Il y a quelques années de cela Gordon connaissait des problèmes de dos tels que peu le voyait encore courir aujourd’hui. Pourtant les douleurs dissipées, une voiture performante et une équipe qui limite les erreurs, font que Gordon est encore là et se voit bien poursuivre encore quelques saisons.

“Quand les voitures sont aussi bonnes, mon dos ne me fait plus autant souffrir”, concède Jeff Gordon. “La retraite, je n’y pense pas. Je suis probablement un peu à blâmer, mais il n’y a pas de secret, je vais avoir 43 ans cette année. Si c’est comme cela à 43 ans, je suis impatient d’avoir 50. Tout va bien, je prends du bon temps, c’est pourquoi je me sens jeune.”

Grâce à sa victoire, Jeff Gordon sait qu’il est virtuellement qualifié pour les playoffs, il va donc pouvoir prendre plus de risque et ne plus s’inquiéter des points. Cependant, il lui reste un problème de taille à régler, celui d’être compétitif sur les relances, l’un de ses points faibles sur l’ensemble de sa carrière.

Cette année, plus encore que par le passé, Jeff Gordon montre des signes de difficulté dès l’agitation du drapeau vert, mais au fur et à mesure que le run s’étire il monte en puissance et possède le plus souvent la meilleure voiture du plateau. Ce fut notamment le cas en Californie, à Darlington, à Richmond, alors qu’au Kansas il faisait jeu égal avec Kevin Harvick dans ce domaine, mais s’est montré plus malin que ce dernier dans les derniers tours de l’épreuve.

Après onze courses cette saison, Jeff Gordon a les cartes en main pour se battre pour un cinquième titre et enfin le décrocher après avoir échoué, en 2004 et 2007.

“Ces voitures procurent vraiment beaucoup de plaisir lorsque je les pilote”, ajoute Gordon. “Je suis compétitif à chaque fois et cela me rajeuni. Je vois ces gars travailler très dur et cela me force à travailler encore plus. J’ai beaucoup travaillé sur ma forme, ce qui, je pense, m’aide mentalement et physiquement à être mieux préparé.”

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